‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IX (volume 2)Chapitre 137 sur 294 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

SOMMAIRE

§ t. pontificat d'innocent x (15 septembre 1644-7 janvier 1655).

I. Caractères de la huitième époque de l'histoire de l'Eglise. — 2. Discours d» marquis de Saint-Chamond , ambassadeur de France à Rome, aux cardinaux assemblés en conclave. Election d'Innocent X. — 3. Le duc de Castro fait assassiner l'évêque de cette ville. Innocent X fait raser la ville de Castro. Affaire d'Antonio Barberini. — 4. Mazaniello. Jean IV, roi de Portugal, chef de la maison royale de Bragance. — 5. Traité de Westphalie. — 6. Charles 1°, roi d'Angleterre. Covenant signé en Ecosse par les Puritains. — 7. Cromwell. — 8. Mort de Charles Ier. La Fronde.— 9. Affaire du Jansénisme. Bulle Cum occasione. Silence respectueux. — 10. Mort d'Innocent X.

§ 2. pontificat d'alexandre vu (7 avril 1655-22 mai 1667).

II. Election d'Alexandre VII. — 12. Christine de Suède. — 13. Préadamitm. Abjuration d'Isaac de la Peyrère, chef des Préadamite3. — 14. Dissidence entre Alexandre VII et la cour de France, par rapport à l'administration du diocèse de Paris, en l'absence du cardinal de Retz, archevêque de Paris. — 15. Paix des Pyrénées entre la France et l'Espagne. — 16. Mort du cardinal Mazarin. Son caractère. — 17. Louis XIV. Son siècle. — 18. Affaire du du« de Créqui, ambassadeur de France à Rome. — 19. Bulle d'Alexandre VII contre le Jansénisme. — 20. Formulaire. — 21. Ordonnance des vicairesgénéraux du diocèse de Paris, relative au formulaire. — 22. Nouveau formulaire d'Alexandre VII. Résistance des quatre évêques. Mort d'Alexandre VIL

§ 3. pontificat de clément ix (20 juin 1667-9 décembre 1669).

H. Paix de Clément IX, dite Paix clémentine, dans l'affaire du Jansénisme. — 14, Bref de Clément IX aux quatre évêques réfractaires. — 25. Liaison d* Jansénisme avec le Gallicanisme. Marc Antoine de Dominis. Edmond Richer. Jean Launoy. Baillet. Vies des Pères du désert; Œuvres de sainte Thérèse, tra» duites par Arnauld d'Andilly. — 26. Ellie Dupin. Richard Simon. Le Couxrayer.

280 innocent x (1644-1655).

— 27. Les deux Pithou. Dupuy. — 28. Pascal. Les Lettres provinciates. ■— 29. Le docteur Amoine Arnauld. Les livres de la Fréquente communion; de la Perpétuité de la foi. Nicole. Les Essais de morale. — 30. Victoire de Saint» Gotliard, remportée par Montécuculli sur les Tufcs, «■*- 81. Prise de Candie par le grand visir Achmet. Mort de Clément X,

g 4. Pontificat d'Innocent X (15 septembre 1644- î janvier 1C55).

1. La huitième époque de l'histoire de l'Eglise renferme deux siècles bien différents : le siècle de Louis XIV et le xviue siècle. Le siècle de Louis XIV, qui est l'âge d'or de notre littérature, fut profondément empreint de l'esprit religieux» Malgré les tendances gallicanes qui dominèrent outre mesure les évêques et la cour du grand roi , malgré les funestes dissensions qui surgirent entre le Saint-Siège et la France, la foi rayonna de l'éclat et des splendeurs du génie. Bossuet et Fénelon rappelaient, au milieu même de leurs luttes théologiques, les temps des Augustin et des Chrysostôme. Le traité de Westphalie accorda au protestantisme la tolérance générale qu'il réclamait depuis trente ans les armes à la main. On aurait pu croire que cette concession lui donnerait plus de vitalité et de puissance. Mais le jour de sa décadence fut précisément celui où il eut acquis le droit d'exister. Il cessa d'être redoutable aussitôt que la controverse fut terminée. L'erreur a besoin, pour se propager, de l'agitation factice du combat : une victoire qui lui conquiert la paix est le signal de sa décomposition. Le Catholicisme, au contraire , sentit son influence s'accroître. Il se fit partout une sorte de réaction en sa faveur. Tous les talents lui firent hommage et voulaient s'honorer en le servant. Les sectaires avaient prétendu que l'Eglise romaine avait varié dans ses dogmes , et que son enseignement n'était pas celui des Apôtres. On étudia l'antiquité avec le plus grand soin, sous tous les aspects , et l'on prouva aux sectaires que leurs déclamations étaient sans fondement. Cependant des hauteurs de ce grand siècle, illuminé par une même croyance et un même respect pour les choses saintes, l'œil de Bossuet apercevait, à l'horizon de l'avenir, une race d'hommes impies qui cherchaient dans l'athéisme un asile pour leurs passions, une forteresse pour leurs désordres. Le xvme siècle se chargea de réaliser ces appréhensions du génie. Le philosophisme , aussi éloigné de la vraie sagesse que de la foi

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