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SOUS la foi du mariage d'Alphonse et de Ghimène, mariage ^ qui fut rompu pour cause de parenté. On croit que la bril — X lante alliance que fit alors le comte de Toulouse avec le ro de Castille, fut le prix des senices que Raymond avait rendus à ce prince dans la conquête de Tolède sur les Maures. ^ t en 1087. Quelques auteurs ont toutefois mis en doute \&M concours de Raymond dans toutes ces expéditions.
L'année même de Favènement de Raymond de SaintrGilles. « ^ mourut au monastère de Saint-Papoul le saint religieuscju Bérenger, dont nous avons parlé plus haut. Après avoir édi-i-t fié ses frères par l'exemple de toutes les vertus, il se rendit^ S m dans la semaine sainte de Tan 1093 , au château de Lat*— tic, où il sentit arriver sa fin prochaine. La maladie se Clara le jour du jeudi-saint. Ayant désiré d'être reporté à Saint-Papoul , il y termina sa carrière le jour de l'Ascension. ^ ^ Sa sainteté éclata aussitôt par de nombreux miracles. Il est * honoré d'un culte public, et ses reliques furent gardées ^ dans l'église qui , plus tard, devint la cathédrale d'un nouveau diocèse. Raymond I*% abbé de Saint-Papoul, fit écrire sa vie par un moine nommé Anselme, de l'abbaye du Bec, qu'il ne faut pas confondre avec saint Anselme le Grand. — Geraud I** et Olric gouvernèrent successivement le monastère de Saint-Papoul après la mort de Bérenger. Sous le gouvernement de ces religieux, cette abbaye fut enrichie et dotée d'un très grand nombre de fondations et de domaines.
Raymond de Saint-Gilles se rendit , au mois de septembre 1094, à l'abbaye de ce nom avec Elvire et son fils Bertrand qu'il avait eu de sa première femme ; là, dans l'église, et en présence des saints autels, il renouvela l'engagement qu'il avait pris de restituer la part des offrandes faites au
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^;aint. Pour marque de l'abandon de ses droits , il mit sur l'haute! deux écus (monnaie de Saint-Gilles). Au commenceiznent de Tannée suivante, il se rendit avec sa cour au mo- ■nastère de Psalmodi au diocèse de Nîmes, et promit aux ■religieux de ne rien exiger à Vavenir des droits qu'il pouvait aivoir. Au mois de juin 109S, il maria Bertrand son fils sivec Electe ou Hélène, fille d'Eudes I" duc de Bourgogne et Mathilde fille de Guillaume Tête hardie, comte palatin cette province. Bertrand était âgé de 25 à 30 ans. Il ^3tôsigna lui-même pour douaire à sa nouvelle épouse les ^willes, comtés et évêchés de Rhodez, de Viviers, d'Avignon ^t de Digne, et , selon quelques-uns, de Cahors.
On a déjà vu que, vers l'an 1060, Roger comte de Foix
^vait cédé à Hugues abbé de Cluny le lieu de Saint-Antonin
^e 'Frédelaz (Pamiers) pour y introduire la vie monastique.
Les religieux bénédictins ne demeurèrent pas longtemps en
possession de ce monastère ; ils y furent remplacés par des
chanoines, qui occupaient cette abbaye à la fin du onzième
siècle. Pierre est regardé comme le premier abbé régulier,
et ce fut à lui qu'en 1095 Roger II, comte de Foix, céda,
pour la somme de cinq cents sols toulousains, l'abbaye de
Saint-Antonin avec toutes ses dépendances. On ignore à quel
ordre appartenaient les premiers chanoines ; il est toujours
certain qu'à dater de cette époque, ils embrassèrent la règle
de saint Augustin. Le comte de Foix fit cette donation
avant de partir pour la croisade.
Les pèlerinages à la Terre-Sainte étaient aussi anciens que l'Eglise ; au onzième siècle, le désir de visiter ces Ueux consacrés par la vie, la passion , la mort et la résurrection de Jésus-Christ, s'était emparé de presque tous les cœurs;
le récit des voyages, la description de ces lieux, excitaient un saint enthousiasme ; on voyait dans toute l'Europe de pieuses caravanes se diriger vers la Palestine ; on racontait les souffrances auxquelles étaient exposés les chrétiens d'Orient : on les représentait tendant vers TOccident des mains suppliantes. Parmi les nombreux pèlerins venus en ces temps à Jérusalem, se trouva un ermite appelé Pierre, né au diocèse d'Amiens ; petit de taille, d'un extérieur pauvre et négligé, vêtu d'un méchant froc, les reins ceints d'une grosse corde, nu-pieds, mais doué d'une imagination ardente, d'un regard doux et pénétrant, d'une éloquence entraînante. Il fut présenté au patriarche de Jérusalem, Siméon, qui lui exposa tous les maux dont les chrétiens étaient accablés dans la ville sainte. Pierre dit au patriarche qu'il fallait écrire au pape, à l'Eglise romaine, aux rois et aux prmces de l'Occident, et lui déclara qu'il irait porter ces lettres et qu'il les conjurerait de venir hâter la délivrance des chrétiens opprimés.
Pierre, fortifié , dit la chronique, par une vision céleste, reçut les lettres du patriarche, s'embarqua sur un vaisseau qui mettait à la voile pour la Pouille, arriva à Rome et remplit sa mission auprès d'Urbain II. Un motif politique, tout autrement sérieux que le désir, d'ailleurs si naturel , de visiter les Lieux-Saints, avait depuis longtemps fait naître le projet d'une vaste coalition des peuples chrétiens contre les infidèles. Sylvestre II (Gerbert) et Grégoire VII (Hildebrand) s'étaient occupés de ce projet. Les mahométans menaçaient de tout envahir ; après avoir entamé l'Europe par l'occident , ils cherchaient à l'attaquer par la rive orientale de la mer Egée. Sylvestre mourut avant d'avoir pu réaliser
ce dessein , et Grégoire en avait été empêché par de grandes 3fEaires, et surtout celle des investitures. Urbain II écouta <l*àutant plus volontiers Téloquent ermite, qu'il venait de ireceyoir des lettres très pressantes d*Âlexis Comnène, empereur de Cionstantinople, qui Texhortait à cette expédition contre les envahissements redoutables des infidèles.
Le pape, cédant à Fentraînement , passa aussitôt les Alpes cïaos le mois de juillet 1095, arriva au mois d'août à Valence sur le Rhône, se rendit ensuite au Puy où il célébra la fête de FAssomption , et indiqua un concile à Germent pour le 18 novembre. 11 parcourut ensuite diverses provinces de ¥rance, alla à la Chaise-Dieu, dont il consacra Téglise, passa a Chirac sur les frontières du Gévaudan et du Rouergue, y fit consacrer l'église par les légats qui étaient à sa suite, arriva à Nîmes vers la fin d'août, et célébra la fête de saint Gilles dans Fabbaye de ce nom. Il y a lieu de croire que le comte de Toulouse, qui habitait ordinairement en Provence, eût une entrevue avec le pape dans ce monastère. On assure qu'il avait déjà écrit à Urbain pour lui annoncer la résolution où il était d'aller avec ses vassaux au-delà des mers combattre les infidèles. Le 7 septembre, le pape se rendit à Tarascon, continua sa route par Avignon, remonta le Rhône, passa à Cluny, parcourut une partie de la^ Boui^ogne, et arriva enfin à Clermont le 14 novembre. Le concile s'ouvrit au jour marqué. Un très grand nombre de canons furent dressés dans ce concile pour la discipline et la réforme des mœurs du clergé et du peuple. Après les sessions ordinaires, le pape se rendit dans une gramle place, et, en présence d'une immense assemblée, parla avec tant de force et d'onction pour la délivrance des Saints-Lieux,
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qu'un immense cri se fit seul entendre : Dieu le veut ! Di^^ le veut ! Il accepta ces mots comme le cri de guerre, rem^i toutes les pénitences canoniques à ceux qui feraient partie de Fexpédition, leur donna à tous une croix d'étoffe rougv qu'ils devaient placer sur l'épaule droite : signe qui leuH fit donner le nom de Croisés.
En terminant la cérémonie, l'un des cardinaux nomme Grégoire prononça le Confiteor. Tous les assistants, se frappant la poitrine, tombèrent à genoux et reçurent l'absolution des pénitences qu'ils avaient encourues. Peu de joursi après la publication de la croisade, les ambassadeurs de^ Raymond de Saint-Gilles arrivèrent au concile ; ils déclarèrent que ce seigneur et un grand nombre de chevaliers ses vassaux avaient déjà prix la croix : « Il est prêt, dirent-ils, de faire part de ses richesses à ceux qui n'ont pas de bien, et il ne refusera ni son secours ni son conseil à aucun de ceux qui voudront s'engager dans cette expédition. » — Aymar de Monteil, évêque du Puy, homme plein de prudence, fut nommé chef de la croisade. Quelques évoques se croisèrent avec lui, entr'autres, Guillaume d'Orange et Bernard de Lodève.
Avant la clôture du concile, Urbain chargea les évoques de prêcher la croisade dans leurs diocèses. L'effet de ces prédications tint du prodige : toutes les populations s'ébranlèrent à la fois ; les troubadours et les trouvères excitèrent l'enthousiasme par leurs chants; la piété poussée jusqu'à l'exaltation, l'amour de la gloire et des aventures, le désir de changer de place et de situation, l'espoir d'un meilleur avenir déterminèrent cet élan magnanime ; chevaliers, barons, princes, souverains, manans et vilains j se croisaient
ensemble. Parmi les grands seigneurs qui prirent la croix, on distingua Hugues le Grand, frère du roi Philippe, Robert duc de Normandie, Robert comte de Flandre, Henri comte de Chartres et de Blois, Gamier comte de Gray, Baudouin comte de Hainaut, Isoard comte de Die, Raimbaud comte d'Orange , Guillaume comte de Forez , Rotrou comte du Perche, Hugues comte de Saint-Pol. Mais les deux hommes qui dominèrent la croisade, furent Raymond de Saint-Gilles et Godefroy de Bouillon. Le comte de Toulouse était âgé de cinquante-trois ans environ quand il prit la croix. Plusieurs seigneurs du pays toulousain, entr'autres Bertrand de Flsle, Raymond d'Hautpoul, Galon de Calmont, Roger de Mirepoix, Roger de Foix, se croisèrent avec liii. Plusieurs grandes dames voulurent suivre leurs maris dans cette expédition ; Elvire, comtesse de Toulouse, fut de ce nombre.
Deux abbés du diocèse de Toulouse se trouvèrent au concile de Clermont : Seguin, abbé de Lézat, et Bertram I", abbé de Saint -Pierre de la Cour (le Mas). Le premier porta plainte au pape Urbain H de ce que le second ne voulait point reconnaître sa souveraine autorité. Le pape désigna l'archevêque de Tolède pour terminer ce différend. Ce prélat était parent de l'abbé de la Cour : il décida la question en faveur de Fabbé de Lézat. Seguin promit de se soumettre ; mais l'abbé de Lézat s'étant rendu au Mas pour y introduire la règle de saint Benoît, Seguin s'opposa à son entrée; et comme les religieux de Moissac, par ordre de Brunon, légat du pape, s'étaient introduits dans le monastère, il les chassa ignominieusement. Les moines de Saint- Pierre de la Cour, pour se soustraire à l'autorité de l'abbé
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de Lézat, se donnèrmt plus tard au monastère de Chise en SaYoie.
Après le concile de Oermont, le pape quitta cette ville au commencement de décembre, se rendit à Saint-Flour, monastère dépendant de Gluny, et en consacra Féglise le 7 de ce mois. Il célébra la fête de Noël à Limoges ; au commencement de janvier 1096, il parcourut le Poitou, l'Anjou, le Maine, prêchant partout la croisade. Au commencement de mars, il tint un concile a Tours, revint à Poitiers, célébra la fête de Pâques à. Saintes; sur la fin d'avril, il passa à Bordeaux, et arriva à Toulouse au commencement de mai. Il y fut reçu par Izarn et Raymond de SainMjill^. Le premier acte de son autorité fut une bulle qu'il adressa à cet évéque en faveur de l'abbaye de Moissac, qu'il alla visiter lui-même et où il passa plusieurs jours.
A son retour, le 24 du mois de mai, Urbain II se rendit solennellement à la basilique de Saint-Saturnin, assisté de dix-sept archevêques ou évêques, parmi lesquels on distinguait Izarn de Toulouse, Bernard de Tolède, Amat de Bordeaux, Gautier d'Albi, Pierre de Pampelune. Il consacra la nouvelle église, ainsi qu'un autel en l'honneur de saint Saturnin et de saint Asciscle, et plaça dans cet autel la plus grande partie de la tête de saint Sernin, des reliques de saint Asciscle, de saint Exupère et de beaucoup d'autres saints. L'autel consacré par Urbain II reposait sur une vaste crypte, dans laquelle étaient placés et exposés à la vénération des peuples les tombeaux de saint Saturnin, des autres saints évêques de Toulouse et de plusieurs martyrs. On descendait dans cette crypte par des degrés, et il paraît que le sépulcre de saint Saturnin et celui de saint Ascis-
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de étaient fermés par quelque grille, puisque nous avons déjà vu révêque Izarn réserver pour lui seul la clef de ces ^mbeaux. Il est très probable que la partie inférieure des grandes cryptes actuelles faisait partie de la crypte primitive. Ses formes sont assez en harmonie avec le reste de l^édifice.
A la cérémonie de la consécration de Téglise de Saint- Satamin, Raymond de Saint-Gilles et le pape déclarèrent cette basilique entièrement libre ; le comte renonça par un acte authentique au droit qu'il avait sur une partie de la cire qu'on y offrait. Les chanoines de la cathédrale de Saint- Etienne se présentèrent à l'audience du pape, et lui portèrent plainte contre les moines de Tabbaye de Quse en Savoie. On a déjà vu que Hugues, évêque de Toulouse, et Loup, prévôt de Saint-Etienne, avaient cédé au chapitre la terre allodiale et l'église de Sainte-Gabelle. Après la mort des donateurs, cette terre était tombée plus tard au pouvoir de quelques seigneurs laïques, qui, par un accord particulier, la cédèrent aux religieux de Saint-Michel de Quse. Les chanoines, ayant appris cette cession, revendiquèrent leurs droits; l'abbé de Cluse vint à Toulouse, et là, dans l'église de Saint-Saturnin, se tint une assemblée à laquelle se trouva Amauld Raymundi , prévôt de Saint-Etienne, et les parties intéressées. On montra à l'abbé la charte de donation : il promit de faire droit; -on fixa le jour pour terminer ce différend, mais l'abbé de Cluse ne comparut pas : c'est ce qui détermina les chanoines de Saint-Etienne à avoir recours au pape. Urbain II les ajourna à l'abbaye de Sainte-Marie d'Alet.
Les chanoines de Saint-Saturnin eurent aussi recours à
son autorité au sujet d'un différend qui existait entr'eux et révêque Izarn. Ce différend , dont nous allons parler, fut dirimé au concile de Nîmes.
Au mois de juin 1096, le pape quitta Toulouse et se rendit à Carcassonne ; après y avoir séjourné cinq jours, il se rendit à Alet. L'évêque Izarn et les chanoines de Saint- Etienne le suivirent jusqu'en ce lieu. On reprit alors l'affaire de Sainte-Gabelle. Les religieux de Quse ayant fait défaut, le pape, de l'avis de Bernard archevêque de Tolède, les condamna à payer au chapitre un cens annuel de vingt
sols toulousains. L'autorité suprême du pape ne termina pas ce différend, et la force obtint ce que l'obéissance due au pontife n'avait pu obtenir. En vain Izarn lança-t-il une excommunication et des anathèmes contre les moines réfractaires, tout fut inutile. Alors les chanoines de Saint- Etienne revinrent k Toulouse, levèrent sur leurs domaines une armée de quatre mille hommes, se mirent à leur tête, s'emparèrent de Sainte-Gabelle et dévastèrent ce Ueu. Guillaume de MaureUon, avoué des moines de Cluse, entra aussitôt en composition avec les chanoines et s'engagea à payer le cens exigé.
D'Alet, le pape se rendit à Maguelônne, et le 5 juillet il arriva k Nîmes, où il fut reçu par Raymond de Saint- Gilles. Urbain y fit l'ouverture du concile. Ce fut dans cette assemblée qu'on termina le différend qui existait entre Izarn et les chanoines de Saint-Saturnin. Le premier prétendait avoir droit a la quatrième partie des oblations de cette égUsé, d'après ce qui avait été établi par Pierre Roger a l'époque de sa reconstruction; les chanoines, au contraire, revendiquaient ces oblations. Izarn fut appuyé dans ses
prétentions par Guy, archevêque de Vienne, et plusieurs autres prélats ; il plaida sa cause avec tant de force, que le pape n'osa le condamner en plein concile ; mais Urbain, ayant ensuite fait venir Izarn dans sa chambre, le pressa si vivement, en présence de Raymond de Saint-Gilles et des clercs de la basilique, qu'il se rendit enfin au désir du pontife.
Le pape consacra la cathédrale de Nîmeâ en présence de tous les prélats assemblés, et a cette occasion Raymond de Saint-Gilles déclara qu'il épousait cette église, c'est-àdire qu'il la prenait sous sa protection, et lui donnait pour dot ou douaire le lieu de Foncouverte et ses dépendances. n unit en même temps par un acte authentique l'abbaye de Saint-Gilles et les terres qu'il possédait dans h vallée flavienne à la congrégation de Cluny. Ces donations furent approuvées par le pape. Urbain arriva à l'abbaye de Saint- Gilles, où il demeura jusqu'au 20 juillet, et se rendit de la à Saint-André sur le Rhône, où il confirma par une bulle spéciale tout ce qui avait été arrêté dans le concile de Nîmes en faveur des chanoines de Saint-Saturnin de Toulouse, leur accorda divers privilèges, défendit qu'on changeât à l'avenir l'état réguUer de ce chapitre, lui prescrivit de n'avoir jamais rien en propre, et lui accorda la Uberté d'élire son prévôt particulier. Ces concessions et ces privilèges ne durent pas satisfaire l'évêque de Toulouse, qui, tous les jours, redoublait d'activité pour assurer l'indépendance de son Eglise. Il ne fut pas sans doute étranger à la restitution que deux seigneurs du pays toulousain, Bernard Ebbon et Pierre de Lévignac son fils, firent au chapitre de la cathédrale et à Arnaud Raymundi qui en
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en était encore prévôt, des biens qu'ils avaient usurpés sur la prévôté et le doyenné.
Tout se préparait pour la croisade. Les croisés, au nombre de trois cent mille hommes, se partagèrent en trois corps. Le premier, conduit par Godefroy de Bouillon et son frère Baudouin, partit le 15 août 1096 et se rendit à Constantinople, par TAUemagne et la Hongrie. Le second avait à sa tête Robert de Normandie, Robert de Flandre, et Hugues, frère du roi Philippe; il prit, au mois de septembre, la route de lltalie et de la Galabre. Le troisième, commandé par Raymond de Saint-Gilles, se mit en marche vers la fin d'octobre.