CHAPITRE V
tés ascétiques entre lesquels on distingue surtout le Guide du pécheur. Au milieu de tous ces noms chers à l'Eglise^ brillait celui de sainte Thérèse, née d'une noble famille d' Avila. Tous les genres de gloire étaient réservés à cette âme prévenue de bonne heure de toutes les grâces divines. Elle fonda, dans sa patrie [1562), une maison de réforme pour les Carmélites, qui devint le modMe de cet ordre célèbre par ses austérités et la pratique des plus sublimes vertus. Sainte Thérèse n'édijBa pas seulement l'Eglise par sa vie angélique, elle écrivit encore des œuvres où respire le plus pur amour de Dieu. Le Chemin de la Perfection, le Château de Fume, sa Vie composée par elle-même, ses Poésies seront toujours entre les mains de tous ceux qui aspirent à monter les degrés de la perfection chrétienne. Saint Jean de la Croix fit pour les Carmes ce que sainte Thérèse avait fait pour les religieuses du même ordre. Us sont comme les deux astres du Garmel.