‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IX (volume 2)Chapitre 244 sur 294 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

^UiVJiMAIRE.

pontifical DE ple vi (15 février 1775-29 août 1799).

1. Coup d'oeil sur le pontificat de Pie VI. — 2. Election dp Pie VI, .^es premiers actes. — 3. Les Jésuites sont accueillis par Frédéric-le-Grand, roi de Prusse, et l'impératrice de Russie , Catherine II. — 4. Premières aimées du régne de Louis XVI. — 5. Le Joséphisme en Allemagne. — 6. Voyage de Pie VI à Vienne. Synode de Pistoie. — 7. Révolte de la Belgique contre Joseph IT. — 8. Ministres de Louis XVI. — 9. Ouverture des Etats-généraux. — 10. Constitution civile du clergé. — 11. Courageuse conduite de la maj^té du clergé français. — 12. Pie VI condamne la constitution civile du clergé. — - 13. Captivité de Louis XVI. — 14. Convention nationale. Jugement de Louis XVI. — 15. Mort de Louis XVI. — 16. Discours de Pie VI aux cardinaux, à l'occasion de la mort de Louis XVI. Mort de Marie-Antoinette. La Terreur. — 17. Le Directoire. Le général Bonaparte. — 18. Première campagne d'Italip par Bonaparte. — 19. Le Directoire veut forcer Pie VI à révoquer la condamnation de la constitution civile du clergé. — 20. Pie VI est enlevé de Rome par ordre du Directoire. — 21. Mort de Pie VI à Valence.

Pontificat de Pic ¥1 (15 février 1775-29 août 1799).

1, Nous arrivons enfin à la grande catastrophe sociale, préparé*1 depuis si longtemps, en Europe , par les fureurs du protestantisme , les haines et les violences du jansénisme , l'impiété , la licence de la nouvelle philosophie, l'imprévoyance des rois, les scandales des cours, l'insubordination des peuples et le triomphe simultané des mauvaises doctrines dans tous les Etats de l'Europe chrétienne. L'époque révolutionnaire allait sonner , et d'effroyables calamités politiques et religieuses allaient inonder le monde. Jusque-là bien des tempêtes, des orages, avaient menace le vaisseau de l'Eglise; mais, si on peut le dire, il n'y avait dans ces dangers qu'un caractère de violence passagère. Les passions une fois apaisées, la Papauté retrouvait son empire sur des générations restées, au fond du cœur, fidèles et soumises ; les hérésies précédentes s'attaquaient à un dogme particulier; les princes persécuteurs mouraient et laissaient le trône à des successeurs moins

Page 1