CHAPITRE m
l»ooliflcat de Libère (22 mai S52-24 sep tembre 360. )
f . ElectioD du pape Libère. — X NoUTelles aocasationsdes Arieos contr • saint AihanMe. Ghuie deViooèntdeGipDiie. — 3. Le pape Ubère désttooe la «Mid«ite de Tineoit de Capoue, sm légftt» -w a. OMicUa4lelilM (Sm» -* fc Bill <eiam Attire par Coma^oe (te»). ~
0. UeUfCdn pape Libère aaKéTèqnesexiléiw— 7. Eiil da pape Libéra à Bérée, en Tbraoe.- 8. Cbuted'OalusdeCordoiie. Second concile arien de Sirmâimi. — 9. Etatde lA qoesdea sor le feit delà chate éonltoteraée é^ pape Libère. — t«. Seaii^A rient. AdoiliéiiiB. AMcM. EiMontleML BuMilà^ Bivs^cMev. -- It OemfiieB artei» et r<a»ée, tfAMioclw» tf'Aiic|m, tioiiiène daSirmiwn.— 12. Gondlede Rimini (S80), — IS. Gondle de Sâevcie [358). — 14. Condie de Gonstantinopte ^SM). Premier conelie de Paris. •— 15. Concile d'AnUoche (301). — UL llortdel*enipereiir OoiistMoe. — 12. PréM^m étude» et llaiaoïltfê satai GfigritedtBaiinttelibaalMt BHMMa OéMrtab — la 8afatt Cyrille da JJnwjinii ■ Ses Catécbèaea. — 19. Saint Ncrsès» patriarche d^Apiiénle. — 29. Decteors d'Occident : aalnt Hilaire de Poitiers, saint Martin de Toors, saint Eosèbe de Verœil, saint Paidin de Trêves, Ludfer deCagUari. Naissaaee des saints Ambroise, Jértaie et Angnstln. — 21. JoUcib TApostât empereur. — 22« Garsetère et causes de la persécution de Julien PApostat. — 2S.Edlt qui rappelle les eiilés, et dépouille le clergé de ses Inunnnitéaet les églises de leurs bleus. — 24. Retour de saint Atbanaae à Alexandrie (362}.-* 25. GoncOed'Aleiandrie.—lS. fiditde Julien l'Apostat pour défendre aux chrétiens l'étude des beHes-leUres.— 27. Juliea essaie de rebâtir le temple de Jérusalem. Ilort de Julien. — 28. Macédonins. Son béiésie. — 39. Hort du pape Libère.
PoHtlflrat de Libère. (22 mai 352-24 septembre 366.)
1 . Le 8 mai 352, Libère, diacre ramain, ordonné par saint Sylvestre, fut élevé au souverain pontificat. Il s'était fait remarquer par ses vertus et son humilité,dans les fonctions de son ordre. II résista longtemps, avant d'accepter sa nouvelle dignité. Âvait-il le pressentiment des tempêtes qui allaient bientôt assaillir le vaisseau de Pierre, ou ne faisait-il qu'obéir à un sentiment intérieur de modestie, naturel à son âme? L'histoire ne nous le dit point, mais elle a scrupuleusement enregistré l'honorable résistance de Libère, à une époque où un auteur païen, Ammien-Marcellin, écrivait du souverain pontificat: « Quand je « considère la splendeur du siège de Rome, je comprends tout ce « qu'il devrait y avoir de brigues pour y parvenir. Les évéques de « cette ville reçoivent les présents les plus considérables des ma- « trônes romaines; on les voit paraître en public, assis sur des
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€ ohirs brillttHsy yêtot A'babits aoitiptueiix, et kmr tabU tiirpiaie c M mggnificefice celle des rois eui-tnémoB ^ » A part 08 qu'on parril témoignage contient d'exagéré, dans la bouidiê maheiUante d'nn païen, il prouve d'ailleurs l'attention du quatriètne èièeb i enkmrer d'tvMifteiir lee sourerainB Pontifâi, et il sert à relever le mérite de Ttiumble diacre qui refusait une telle dignité. Le noitt de Libère, objet de controverse parmi les hommes ^ a du mûns cette gloire incontestable devant Dieu.
i. Les évéques arieni, depuis l'exil et le martyre du patriardie saint PmI de Gonstantinople, ne cessaient d'entourer Constance, pour le pousser de plue en plus dans la voie des persécutions contre la foi catholique. Saint Athanase était toujours l'objet principal de leur haine. Ursace et Valons commencèrent par rétracter publiquement l'acte de soumission au concile de Sardique, qu'ils avaient remis, écrit et signé de leur diaio, à saint Jules I^. Ils recommencèrent eiisuîlftletir système de récriminations et de calomnies contre le saint ^riardhê d'Alexandrie. Ils lui firent un erithe d'avoir obtenu les boMiee grtees de rerapei*et!ir Constant. Ils l'accusaient d'avoilr ealbrassé le parti de Magnebce, parce que» pendant le règdè éphéortlè de cet utufpaieur^ il avait dffeit un aûle dans son palais d'AlexaÉdrie au saint évéque de Trêves, Maximin, dont il avait reçu hàinnéme là plue généreuse hospitalité durant sdn exil. Enfin, on aèheva de le perdre dans l'eiprit de Constance, en incriminant une action bien simple et bien indifférente. Une nouvelle église, bfttie à Alexandrie aux f iiUs du trésor public, avait été inaugurée par l'arebevcque, sans la paHidpatk)n dé l'empereur. H n'en fallut pas davantage pour ftdre oublier à Constance et les lettres qu'il avait écrites, lui-kntee, m d'autres feihps, au pati'iwdie, et les promesies solennelles de ne jamais prêter l'oteille à ses calomniateurs. Il s'bdreesa m pape Libère, pour sollitslter la condamnation d'Athanase (3S8). Libère tosembla uh doncile à Rome, pour y soumettre les lettrés de l'empemur et eeHes dei^ évAques d'Egypte, qui ptotestaient unanimement de llnnocenœ de leor méti<t>politain. La décision fut, qu'il serait coÉtriâreilOQlBs le» lois divines et humaines de ti^pper d'anathèfiio un éveille Mat
« Ammian. Mareellin., lib. S7» n* d.
412 HISTOIRE GBNiRALE DE L'ÉGLISE.
la foi était celle de TÉglise, et dont les vwtus faisaient Tadinintioii da monde. La réponse de Libère fut l'expression de ce sentiment. Elle irrita telleinent Constance, qu'il publia immédiatement un édit pour décréter la peine de l'exil , contre tous ceux qui ne souscriraient pointa la condamnation d'Atbanase. Dans l'espoir d'adoucir l'esprit de l'empereur. Libère lui envoyaVincent de Capoue, qui avait présidé, avec Osius de Cordoue, au concile de Nicée, comme légat du pape saint Sylvestre. Ce prélat avait la mission d'engager l'empereur à approuver la réunion d'un concile général ppur l'année suivante, à Aquilée, afin d'y terminer, par une décision irrévocable, ces éternels débats. Vincent de Capoue rejoignit l'empereur à Arles, où les évêques ariens, qui l'accompagnaient dans tous ses voyages, venai^ntde se constituer en concile, et procédaient à la condamnation de saint Athanase. Le légat, circonvenu par les intrigues des courtisans, ébranlé par les menaces, oublia le caractère dont il était revêto, et consentit, par une indigne lâcheté, à souscrire l'anatbème formulé contre le patriarche d'Alexandrie. Saint Paulin, qui venait de succéder à saint Maximin sur le siège de Trêves, donna, an contraire l'exemple d'une courageuse résistance. H fut bmmi en Phrygie, et eut la gloire de mourir, cinq ans après, dans cet exil souffert pour la justice et la vérité (353).
3. La chute de Vincent de Capoue remplit d'affection le cœur du pape Libère. Hen écrivit immédiatement à Osius : « J'espérais beau- « coup, dit-il, de son intervention. Il était personnellement «onnu « de l'empereur, auquel il avait précédemment porté les actes du « concile de Sardique. Cependant, non-seulement il n'a rien obtenu, « mais il s'est laissé entraîner à une déplorable faiblesse. J'en suis « doublement affligé; et je demande à Dieu de mourir, plutôt que de « me prêter jamais au triomphe de l'injustice. » Le Pape mandait la même chose àFortunatien, évêque d' Aquilée, dont il estimait particulièrement la vertu, et& Eusèbe de Verceil. Ce dernier venait d'être récemment élevé au siège épiscopal de cette ville, et y offrait le spectacle de la piété la plus éminente. Le premier, en Occident, il joignit la vie monastique à la vie cléricale. Il suivait lui-même, avec ses dercs, les exercices des moines dans le désert, partageant son temps entre la prière, les pratiques de la pénitraee, la lecture des
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saiBts livres et le travail des mains. Leur commuaaiité, régulièrement établie, prenait aussi le nom de monastère, et devint une école d*où sortirent plus tard d'illustres évéques. Saint Eusèbe de Verceil puisait, dans cette vie austère, la force dont ileut besoin dans la suite pour supporter les persécutions des Ariens. Libère, non content de s'entourer des conseils de ces saints personnages, envoya Lucifer, évéque de Cagliari, métropole de Sardaigne, le prêtre Pancrace et le diacce Hilaire, chargés de remettre à l'empereur une lettre pleine d'une respectueuse fermeté, dans laquelle le Pape désavouait la conduite de Vincent de Capoue, et insistait de nouveau sur la nécessité d'assembler un concile général, pour examiner attentivement les questions en litige, « et conserver, disait^il à Constance, dans toute € son intégrité, la foi que l'Église catholique a unanimement pro- « clamée, en présence de Constantin-le-Grand, votre père, de sainte « et glorieuse mémoire » (^54). L'empereur consentit facilement à la convocation d'un concile, dont il indiqua le lieu à Milan. Jamais prince ne se trouva plus à l'aise, au milieu de ces débats théologiques, pour lesquels il avait une véritable passion^ et parmi ces réunions d'évèques qu'il se flattattde savoir toujours, par ruse ou par vidence, réduire à son opinion. Les évéques ariens, qui l'appelaient Votre Éternité, et qui refusaient ce titre au Fils de Dieu, avaient soin d'entretenir cette manie du maître parleurs fréquents conciliabules, où l'on recevait ses avis comme des oracles ; et tant de prélats qui se disaient chrétiens ne rougissaient pas de suivre, en matière de foi, les instructions d'un théologien couronné> qui n'avait pas encore reçu le baptême et n'était pas même catéchumène.
4. Le concile de Milan s'assembla donc, vers le commencement de l'année 355; on y comptait plus de trois cents évéques d'Occident. Les Orientaux y étaient en nombre bien inférieur. Trois l^ts présidèrent, au nom du pape Libère; c'étaient les mêmes que le pape avait^ l'année précédente, députés à Constance : Lucifer de Cagliari, le prêtre Pancrace et le diacre Hilaire. Dès l'ouverture des sessions, Eusèbe de Verceil proposa de faire souscrire à tous les Pères le symbole de Nicée, pour procéder ensuite, dans l'unité de la foi, à l'examen des autres questions. Denys, évéque de Milan, se mit le premier en devoir de le signer ; mais Valens de Murse lui ar-
4*4 HISTOIRE oiifteAUl os l'église.
mehA iUmi niftins ki plume et te papier, el s^ëerii 411'oB ee iMitt jMiftû rien par cette vale. Une scène tumultueime suivit oel acte de vielenee ; le peuple raseemblé autour de Fégliie, s*écria : c La foi € est trahie par tes éveques 1 1 On m^gnit une sédition, et ConilsDoe ordonna aux Pères de transférer le condle dans une salle du palais. De ee jour, le concile perdit sa liberté. L'onpereur lui fit reocttn un écrit de sa main, où il soutenait la doctrine d'Anus, et la roidait obligatoire pour toutes les églises de Tempire. Lucifer de GagUari, légat du Pape, répondit avec pne noble fNrmeté : c Quand même « Constance, disait-il, armerait contre nous tous ses soldats, il ne « nous forcera jamais à renier la foi de Nicée et à signer les hbs- « pbèmes d'Arius. » Les menaces ne réussirent pas davantige à obtenir la condamnation de saint Athanase. L'empereur, entré de celle résistance inattendue, fit venir en sa présenee Lucifer de Cagliari, Busèbe de Vercal et Denys de Milan, les trois prélats doDt rinfiuence étut la plus gépéralment reconnue. « C'est mai, leur € dit^il, qui suis personnellement l'accusateur d'Athanase. Croy» « donc à la vérité de mes assertions. •**• Il ne s'agit pas ici, répon- « dirent tes évéques, d'une aflliire Iraiporelle , eu l'autorité de « l'empereur serait décisive; mais d'un jugement ecclésiastique, ot « Ton doit agir avec une impartialité égale envers Taocusateur et « l'accusé. Athanase est absent ; il ne peut être condamné saas avoir « été entendu. La règle de l'Église s'y oppose. ^ Mais ce que je veux, « êii ConstMoe, doit servir de règle. Les évéques de Syrie le recon- « naissent. Obéissea donc, ou vous serez exilés. » Les prélats s'iih cKnèrent et sortirent. On dit que Coostanoe s'emporta jusqu'à tirer l'épée eontre eux. Le lendemain, ils étaient conduits en exil par les tribuns militaires, à travers les flots pressés de la multitude, qui pléiivait en se voyant séparée de ses pasteurs légitimes. Le diacre Hiiaire, dont la fermeté avait déplu davantage, était fouetté sur la place publique avant de partir pour le lien de son bannissement. Le reste des évéques, et Fortunatien d'Aquilée lui-même, eurent latoiblBSse de signer la condamnation d'Athanase.
B. Athanase avait attendu à Âleiandrie,avec le calme de la bonae conscience, que cet erage vtnt fondre sur hii. Dès l'année 353, 1^ Ariens avaient fabriqué, sous non nom, une fausse lettre à Twi*
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perear Constata, où le patri&iriia éCail cerné demnnder la pmnkftioo de Tenir à h coar. Omstanoe lui «nvo^ auMltDt un offiejm* de ses gardes, avec une réponse qui accordait la demande et toutes les fii^ cilltés pour le voyage. Saint Athanase, qui n*avait rien soUioilé, comprit le piège, et demeura au milieu de son troupeau biennaimd. Depuis, les événements s'étaient précipités, amenant oliaque jour un nouveau périt Les fidèles d'Alexandrie veiltaient sur leur pasteur, AussitM aprto Tissue tragique du coneile de Mihn, un ordre impé<rial était arrivé à Syrianus, commandant les troupes d'Ai^uufidrie, d'arrêter le patriarche et de l'envoyer en enil. Syrianus, aseez em*» barrasse d*une pareille commission , dans une ville dévouée tout entière à l*archevêque, montra le rescrit impérial, et jura de ne le point exécuter, avant le retour d'une députation qu'il envoyait a Constance, pour le supplier de revenir sur sa première détermina-* tion. Cette promesse solennelle , suivie d'une vingtaine de jours écoulés dans le calme le plus profond, endormit les inquiétudes et lit cesser tout soupçon. Mais, le T ffivrier SM, vers minait, l'église de Saint-Théonas, où tous les fidèles s'étaient réunis à Athanase pou/ les vigiles d'une fête solennelle (pr(d>ablenient celle qui inaugumii le carême de cette année), est tout à coup eemée par une troupe dé cinq mille soldats païens, sous la conduite de Syriaaus. On inise les portes; les soldats en armes pénèlrent dans la basilique, les tron^ pettes retentissent et interi*ompent le chant pieni des psaumes; les Bêches volent dans l'immense assemblée, frapptfit au haeard leurs victimes ; les lances et les épées sont tirées oontre une multitude sans défense, perçant les femmes, les vieillards, les prêtres, les vierges consacrée» au Seigneur. Le peuple s'enfuit en tumulte par toutes les issues ; les soldats poursuivent et massacrent toujours. Athanase seul ne quittait point la chairs où il était assis. Les clercs le supplient de songer à son salut, c La place du pasteur eet au mi«* « lieu du troupeau , » répondait ce grand homme. Bnte , ses prêtres l'entraînent de force, et veulent se frayer un passage à travers la foule des soldats et des fugitifs : mais Athanase, heurté de tous cMés, étouffé dans cette multitude, tombe évanoui; on l'emporte comme mort. Pbr une sorte de miracle, il échappe à toutes les re-^ cherches de ses persécuteurs, et, peu de jours après, ti était a» désert»
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parmi ses bien-aimés religieux, qui le reçurent comme an ange du ciel. Il n*y retrouva plus saiat Antoine, qui venait, le 4 7 janvier 356, d'aller recevoir, à Tâge décent cinq ans, la couronne réservée à ses vertus. D'après ses ordres, deux de ses disciples 4'avaient enterré dans un lieu qui n'était connu ^ue d'eux seuls. Il avait légaé, en mourant, sa tunique de peau de brebis àsaint Athanase; e^ l'illustre patriarche reçut dans l'exil ce présent du père du désert. La persécution continua à Alexandrie, après le départ d' Athanase. Les païens livrèrent aux flammes les vases sacrés et les livres saints à la porte des églises. Les femmes et les vierges chrétiennes^ furent indignement outragées; et les Ariens mirent le comble h ces excès, en envoyant pour évéque intrus, Georges de Gappadoce^ homme grossier, sans aucune instruction et déshonoré par une banqueroute. H fut mis, & main armée, en possession du siège, pendant le carême de cette année 356. L'Église honore comme martyrs les fidèles qui perdirent la vie, en cette occasion. La persécution s'étendit aux évéques d'Egypte, qui , pour la plupart , étaient demeurés fldèks i Athanase. Seize d'entre eux furent condamnés au bannissementi et trente autres chassés de leurs sièges par des intrus. Un édit de l'empereur, publié à la sollicitation de Macédonius,ivéque arien de Constantinople, déclara criminels de lèse- majesté tous les défenseurs du Consubstantiel; on devait les chasser de toutes les villes et abattre leurs églises. Ce décret fut exécuté avec la dernière rigueur; et les violences qu'il donna lieu de commettre, valurent à un grand nombre de catholiques la gloire du martyre.
6. Le pape Libère écrivit aux évêques exilés une lettre drouiaire, pleine des sentiments les plus tendres et les plus dévoués. < Quelles « louanges puis-je vous donner, leur dit-il, partagé que je suis eo- « tre la douleur de votre absence et la joie de votre gloire T La meil- « ieure consolation que je puisse vous offrir, c'est que vous veuiBiez « mecroireexiléavecvous. J'aurais souhaité, mes bien-aimés frè- € res, être le premier immolé pour vous tous, et vous donner « l'exemple de la gloire que vous avez acquise ; mais cette préraga- « tive a été la récompense de vos mérites. Je supplie donc votre cba- « rite de me croire présent avec vous, et de penser que ma grande « douleur est d'être privé de votre compagnie. Puisque la tribulation