‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IXChapitre 106 sur 332 · CHAPITRE V. Î9Ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. Î9Ï

sacerdoce et de l'empire, Calixte II convoqua dans l'église de Latran le neuvième concile général et le premier de l'Occident. Plus de trois cents évêques et de six cents abbés s'y rendirent de toutes les parties du monde (1123) Le Pape y ratifia et promulgua solennellement le traité de paix conclu avec Henri V. Il fut convenu que les élections des évêques et des abbés de Germanie se feraient désormais , sans simonie , en présence de l'empereur ou de ses délégués, et que les sujets élus recevraient de lui, par la tradition du sceptre, comme il se pratiquait à l'égard des autres vassaux, l'investiture des régales, c'est-à-dire des fiefs et autres domaines temporels, concédés à l'Eglise par les princes. Enfin on renouvela, avec plus de rigueur que jamais, les excommunications précédemment portées contre les Nicolaïtes, les simoniaques et ceux des partisans de Tan ti pape Maurice Bourdin, qui s'opiniâtraient dans le schisme. Le neuvième concile général termina glorieusement le pontificat de Calixte II- En moins de six années, ce Pape venait de pacifier l'Eglise et l'empire, de réparer les fautes ou les faiblesses de ses prédécesseurs, de rétablir Fautorité du Saint-Siège et toute la splendeur de l'ordre hiérarchique, de consommer enfin la réalisation du plan de saint Grégoire VII (13 décembre 1124). L'empereur Henri V ne lui survécut pas une année (23 mai 1125). Ce prince ne laissait pas d'enfants. En lui s'éteignait l'ancienne maison de Saxe qui régnait depuis deux cent sept ans. Lothaire II, le plus proche allié de cette famille, par sa femme qui descendait d'un oncle de saint Henri, fut élu à Mayence (30 août 1125), et monta sur le trône d'Allemagne.

37. Le désordre et le relâchement des mœurs, qui s'étaient produits pendan" la guerre des investi tures; favorisèrent l'invasion dans les Eglises d'Occident d'une multitude de sectes qui se rattachaient aux principes du Manichéisme, et qui érigeaient le vice à la hauteur d'un système. Elles renouaient ainsi la chaîne des hérétiques d'Orléans, d'Arras, de Toulouse, restes des Pauliciens d'Orient, précurseurs de tous les systèmes plus modernes^ ~}ui, sous des noms divers, prétendent à détruire les principes de /autorité > de *a subordination hiérarchique , de la famille et de a société. Leurs erreurs dogmatiques, communes en quelques

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