‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IX (volume 2)Chapitre 217 sur 294 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

leîot, qu'il parvint à s'échapper. Le ministère français eût perdu sa considération vis-à-vis de l'Europe , s'il n'eût tiré vengeance de l'outrage qu'il venait de recevoir en Pologne. La France s'unk avec l'Espagne et la Sardaigne contre l'Autriche. Il n'était pai possible de rétablir Stanislas , mais on pouvait le venger. Une armée française envahit l'Allemagne, sous les ordres du maréchal de Berwick, qu'un coup de canon tua devant Philisbourg. Sa perte était, à elle seul, un immense revers. Cependant le duc de Noailles et le marquis d'Asfeld , qui lui succédèrent, s'emparèrent de îaville : c'était un grand exploit, surtout en vue d'une armée ennemie, commandée par le prince Eugène. Une autre armée française, en Italie, sous Yillars et le duc de Savoie , s'empara de Milan. Le marquis de Coigny, successeur de Villars (1734), gagna sur le comte de Merci les brillantes victoires de Parme et Guastalla, tandis que don Carlos, fils de Philippe Y , avec le duc de Montémar, vainqueur à Bitonto, chassait Yisconti, vice-roi de Naples, pour l'empereur Charles YI , et se rendait maître de la Sicile, par la prise de Messine et de Syracuse. L'empereur d'Autriche fut alors trop heureux de souscrire aux conditions de paix que lui proposait la France victorieuse. Le cardinal Fleury , qui avait eu la sagesse d'empêcher l'Angleterre et la Hollande de . prendre part à cette guerre , eut aussi celle de la terminer heureusement, sans leur intervention. Par le traité de Vienne (3 octobre 1735), Stanislas fut mis en possession de la Lorraine, dont * il fit le bonheur pendant un règne de vingt-huit ans (1); don Carlos fut reconnu roi des Deux-Siciles ; le roi de Sardaigne eut une partie du Milanais, l'autre resta à l'empereur Charles YI ; enfin, François, duc de Lorraine, qu'on dépossédait pour donner ges Etats à Stanislas, eut l'expectative de la Toscane, dont le grandduc, dernier des Médicis, était sur le point de mourir sans postérité. Le traité de Yienne fut le chef-d'œuvre de la politique habile et prudente de Fleury.

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