CHAPITRE IV
le grand duc Notaras disait : « Quant à moi, j'aimerais mieux » voir à Constantinople le turban de Mahomet que la tiare du y) Pape! » Le cardinal Isidore, que Nicolas V, sur la demande de l'empereur, avait envoyé, en qualité de légat, fut accablé d'injures par les schismatiques. « Attendez, disait-on, que la » ville soit délivrée du farouche sultan, et vous verrez si nous » sommes réconciliés avec les azymites. » Un énergumène, nommé Scholarius, parcourait les quartiers les plus populeux, pour y souffler le feu de la discorde. « Pourquoi abandonnez- » vous votre foi? disait-il à ses compatriotes. En perdant votre 9 foi, vous perdez votre ville l Ne comptez pas sur les Italiens. » Si vous vous soumettez à eux, vous acceptez une servitude » étrangère. »
22. Cependant les Génois et les Vénitiens se battaient comme des lions : ils étaient dignes d'avoir pour chef Constantin Paléologue, qui se multipliait lui-même pour résister aux efforts des Turcs. Quatorze batteries d'une artillerie formidable, sous les ordres de Mahomet, foudroyaient constamment les remparts. Les assiégés y répondaient en faisant pleuvoir sur les Turcs une grêle de traits et de javelines et en lançant dans leurs bataillons des torrents de feu grégeois. L'intrépide et vigilant Paléologue encourageait ses soldats par sa parole et son exemple : il était partout où se trouvait le danger. L'empereur ne connaissait plus de repos; il passait les jours à combattre et les nuits à surveiller les réparations des murailles ébranlées ou détruites par les assiégeants. Cette héroïque résistance durait depuis neuf mois. Mahomet II désespérait d'en triompher, lorsqu'il conçut et exécuta un de ces projets audacieux qui changent la fortune des combats et font l'admiration de rhistoire. Sa flotte était mouillée dans les eaux du Bosphore; et les navires qui la composaient, au nombre de quatre-vingts, ne pouvaient lui être d'une grande utilité, parce que d'énormes fortifications défendaient la ville de ce côté. L'idée lui vint de transporter par terre tous ses vaisseaux dans la Corne d'Or, port de Constantinople qui n'était fermé que par des chaînes qu'on pouvait rompre. A force de bras, la flotte ottomane glissa, par un plan incliné, sur des planches enduites de suif et de graisse, et se trouva le matin
574 nicolas v (1447-1455).
dans le port de Byzance. «Constantinople, avait dit Mahomet II, » sera dans peu de jours mon trône ou mon tombeau. » L'assaut général fut fixé au 29 mai 1453. Paléologue, comparable aux plus grands héros de l'antiquité, passa la nuit à remplir ses derniers devoirs de religion ; puis, quittant le palais de ses pères, qu'il ne devait plus revoir, il prit ses armes, monta à cheval, rassembla sa poignée de braves soldats dans l'Hippodrome : « Com- » pagnons, leur dit-il, voilà notre dernier triomphe ou notre » dernière heure ! La gloire nous attend, la patrie nous appelle ! » Les ombres de nos héros nous contemplent! Je partagerai avec » vous tous les périls du combat, comme tous les fruits de la » victoire. Mais ai Gonstantinople doit périr, je m'ensevelirai » sous ses ruines ! » Tel fut le testament du dernier empereur grec. Les Turcs envahissent la cité, égorgent ses défenseurs. En voyant ses braves soldats morts autour de lui , désespérant du salut de sa patrie, Constantin se jette dans la mêlée et reçoit le coup de la mort. L'héroïsme de son dernier prince n'avait pn sauver le Bas-Empire du châtiment mérité par la lâcheté, la perfidie et la cruauté de tant d'indignes prédécesseurs. 11 tombait, après avoir subsisté onze cent vingt-trois ans, depuis le grand Constantin.
23. En moins de deux heures, 50,000 Constantinopolitaiûs sont réduits en esclavage pour être dispersés sur la surface de l'empire asiatique de Mahomet II. D'autres Grecs, plus heureux, se précipitent dans des galères vénitiennes mouillées à la Corne- (î'Or, et font voile vers l'Italie , emportant, avec les douleurs de la patrie perdue, de précieux manuscrits des auteurs de la Grèce antique et des Pères de l'Eglise, nobles monuments de l'esprit humain dérobés aux flammes.
Le Pape les accueillit avec le double respect dù au génie et aux grandes infortunes. Théodore Gaza, de Thessalonique; Calchondyle; Georges de Trébizonde; Jean Argyropule, de Gonstantinople; Gémiste Pléthon, de la même ville, apportèrent à l'Occident ces trésors littéraires qu'eût dédaignés le farouche Mahomet II. Nicolas Y se montra libéral envers ces proscrits de la science, qui payèrent leur hospitalité en enrichissant la bibliothèque du Vatican de manuscrite précieux. Cette époque de
ruine pour Constantinople fut celle de la renaissance des lettres en Italie. Par une coïncidence remarquable, elle se produisait au moment où Guttemberg venait de découvrir, à Mayence , cet art merveilleux de l'imprimerie , qui devait perpétuer et répandre la pensée de l'homme et ouvrir à la civilisation moderne des voies jusque-là inconnues. Brillante invention, qui allait faire de la parole un levier et un marteau. Arme à deux tranchants, également puissante pour le bien et pour le maL qui mérite tous les éloges pour les services et toutes les malédi&ions pour les désastres qu'elle a faits et fera encore dans le monde.
24. Cependant Mahomet II eut assez de politique pour être modéré et assurer par là les fruits de sa conquête. Il prétendit même se donner comme le successeur, jusqu'à un certain point, des empereurs grecs et en exercer les droits. Ayant su que le siège patriarcal de Constantinople était vacant, il fit procéder à l'élection et donna au patriarche élu l'investiture avec le cérémonial et la formule en usage. Ainsi ces fiers métropolitains, prétendus œcuméniques, qui s'étaient soustraits à l'autorité tntélaire du successeur de saint Pierre , du vicaire de Jésus-Christ, se virent abaissés à ce point de recevoir le bâton pastoral des mains d'un prince infidèle et barbare pour en être ensuite les vils jouets. La prise de Constantinople eut encore un autre résultat, le plus grand de tous. Elle acheva de fonder l'empire turc et de le constituer dans son unité formidable. La guerre entre l'Evangile et l'Alcoran eut dès lors pour champ de bataille les frontières des Etats chrétiens et de la Turquie européenne. Désormais l'histoire nous parlera constamment , et des efforts des Turcs pour envahir l'Europe et des efforts des Papes pour les repousser et les abattre. Celte politique ne cessera que de nos jours. Le pape Nicolas V ouvrit le premier la guerre sainte et travailla, pendant les années 1454 et 1455, à former entre les princes chrétiens une grande ligue contre Mahomet II. An moment où il allait recueillir le fruit de ses travaux, il mourut après un règne glorieux (24 mars 1455).
g 4. Pontiflcat de Calfate IU (8 avril U55-G «oût U58).
25. Le cardinal Alphonse Borgia avait alors soixante-dix-huit
576 calixte m (1455-1458).
ans. Il était né à Valence, en Espagne, et en était devenu évèque. Saint Vincent Ferrier, son compatriote, lui avait prédit le souverain pontificat. Les suffrages de ses collègues se réunirent en sa personne , et il prit le nom de Calixte III. Arrivé à l'âge où les hommes perdent ordinairement leur énergie, le nouveau Pape avait conservé toute la sienne, « Au nom de la sainte et » indivisible Trinité, avait-il dit le jour de son exaltation, je » jure de poursuivre à outrance les Turcs, ces cruels ennemis du » nom chrétien, par tous les moyens qui seront en mon pouvoir, t Il tint parole. i£néas Sylvius fut envoyé dans toutes les cours de l'Europe pour organiser la croisade, et l'illustre Franciscain, saint Jean de Capistran, fut chargé de la prêcher en Allemagne. L'empereur, les rois de France, d'Angleterre, d'Aragon, de Castille, de Portugal, promirent leur concours. Le duc de Bourgogne, Philippe-le-Bon, avait pris la croix et fait serment de chevalier, de délivrer Constantinople du joug ottoman. L'élan général, pour la sainte expédition, pouvait faire concevoir les espérances les plus légitimes. Mahomet II venait d'ordonner des armements formidables. L'un de ses visirs le voyant occupé à ces préparatifs de guerre, lui demanda respectueusement quels étaient ses nouveaux desseins : « Si un poil de ma barbe, répondit le sultan, » pouvait le savoir, je l'arracherais et le jetterais au feu. » Le 3 juin 1456 une armée ottomane, forte de 150,000 hommes, vint mettre le siège devant Belgrade. Le jeune roi, Ladislas VI, s'enfuit de Vienne. L'Europe était ouverte. Jean Hunyade lui servit de rempart. Le grand capitaine fut merveilleusement secondé par saint Jean de Capistran. Ce célèbre Franciscain s'était déjà illustré par ses prédications , en Bohême , contre les Hussites. H était révéré des peuples comme un prophète, et Calixte III ne trouva point de meilleur chef aux croisés qu'il fit passer en Hongrie. Les princes n'avaient pas tenu leur parole. L'ardeur pour la guerre sainte n'avait été qu'un enthousiasme passager, aussi rapidement dissipé que conçu. Tous les efforts du Pontife , pour la raviver, furent inutiles. Désespérant de soulever l'Occident, le Pape voulut du moins implorer la protection du ciel en faveur des Hongrois. H ordonna que chaque jour, à midi, on sonnât les cloches dans toutes les paroisses de l'Europe, afin d'avertir
les fidèles de prier pour les défenseurs de la chrétienté qui combattaient contre les Turcs. Des indulgences furent accordées à tous ceux qui , au son des cloches , réciteraient à cette intention , le Pater et Y Ave Maria. Telle fut l'origine de YAngclus , que les usages de l'Eglise catholique ont consacré et conservé jusqu'à nos jours. Réduit à ces seules forces , Hunyade fit des prodiges de valeur. Saint Jean de Capistran , armé de la croix et toujours ■ sur la brèche, communiquait aux soldats chrétiens un courage surhumain. Tout plie devant ces héros, et le fier Mahomet, grièvement blessé , se retire en frémissant avec les débris de son armée (6 août 1456). Si l'Europe avait, en ce moment, secondé les vues généreuses du souverain Pontife , les Ottomans auraient assurément perdu l'empire de Constantinople. Mais des intérêts et des rivalités nationales occupaient alors tous les princes. Pour comble d'infortune , les glorieux libérateurs de Belgrade, Hunyade et Capistran , moururent l'année même de leur triomphe, et les Turcs continuèrent à menacer le monde catholique de leur puissance toujours croissante.
Le pontificat de Calixte III tut abrégé par la douleur que lui causait l'invincible indifférence des rois chrétiens. Profond juris-consulte, il fit réviser le procès de Jeanne d'Arc , et réhabilita, comme nous l'avons dit, la mémoire de cette héroïne. Ferme dans ses desseins, il sut faire respecter le pouvoir dont il tenait le sceptre. Juan II , roi d'Aragon , dans le royaume duquel il était né, prétendait le régir encore sur le trône pontifical. Lui ayant fait demander , par ses ambassadeurs , comment il voulait vivre avec lui : « Qu'il gouverne ses Etats , répondit le Pape , et » qu'il me laisse gouverner l'Eglise. » L'histoire n'a fait à Calixte III qu'un seul reproche : celui d'avoir, par tendresse pour sa famille , élevé aux dignités ecclésiastiques son neveu , Rodrigue Lenzuoli (cardinal Borgia, depuis Alexandre VI), dont les mœurs et le caractère n'étaient pas ceux d'un ministre des autels. Calixte III mourut à quatre-vingts ans (6 août 1458).
§ S. Pontificat do Pie 11 (27 ooûl 1458-14 août 1 404).
26. Le siège de Rome peut changer de titulaire; il ne change m. 37
578 pie ii (U58-H64).
pas la ligne de sa politique par rapport aux grands intérêts du monde. Les suffrages des cardinaux , à la mort de Calixte III , se portèrent sur yEnéas Sylvius , l'ancien secrétaire du concile de Bàle , dont nous avons cité la généreuse rétractation et les nobles paroles adressées à Eugène IV. Il s'était frayé le chemin au souverain pontificat par sa science , son éloquence , son habileté et sa prudence dans le maniement des affaires. Poète, historien, orateur, il a laissé un nom glorieux. A son avènement il prit le nom de Pie II , et annonça hautement l'intention de continuer les projets de son prédécesseur pour la guerre d'Orient. Il conçut le dessein d'une assemblée générale, où Ton traiterait des moyens de l'entreprise et de l'exécution de cette importante affaire , et désigna la ville de Mantoue pour le lieu du congrès , dont il fixa l'époque au lw juin 1459. Tous les rois, tous les princes de l'Europe furent invités à s y trouver en personne , ou du moins à s'y faire représenter par leurs ambassadeurs. Disons-le , à la honte de cette époque , l'appel du souverain Pontife fut encore une fois inutile. Chypre , Rhodes, Lesbos, l'Albanie , l'Epirc, la Bosnie, l'IUyrie, c'est-à-dire les provinces menacées par l'invasion ottomane, envoyèrent leurs représentants ; mais ils ne trouvèrent aucune bonne volonté dans les nations occidentales. Pie H parla plusieurs fois, les larmes aux yeux , du danger qui menaçait l'Europe, et de la nécessité d'y porter de prompts et d'énergiques secours. Il offrit , pour la guerre sainte , toutes les ressources dont il pouvait disposer , et voulut que tous lés revenus du Saint-Siège, dans les royaumes de la chrétienté, fussent exclusivement consacrés à ce but unique. Mais la France refusa de payer les subsides : le parlement appela du jugement du Pontife au futur concile général. Charles VII, dont le règne laborieux s'achevait au sein d'une prospérité inespérée , ne songea point à en remercier la Providence , en secondant les généreux efforts de Pie II. L'Allemagne , qui avait plus d'intérêt et de facilité qu'aucune autre à s'opposer aux progrès du Mahométisme, était tout entière occupée par des luttes intestines. La guerre des Deux Roses ensanglantait l'Angleterre. L' Aragon attaquait la Catalogne. L'Italie méridionale elle-même devenait le théâtre de continuels combats. Le royaume de Naples, cette proie si
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souvent disputée , était encore partagé entre la faction de René d'Anjou et celle de Ferdinand Ier d'Aragon (1). Ce dernier avait été adopté par Jeanne II , qui l'avait choisi pour son héritier. La succession lui était contestée par le duc d'Anjou , qui prétendait faire revivre les droits de sa famille à ce trône, toujours convoité et jamais définitivement conquis.
27. Au milieu de ces complications qui épuisaient les forces du monde chrétien , Pie II comprit que son devoir était de travailler d'abord à la pacification générale. Il commença par l'Italie , et , en qualité de suzerain du royaume de Naples , il se prononça entre les deux prétendants. Ferdinand réunissait les sympathies de la population sur laquelle il régnait depuis un an (1458). Le caractère fourbe et cruel de ce prince n'avait pas encore eu le temps de se révéler, et l'opinion publique lui était favorable. Pie II n'hésita donc point à lui accorder l'investiture des états napolitains. Cette résolution était d'autant plus magnanime que, jusque-là, les Papes avaient montré plus d'inclination pour la maison d'Anjou. Cependant Charles VII n'entra point dans cette généreuse politique qui s'inspirait des motifs élevés du bien général et de la paix publique. Il envoya des ambassadeurs à Mantoue pour se plaindre de la détermination du Pape et réclamer en faveur du prince français. Dans une longue et énergique réponse, Pie H justifia sa conduite. « Nous sommes sur- » pris, dit-il à la fin de son discours qui ne dura pas moins de i» trois heures, que la France ait pu attendre l'investiture du » royaume de Naples, en faveur d'un de ses fils, tandis qu'on » prétend y maintenir l'exécution d'un contrat subreptice, ou- » vertement hostile au Saint-Siège, la Pragmatique sanction. » On en fait une loi fondamentale de l'Etat, et Ton veut faire » passer pour une ordonnance de l'Eglise, l'acte le plus injurieux » à l'autorité pontificale, qui se soit produit jamais. » On se souvient que la Pragmatique sanction de Charles VII avait été rédigée dans les états généraux de Bourges, pendant la tenue du concile de Baie et en conformité parfaite avec les vues qui dirigeaient cette assemblée.
(i) Fils naturel d'Alpîionsc-lc-Magnanime.
580 pib n (1458-1464).
28. Les dernières paroles du Pape contre cet acte, étaient donc un désaveu formel du concile de Bàle,donti'Enéas Sylvius avait été secrétaire. Pour trancher plus nettement encore la différence entre le chancelier de Baie et le souverain Pontife, Pie H voulut, par une bulle solennelle, condamner, à la face de l'univers, tout ce qui s'était fait à Bàle contre l'autorité légitime d'Eugène IV. Il accomplit ce devoir, avec une abnégation personnelle et une franchise de paroles, qui lui conquirent l'admiration universelle. « Nous sommes homme , dit-il , et comme tel , sujet aux fai- » blesses et aux ignorances de l'humanité. Parmi les choses que » nous avons dites ou écrites avant notre exaltation, il en est » beaucoup qui sont condamnables ; nous avons péché par sc- » duction; nous avons persécuté l'Eglise de Dieu par ignorance. » Comme Augustin, nous n'hésitons pas à rétracter les erreurs » qui peuvent se trouver dans nos discours ou dans nos écrits. » Autrefois j'ai parlé et agi en jeune homme; croyez-en mainte- » nant un vieillard : faites plus de cas d'un souverain Pontife » que d'un particulier; récusez iEnéas Sylvius et écoutez Pie II. » Après une déclaration si explicite, le Pape était libre de suivre la voie dans laquelle il s'était engagé. Le 18 janvier 1459, il publiait la fameuse bulle Execrabilis, dans laquelle il condamne absolument les appels interjetés du jugement pontifical, à celui d'un futur concile. « Notre siècle, dit-il, a vu se produire un » abus exécrable et inconnu de toute l'antiquité. Poussés par un » esprit d'insubordination, des esprits rebelles se croient en droit » d'infirmer les sentences du Pontife de Rome, du vicaire de » Jésus-Christ, pour en appeler au jugement du futur concile. » Qui ne voit ce qu'il y a d'illusoire dans cet acte qui récuse un » tribunal certain pour en référer à un tribunal qui n'existe pas » encore, et dont la réunion n'est pas même déterminée? Les » plus légères notions du droit canonique suffisent pour faire » apprécier ce qu'un pareil système aurait de préjudiciable à » l'Eglise de Dieu. Voulant donc éloigner du troupeau de Jésus- » Christ un poison si dangereux, de l'avis de nos vénérables » frères, les cardinaux de la sainte Eglise romaine, de tous les r> prélats et jurisconsultes de notre cour, nous condamnons ces » appels, nous les réprouvons comme erronés, et faisons défense,