CHAPITRE PREMIER
senta tout à coup devant lui, au miliwide Tescorte impériale, et lui demanda une audience. Constantin, surpris de cette rencontre inopinée, refusait de récouter, parce qu'il le regardait comme légitimement eondamné par un concile. Athanase lui dit alors : « Le Seigneur « jugera entre vous et moi, puisque vous prenez le parti de ceux qui « me calomnient. » Ces paroles, prononcées avec Faccent de Tinnocence et Tair de sainteté qui brillait dans la personne du patriarche, frappèrent Constantin. Le comte Flavius Denys Favait informé, en dehors des messages officiels des évèques ariens, que le concile de Tyr avait plusieurs fois été le théfttre de scènes de tumulte et de dé&ordres scandaleux. La conscience du faible empereur hésitait, parmi ce conflit d'hommes et de choses. Il promit à Athanase de lui rendre justice, et écrivit aux évèques rassemblés à Tyr de venir immédiatement à Constantinople lui rendre compte de leur conduite. Les deux Eusèbe, Théognis, Patrophile, Ursace et Valens obéirent seuls à cet ordre. Os comptaient sur leur ascendant, leurs ruses et leurs InMgoes, pour tromper encore la religion de Constantin. Arrivés en sa présence, ils ne parlèrent phis ni d'ordination clandestine, ni de vierge outragée, ni d'évêque tué, ni de calice brisé par Athanase, mais ils inventèrent «ne nouvelle calomnie. L'année précédente, le -saint patriarche avait, pendant l'hiver, acheté, de ses deniers, du blé qu'il avait fait distribuer aux pauvres d'Alexandrie. L'Egypte était, èomme on sait, le grenier de Rome ; et, depuis la fondation de la nouvdle capitale, son ftroment était, chaque année, expédié sur les rives do Bosphore. Eusèbe de Nicomédie accusa Athanase d'empêcher les t^nvois de blé d'aborder à Constantinople. L'empereur venait précisément de faire mettre à mort Sopater; un de ses favoris, sur le simple soupçon de ce crime. Constantin crut user de beaucoup d'indulgence en faisant grftce à saint Athanase de la vie. Il se contenta de l'exiler à Trfeves, alors capitale des Gaules. Saint Ha^ xîmin, de Poitiers, qui en étût évêque, accueillit avec toutes sortes d'honneurs l'illustre proscrit. Constantin le Jeune, qui y commandait les légions, au nom de son père, le traita comme un martyr de la foi, et O0t iiqiMle exil ne mmi qu'à rdiausser la gloire de celui qui le subissait, en faisant éclater davantage son mérite et ses vertus* 44. Les évèques rassemblés à Tyr, après avoir mis fin à leur cou*
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ciie, OU plutôt à leur conciliabule, se rendirent» par Tordre de Coostaotîn, à Jérusalem , pour faire la dédicace de la nouvelle église qu*on venait d*y élever. Un peuple innombrable était accouru de toutes les provinces de l'empire pour assister à cette sol^fuiité, dont Eusèbe de Césarée nous a décrit toutes Les cérénmies. Il s'y distingua personnellement par un long panégyrique de Constantin, qu'il trouva une occasion naturelle de débiter ea cette circonstance. La dédicace eut lieu, le 4 4 septembre 335, fête de la sainte Croix. Arius profita de la présence des évéqaes h Jérusalem, pour leur ^résentw, de concert avec le prêtre Buzoïus, son confident et le pkis SBélé de ses sectateurs, la profession de foi qu'il avait déji soumise i Constantin. Les Eusébiens accueillirait avec faveur cette communication. Ils reçurent Arius et Euzoïus à la communion de FÉgUse, et écrivirent une lettre synodale à tous les évêques du monde pour les en infermer.
4i. Le dernier décembre de l'année 33& vit mourir le pape saint Sylvestre P', après un pontificat de vingirun aM et mze inoia. D fut enterré dans le cimetière de Saîttte-PrisciUe, sur la voie^o/oria, et transporté d^uls par Paul P', en 763, dans l'égiise de SainW Sylvestre, m can^o Marzo, vulgairement affolée Smin^Sffl'outre m capite. En six ordinations, toutes au mcMs de décembre, ce Pontife avait créé soixaate*trois évéques, quarante^en préties et vingt-six diacres. Parmi tous les papes, saint Sylvestre est k seul, excepté saint Pierre, en l'bonneur duquel on ait célébré la (Me, dite de Précepte, à la vingtième année d'un pontificat. Boire autres dé* dsions, samt Sylvestre ordonna que la tête du baptisé fAt ointe avec le chrême par le prêtre. Il voulut aussi que les jours de la semaine, excepté le samedi et le dimanche, s'appelassent Fériés^ mm d^àei) usage dans quelques auteurs ecclésiastiques, partieulièremeat Ter^ tulUen. Le lundi est appelé la seconde Férié; le mardi Ikiroinèmé Férié, et ausi de suite jusqu'au vendredi» qui s'appeUa la simèmt Férié. On ne dit point la première Férié ni la lepHème F#rîe^ Gea deux jours conservent le nom ordinaire de Dimanche (l}êminiea diee), et de Samedi (Sabbatvm). Il n'est pas cefflaîa que oa soit saint Sylvestre qui ait ordonné que les aulds seraient de piorre; ( cette mesure devint une règle de râglise dia celle ^MNiue; eUe