‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 3)Chapitre 101 sur 192 · RÉSUMÉ DE LA SEPTIÈBIE ÉPOQUE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA SEPTIÈBIE ÉPOQUE

» pourra jamais combler. )> Il n'est pas étomiant que rhabileté et les vertus morales des Jésuites les fissent souvent appeler à la cour des princes. Us furent mêlés, par conséquent, aux grands événements politiques du xvn" siècle. On a voulu leur en faire un crime, comme si les souverains n'étaient pas libres de mettre à profit les lumières et les conseils des hommes éclairés, par la seule raison que ces hommes ont fait vœu d'employer leur activité et leur zèle pour la plus grande gloire de Dieu et de l'Eglise.

8. Nous avons successivement parlé des nouveaux ordres religieux, qui apportèrent, en même temps que les Jésuites, leur concours aux efforts de la Papauté luttant contre' l'esprit d'indépendance et de schisme, propagé par les doctrines protestantes. Les Théatins, les Somasques, les Bamabites, les Oratoriens, les Lazaristes se montrèrent les dignes auxiliaires de l'Eglise. Les Carmélites de sainte Thérèse , l'ordre de la Visitation de saint François de Sales , les Ursulines , les filles de la Charité renouvelaient les merveilles de l'austérité, des saintes contemplations et de l'héroïque dévouement des premiers siècles. — L'ordre des Bénédictins produisait une nouvelle branche destinée à ressusciter sa gloire antique. Jadis si florissant, si actif, cet ordre avait été envahi par l'esprit de relâchement. Il s'était appauvri au milieu de ses immenses richesses. Après bien des essais infructueux, Didier de la Cour, prieur de l'abbaye de Saint -Vanne , en devint le réformateur. Placé, jeune encore, à la tête de cette abbaye, il résolut d'y remettre en honneur l'étude des sciences et des lettres et d'y faire adopter, dans la discipline, une réforme devenue indispensable. Les monastères de Moyen-Moutier et de Saint-Hidulphe reçurent la nouvelle règle confirmée par le pape Clément VIII (1604). Elle fut favorablement accueillie dans un grand nombre de couvents de France. Dès lors le chapitre général tenu à Saint- Mansuy, à Tulle (1618), résolut de former une congrégation particulière des couvents réformés , sous l'invocation de saint Maur, le plus grand disciple de saint Benoit. Grégoire XV autorisa cette congrégation. Richelieu s'y intéressa vivement, et elle compta bientôt cent quatre-vingts abbayes et prieurés conventuels. La congrégation avait, outre la règle commune à tous les Bénédictins^ quelques statuts particuliers ^ et un supérieur général qui

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