CHAPITRE IV
Rome les évêqacs, lorsquMIs en avaient quelques raisons, et que, pour rentrer dans leur diocèse et reprendre leurs fonctions, ces évoques mandés devaient présenter des lettres du Siège apostolique, en preuve de leur communion avec l'Église de Rome. Cette ordonnance ne concerne que Texercice de la juridiction des Papes sur les évéques. Mais, dès le siècle apostolique, la coutume s'était Introduite, pour la plupart des chrétiens et surtout pour les clercs, de ne voyager qu'avec des lettres de communion de leur évêque, et de recommandation pour les églises vers lesquelles ils se dirigeaient. Cette mesure, nécessaire dans tous les temps pour le maintien de la discipline ecclésiastique, naissait alors tout naturellement de l'étroite union qui régnait entre toutes les églises, et contribuait à ne former de l'univers chrétien qu'une grande société, unie dans une même communion, sous un Père commun, le Pontife romain.
88 HISTOIRE GÉxNERALE DE L*EGL1SE.