RÉSUMÉ DE LA SEPTIÈME ÉPOOUB
Portugal, ritalie et la Pologne, qui sont élus dans les assemblées générales. Le général est soumis à leur contrôle. Us peuvent, dans des cas urgents, le déposer ; en temps ordinaire, sa déposition ne peut avoir lieu qu'en assemblée générale. Uadmoniieur, adjoint encore au général, a pour mission de le soutenir, comme un ami, un père, un confesseur. Ainsi la société, pésentant le modèle d'une monarchie constitutionnelle fortement oi^anisée, d'une législation sage et parfaite, devait, autant par cette organisation que par l'esprit vigoureux qui l'animait, obtenir une grande autorité et exercer une immense influence dans le monde. La constitution maintenait l'imité la plus rigoureuse dans le fond de l'enseignement, au milieu de l'activité la plus féconde ; elle s'efforçait de réprimer, avec le plus énergique empressement, tout ce qui s'écartait de la doctrine de l'Eglise, et accordait en même temps, pour ce qui était de pure opinion, une liberté favorable à l'essor du génie (1).
7. Ainsi constitué, l'ordre des Jésuites se répandit avec une merveilleuse rapidité. L'Allemagne, berceau du Protestantisme, s'ouvrit d'abord à leur zèle. Les Universités, bouleversées par le mouvement luthérien, menaçaient ruine. Pendant vingt ans, il n'était pas sorti un prêtre de celle de Vienne, autrefob si florissante. Cette situation porta Ferdinand P' à appeler les Jésuites dans ses Etats (1551). On distingua dès lors, parmi ceux qui furent envoyés. Le Jay et Ganisius. Ce dernier, par des instructions suivies, des pré(Ûcations fréquentes, une nouvelle organisation de l'Université de Vienne, la publication d'un nouveau catéchisme et l'administration prudente du diocèse, rétablit l'ordre en peu de temps, et eut la gloire de ramener la plupart des protestants au Gaâiolicisme. Le célèbre collège des Jésuites de Fribourg, en Suisse, rappelle également l'activité de Ganisius (béatifié le 21 novembre 1843). Les mêmes circonstances amenèrent les enfants de saint Ignace en Bavière. A Ingolstadt, on leur confia l'enseignement de la théologie (1549). Le Jay expliqua les Psaumes, Salméron les Epltres de saint Paul et les Evangiles,
(i) Nous avons emprunté le résumé de ce chapitre à Thistoire de M. Alzogi t. III , passim.