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calamités publiques tournèrent à l'avantage de la religion et au rétablissement de la paix.
3. Urbain II avait employé les premières années de son pontif.cat à parcourir la Sicile, que le comte Roger venait d'arracher d ' :uilivement au joug des Sarrasins. Le Pape y créa desévêcliés et y institua la juridiction ecclésiastique. En reconnaissante des services du comte, il le nomma son légat apostolique pour le pays qu'il avait conquis. Nous avons déjà vu l'exemple d'un privilège analogue, conféré à saint Etienne de Hongrie par Sylvestre II. Le Pape, dans sa lettre d'avènement, adressée à tout l'univers catholique, avait dit : «Nous nous proposons de » suivre fidèlement les traces de Grégoire VII, notre prédéces- » senr de glorieuse mémoire, ce martyr de la justice. » Il tint parole. Quelques mois après il écrivait à Alphonse VI, roi de Léon et de Caslilîe , pour lui reprocher d'avoir empiété sur F autorité religieuse, en déposant Févéque de Saint-Jnrques-de-Compoik'lle. « Rétablissez-le donc, lui disait-il, et envoyez-le ici » avec vos députés, pour qu'd soit jugé canoniquement; sinon d vous nous obligerez à des rigueurs que nous regretterions. » Urbain II tenait en même temps (1089), un concile à Mclfi, dans l'Apulie. Soixante-dix évéques, douze abbés, le duc Roger et un gr i' d nombre de seigneurs y assistèrent. Tous les précédents eau i> contre la vénalité des dignités ecclésiastiques, la simonie, le concubinage des clercs, y furent renouvelés; et le Pape se montra tel qu'il l'avait annoncé, le courageux successeur de saint Grégoire VU. L'année suivante il se rendait à Bari, pour sacrer le nouvel archevêque de cette ville, où la translation des reliques de saint Nicolas, évèque de Myre, en Lycie, attirait depuis deux ans un concours immense de pèlerins. Urbain II y promulgua les décrets du concile de Meîfi. En même temps, il mandait près de lui son ancien maître, l'illustre saint Bruno (1), qui s'arrachait à sa pieuse retraite des montagnes de Grenoble, pour l'aider de ses lumières et de ses conseils (1090). Sous Finfluence du souve-
(1) Suint Dmno passa quelques années à Rome, refusant toutes les dignités ecclésiastiques qu'Urbain 11 lui ollrail. Un invincible attrait In poussait vers la sohlmio. Kn 101)3, il se retira à Squillace, en Calabrc, nù il bâtit deux monastères tic son «nlrc. 11 mourut en !10i.