PORT E 5 .1 K /: \'ÉT E ^ 1 E .V /' MÉTALLIQUE
FiG. 416. — Faïence a reflets
jMKTAlli(^)i;ks.
(Musée Archi'olof[iquc de Madrid.)
(Cliclic LacDslcJ
la porte des Lions est décorée de
dessins géométriques rectilignes et
curvilignes, de légendes en petits
caractères arabes et de châteaux
musulmans (hg. 419, cotnp. fig. 332
à 334). Sur un des côtés, a
la partie inférieure, on lit :
Ces parles furent finies au mois
de mars de Fan / 375, par conséquent sous le règne d'Alonso X.
Le revêtement des vantaux de
la cathédrale de Cordoue porte
l'écu de Castille-et-Leo'ii alternant
avec des mscriptions arabes et
gothiques : L'Empire appartient
à Dieu, tout est sien ; Le 2 Mars de l'ère de César de Fan 1 4 J 5
(1377 de J.-C), sous le règne du très haut et très puissant D. Enrique, roi de Castille (1369-/379). Enfin le revêtement de la porte de! Perdôn (cath. de Séville) est orné d'étoiles à quatre pointes et d'hexagones allongés avec une mscnption en caractères arabes dans les hexagones (fig. 420).
Non seulement la décoration mais la construction elle-même de ces vantaux sont orientales. On trouve leur prototype dans le blindage en bronze des portes de l'Acropole de Suse (Mission Dieulafoy, M. du Louvre). Plus tard, au Caire, les huisseries des mosquées de Saleh Telayé (xill'^^ s.), de Barsbay (1203 de J.-C), de la princesse Tatar el Hidjazie (1359 de J.-C.) et, en Perse, celles de la grande mosquée d'Ispahan, — un chef-d'œuvre exécuté en argent repoussé, — sont
protégées et ornées comme les portes des cathédrales d'Espagne. A la suite de l'écroulement du trône des Almohades, à la
bataille de las Navas de Tolosa (16 Juillet 1212), l'Espagne musul-
luj. 417. — \'ase
DE l'AlH AMBRA.
(Alhambra de (irenade.) (dliché Lacoste.)
ESPAGNE
FiG. 418. — Porte de Daroca.
(Musée Archéologique de Madrid.)
(Cliché Lacoste.)
mane fut déchirée par les factions.
Bientôt il ne resta plus en présence que deux compétiteurs : Ibn Hoûd et Mohammed ibn Yoûsouf ibn el Ahmar, de la tribu des Béni Nasr. Ibn Hoûd fut assassiné, et Mohammed demeura seul maître d'un royaume qui comprenait Malaga, Almeria, Grenade et avait Jaen pour capitale. Mais Fernando III ayant pris Cordoue en 1 236 et Jaen en 1246, Mohammed transporta le siège du gouvernement à Grenade, y offrit un refuge aux Mores expulsés des villes reconquises et assit la dynastie des Nasséndes sur des bases si solides qu'elle se maintint 250 ans.
L'Alhambra, que les Nassérides
construisirent et fortifièrent pour y
établir leur résidence, couvre le sommet d'une colline qui s'allonge
dans la direction est-ouest (726 m. sur 179). Vers le Nord, le
Darro, et, au Sud, le Genil en baignent et protègent le piôd.
L'ensemble de la forteresse comprend, au Sud et au bas de la colline, les Torres Bermejas (Tours Vermeilles), mentionnées dès 864 de J.-C, sous le nom de Médinet el Hamrâ (la Ville rouge), puis, quand on est sur le plateau, l'Alcazaba et l'Alhambra proprement dit. L'Alcazaba, qui est la partie la plus ancienne du château, occupe la pointe ouest. Un ouvrage avancé en défend le saillant séparé du corps de place par une forte muraille flanquée de tours, dont la ^'"''t'^l^Z^TY^rZ^r"- tour de la Vêla. L'Alcazaba pre-
((.alhédrale de folùde.) , . , . ,
(Cliché Lacoste.) sente des analogies étroites avec le
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