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JoHAN Lomé. — Tombeau DE DON Carlos el Noble

ET DE DONA LeONOR DE CaSTILLA.

(Cathédrale de Pampelune.) (Cliché de r auteur.)

dans les églises ou sous leur porche. Pourtant, quelques belles croix de pierre ont été élevées le long des chemins, durant la période gothique. L'une d'entre elles se trouve à Durango (Provinces Basques). Elle est du meilleur style français. En revanche, les statues peintes de la cathédrale d' Albi (fig. 371) et quelques statues également peintes du musée de Toulouse se rattachent par des liens multiples à la sculpture naturaliste polychrome qui fleurissait au sud des Pyrénées vers la fin du XV s. (sup., p. 179).

Dans le Sud comme dans le Nord, l'érection des temples chrétiens eut pour conséquence l'ouverture d'ateliers de sculpteurs et l'appel d'artistes étrangers. L'un des premiers arrivés à Séville, Lorenzo de Mercadente, était Breton, si l'on en croit Cean Bermudez. Il débarqua vers l'époque où maître Rogel, Juan de Bruxelas et Anequin Egas initiaient le Nord de l'Espagne à la peinture, à la sculpture et à l'architecture flamandes. On connaît de lui le tombeau du cardinal Cervantes, l'une des plus belles œuvres que

renferme la cathédrale de Séville. Deux de ses élèves, Nufro Sanchez, qui commença vers 1 475 les stalles du chœur, et Dancart, qui les termina en 1 479, occupèrent tour a tour la charge de premier maître sculpteur de la cathédrale. Auquel de ces artistes faut-il attribuer la délicieuse Virgen

Tombeau de don Carlos el Noble. /in (r '2'7o\ ^

^Détails.) ^^^ ^^^^^^ ^^S. 372) ?

(Cliché de Vauteur.) Quatre ans après avoir

Fig. 364.

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