‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 3)Chapitre 120 sur 192 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

SOMMAIRE

§ 1. PONTIFICAT DE CLÉMENT X (29 avril 1670-22 juillet 1676).

1. L6 cardinal Bona. Ses ouvrages. — 2. Election et gouvernement de Clément X. ^ S. Affaire de la régale en France. Mort de Clément X. — 4. Spinosa. Son système de panthéisme. — 5. Descartes. Appréciation de sa philosophie. •— 6. Dangers du cartésianisme signalés par Bossuet. — 7. Malebranche.

§ 2. PONTIFICAT D'INNOCENT XI (21 septembre 1676-21 août 1689).

8. Election et premiers actes d'Innocent XI. Son caractère et ses antécédents.

— 9. Splendeur de la France » sous Louis XIV. -^10. Histoire ecclésiastique de Fleury. ^11. Les deux maximes fondamentales du Gallicanisme, d'après Fleury. — 12. Argumentation de Fleury contre l'exercice du pouvoir pontifical au moyen Âge, tirée des Fausses Décrétales. — 13. Ce qu'il faut penser de la maxime : Le roi, comme tel, n'est pas subordonné au jugement du Pape,

— 14. Lutte entre Louis XIV et Innocent XI, au sujet de Tsifaire de la Régale, ^- 15. Bossuet. — 16. Lettre écrite par Bossuet au Pape , au nom du clergé de France. Réponse d'Innocent XI. — 17. Convocation de l'assemblée générale du clergé de France de 1Ô82. Louis XIV fixe les matières qui doivent être soumises à ses délibérations. — 18. Opérations de l'assemblée. — 19. Déclaration du 19 mars 1682. Texte des Quatre articles, * 20. Lettres patentes de Louis XIV^ rendant obligatoire , dans toutes les Universités du royaume, l'enseignement des Quatre articles, — 21. Le Pape condamne la Déclaration du clergé de France, et annule tous les actes de l'assemblée de 1682. — 22. Protestation du monde catholique contre la Déclaration. — 23. Défense de la déclaration du clergé de France, par Bossuet. — - 24. Innocent XI refuse de délivrer les bulles d'institution canonique aux évéques nommés par Louis XIV. — 25. Question des Franchises, Innocent XI les supprime. Toutes les puissances catholiques, à l'exception de la France, se soumettent à cette mesure. — 26. Innocent XI refuse de recevoir, en qualité d'ambassadeur, le marquit) de Lavardin, envoyé par la cour de France. Le procureur général, François de Hariay, interjette appel comme d'abus de la conduite du Pape.

— 27. Louis XrV s'empare d'Avignon , et intervient dans la nomination de l'archevêque^ électeur de Cologne. — 28. Révocation de l'édit de Nantes. — 29. Les Turcs attaquent l'Autriche. Mahomet IV. Kara-Moustapha. Innocent XI (ait conclure une ligue offensive et défensive entre l'empereur d'Autriche, Léopold I*', et Jean Sobieski, roi de Pologne. — 30. Siège de Vienne par les Turcs. Délivrance de la ville par Sobieski. — 81. Condamnation de Molinos, du Nouveau Testament de Mons, etc. par Innocent XI. — 32. Mort d'Innocent XI.

§ 8. PONTIFICAT D'ALEXANDRE VIII (6 octobre 1689-1" février 1691).

33. — Election d'Alexandre Vin. Louis XIV renonce au droit de Franchises, 11

rend Avignon et le comtat Venaissin au Pape. — 34. Bulle Inter multiplieei, par laquelle Alexandre VIQ condanme la Déclaration du clergé de France de 1682, et annule tous ses actes. Mort d'Alexandre Vin.

2 ;t. Pontiflea* de Clément X (29 avril 1670-22 jaillet 1676).

1 . A la mort de dément IX , il y eut à Rome comme l'exprèssion d'un vœu général formulé par tous les échos de la publicité de ce temps, pour voir le pieux et savant cardinal Boua promu au pontificat suprême. Jean Bona était né (1609) à Mondovi, en Piémont, d'une noble famille qui formait, dit-on, une branche de la maison de Bonne Lesdigui^es, du Dauphiné. Dès l'âge de quinze ans, il embrassa l'ordre des Cisterciens, dans la congrégation réformée de saint Bernard, connue en France sous le nom de Feuillants (1). Il devint successivement prieur d'Asti, abbé de Mondovi^ en 1661, général de son ordre, et enfin, en 1669, cardinal. Les œuvres de Bona comprennent plusieurs traités pleins de piété et de science; celui qui a pour titre : De rébus Liturgicis, offre des recherches curieuses et intéressantes sur les rites, les cérémonies et les prières de la messe. Parmi ses ouvrages ascétiques on distingue surtout celui De principiis vitœ christùmœ, qui est écrit avec tant d'onction et de simplicité, qu'on le compare au livre de V Imitation de Jésus-Christ. Mais le traité où le pieux cardinal s'est surpassé lui-même, est celui De divinâ psalmodia. C'est une savante explication de l'office ecclésiastique, et, en particulier, du Bréviaire. Une foule de recherches curieuses sur l'origine, l'ordre, la disposition, la signification de chacune des parties de l'office divin, font de ce livre une mine précieuse où le prêtre peut trouver le sens des prières qu'il récite chaque jour, et des considérations propres à nourrir la dévotion, enflammer le

(1) Cet ordre secondaire, détaché de la grande famille monastique de Ctteaux, fut institué, en 1577, par Jean de la Barrière, à Tabbaye de Feuillant, près de Toulouse. Ses religieux se distinguèrent par des austérités qui paraissent surhumaines. Ils devaient avoir la tête et les pieds constamment nus , dormir sur des planches, manger h genoux et s'imposer des privations extraordinaires. Les Feuillants prirent une grande part aux troubles de la Ligue , surtout un Père Bernard de Montgaillard, dit le Petil-Feuillant, qui se signala par la véhémence de ses sermons. En 1630, Urbain VIII sépara les Feuillants d'Italie, sous le nom de Réformés de Saint^Bemard , des Feuillants de France.

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