‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 3)Chapitre 156 sur 192 · CHAPITRE IVj · texte numérisé non relu

CHAPITRE IVj

SOMMAIRE

S I. PONTIFICAT DE BENotT xni (29 mai 1724-21 février 178I).

|« Tableau des progrès du Jansénisme par Fénelon. — 2. Goneile tenu par Benott XIII dans l'église de Saint-Jean de Latran. -^ 8. Schisme de Hollande. — 4. Concile d*Embrun. Déposition de Soanen^ évêque de Senez. — 5. Soasuasion du cardinal de Noailles^ archevêque de Paria. — 6. M. de YintimiUe, archevêque de Pans. Soumission de la Sorbonne. — 7. Le Parlement défend de célébrer la fête de saint Grégoire Vn. — 8. Révolution liturgique en France. — 9. Principaux auteurs des différentes liturgies particulières de France. — 10. Mort de Benoit XUL

§ 2. PONTIFICAT DE CLillENT ZH (12 juillet 1780-6 fdviiw 1740).

Il, Eleetion de Clément XII. Procès du cardinal Coeda. -*12. Affaire de Blehi, nonee apostolique à Lisbonne. — 18. Mort du régent. Ministère du cazdioat Fleury. Guerre pour Stanislas Leczinski^ roi de Pologne. Paix de Vienne. — 14. Conduite de Clément XII pendant la guerre. La Corse et la république de Saint-Martin se mettent sous la protection du Pape. Le cardinal Alberoni, légat du Saint-Siège, dans la Romagne. *- 15. Le diacre PAris. Gonvulaioiis AU cimetière de Saint-Médard. — 16. Canonisation de saint Vincent de Paul. — 17. Appréciation de la conduite du Parlement, au point de vue des libertés gallicanes. ^» 18. Afliùre des refus de sacrements. -> 19. Voltaire, ses leitr» philowphiques ou Lettres sur les Anglais, condamnées par la Faculté de théologie de Paris. — 20. Consultation sur la juridiction et sur l'approbation néeessairespour confesser, par le janséniste Travers, condamnée par la Faculté de théologie de Paris. — 21. Clément XII condamne la Franc-Maçonnerie. — 22. Clément XII approuve les règles des religieux Maronites et HelGhites. Joseph Assemani. — 28. Mort de Clément XII. Succès des Turcs contre laa Autrichiens.

§ 8. POimncAT DE BENOlT ZIY (17 aoùt 1740-8 mai 1758).

14. Antécédents et élection de Benott XIV. — 25. Succession de Charles TI» empereur d'Allemagne. -^ 26. Frédéric n le Grand, roi de Prusse. — 27. Alliance de la France avec la Prusse, pour l'abaissement de la maison d'Autriche. — 28. Marie-Thérèse défendue par le dévouement des nobles Hongrois. Revers des armes françaises. Mort du cardinal de Fleury. — 29. Maladie da Louis XV, sa mort. Succès des armes françaises. Paix d'Aix-la-Chapelle. Avènement de la maison de Lorraine au trône in^>érial d'Autriehe. — 80. Conduite de Benott XIV pendant la durée des hostilités. --> 81. Charlea-Edouanl. — 32. Scandaleuse conduite du Parlement de Paris , dans l'affaire du reftis des sacrements. Représentation des évêques à Louis XV. — 88. Exil du

lement da Paris. -* 84. Le Parleoaent est rsppelfr. Sa nouvelle violence^ Mandement de rarchevèque de Paris , Christophe de Beaumont. Bref de Benott XIV. Déclttation de Looia XV contre les attentat» du PMement. -«• 85. Damiena. -^«6. Ifort de Benott XIV. Analysa de. aon &iU»îi«. Tkaiti^dar Synode diocésain.

8 i. rMtlflè«a «B BcMlt xm (CO mai \T%MriMet 1*750).

1. Fàialœi, daodun mémoire secret, acbessé k Qémeat XI (1705), avait dit : « Une expérience â(a soixante-cinq ans démon-» » tie qu'il ne faut plus espérer de ramener la secte jansénienna » parles voies de la douceur. Si l'on n'y emploie pas des remède» » vigoureux, il n'y a point de danger que l'Eglise n'mi à crain^ » dre. Jamais, même dans le temps de sa plus rapide invasion^ n le Calvinisme n'aeu tant de partisans. et de défenseurs. La Bel-* » gique^laHollandesantinfestéesdupoisondesnouvelleserreurs. in Le duc de Médina-Coeli favorise l'introduction des livres jans4« n nistes à Naplea. Cette doctrine pénètre jusqu'en Espagne ; à n Borne même , le cardinal Casanate passe pour y être attaché; p En France, le cardinal de Noailles est tellement circonvenupaip » les chefs de la secte, que, depuis dix ans , rien ne peut le dé^ p prendre de leurs pièges. Un grand nombre d'éveques suivent » son exemple ; il en est cependant encore qui confirmeraientla » plupart des autrea dans le bon chemin, si la multitude n'était » entraînée dans le mauvais parti par les meneurs. Que dire des » ordres religieux? Presque tous les Dominicains dépassent les » bornes posées dans les congrégations de AuxiUis, et conspirent » avec les Jansénistes pour soutenir la grâce nécessitante. Les » Carmes déchaussés prêchent opiniâtrement la même doctrinCé » Les AugusUns, séduits par le beau nom de leur patron, adhè^ 9 rent insensiblement à l' Augustin d' Ypres. Les chanoines régu-* TU liers de Sainte-Geneviève sont animés du même sentiment. Les n Bénédictins de Saint-Maur et de Saint-Yannes réunissent tousn leurs efforts pour fdre tricmif^her le Jansénisme. Les Prémon** » très ont manifesté leurs sentiments avec tant d'ardeur, que, dàs » le commencement de la controverse , on les a surnommés en n Belgique les Jansénistes blancs. LesOratoriensde M.deBérulle ». insinuent les mêmes erreurs, tant par des écrits dogmatiques^ » comme la théologie de Juémn, que par des thèses dans lesécol^

120 BENOÎT xin (1724-1730).

» etparla direction des daines de la cour. Les plus savants d'entre » les Capucins belges prenaient si peu la peine de dissimuler, que Ti les supérieurs ont été obligés de révoquer de leurs charges les % lecteurs et les gardiens. Les Récollets oflErent les mêmes exem- » pies, n n'y a pas jusqu'aux missionnaires de Saintr-Lazare , si s> éloignés de cette faction, tantqu'ib se souvinrent des avertisse- » ments de samt Vincent de Paul, qui ne deviennent mous et i> tièdes, et semblent mcliner peu à peu du même côté. Je connais s> un séminaire où le professeur dissémine le venin de Jansénius. » n n'y a que les élèves de Saint-Sulpice qui aient à cœur de re- » pousser cette contagion. Aussi le cardinal-archevêque les esy> time et les eàme très peu. r> Quel tableau effrayant 1 L'Eglise chancelante et désolée trouve ses ennemis dans ses propres enfants, qui n'ont pas honte de déchirer le sein de leur mère. Bien ne prouve plus éloquemment que ces lignes de l'illustre archevêque deCambray, la nécessité d'une autorité forte, immuable ^ infaillible, pour redresser les écarts, réprimer les scandales^réparer les erreurs , confirmer tous les frères dans l'unité et dans la foi.

2. Le cardinal Orsini, en montant au trône de saint Pierre/ sous le nom de Benoît Xm (29 mai 1724), devait tout d'abord se préoccuper des progrès croissants du Jansénisme. Il indiqua pour l'année suivante un concile à Rome. Cette assemblée coïncida avec l'ouverture du Jubilé, et ouvrit ses séances dans l'église de Saint-Jean de Latran. Le Pape l'inaugura par un discours, dans lequel il insista particulièrement sur les motife qui doivent porter les papes et les évêques à tenir fréquemment des synodes , et sur les avantages qui en résultent pour l'EgUse. Le concile tint sept sessions. On y fit plusieurs règlements , dont les principaux concernent les devoirs des évêques et des autres pasteurs, les instructions chrétiennes, la résidence, les ordinations, la tenue des sy* nodes, les bons exemples que les pasteurs doivent à leurs peuples» la sanctification des fêtes, et diverses autres matières de discipline ecclésiastique. A la tête de ces décrets, le concile en mit deux plus important» : le premier ordonnait aux évêques , bénéficiers,' prédicateurs et confesseurs, de souscrire^ avant d'entrer en charge,' la profession de foi de Pie lY ; le second étedt conçu en ces ter»

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