‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IXChapitre 207 sur 332 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

avaient de plus un officiai, qui présidait le tribunal e^clésiasticp^en leur nom. Indépendamment de ces auxiliaires du pouvoir épiscopal, les évêques in partibusinfideliurr^. jommeneèrent à cette époque à servir de coadjuteurs aux évêques titulaires, Lorsque la chute des deux empires latins de Jérusalem et de Constantin ople eut privé de leurs sièges un grand nombre d'é— vêques d'Orient , ils revinrent en Europe. Plusieurs évêques se les adjoignirent. Depuis, l'Eglise a conservé la coutume de conférer le titre de ces grandes Eglises maintenant tombées au pouvoir des infidèles, comme pour perpétuer et consacrer de siècle en siècle les souvenirs qu'elles rappellent et les noms glorieux qui les ont illustrées.

5. Sous l'active et énergique impulsion donnée par les Papes au gouvernement de l'Eglise , les mœurs des clercs ne tardèrent pas à reprendre la régularité qu'elles avaient perdue dans le cours du xe siècle. La main puissante de saint Grégoire VII ren« dit à la législation canonique sa vigueur primitivr Le céliba! ecclésiastique, maintenu malgré toutes les teutatives ae relâchement, releva la dignité morale du clergé d'Occident, et l'empêcha de s'avilir dans la corruption et l'oubli de ses devoirs. Au xme siècle le clergé régulier et séculier offrait l'exemple de toutes les vertus. La science et la sainteté, ces deux couronnes du sacerdoce , ne rayonnèrent jamais d'un plus vif éclat : le monde tout entier, sous l'influence puissante de la Papauté, s'avançait dans les voies de la perfection évangélique; et, aux yeux des vrais chrétiens, cette époque est la plus féconde et la plus merveilleuse en œuvres de foi , de charité et de dévouement.

6. Ainsi constituée, d'une manière forte et puissante, la hiérarchie de l'Eglise put agir vigoureusement sur la société du moyen âge. Cette action se traduisit, à l'extérieur, par les croisades contre l'Islamisme et les Albigeois, et par la propagation de l'Evangile dans les contrées t-&ce?e païennes, à l'intérieur, par un développement et une expansion prodigieuse de l'esprit de sainteté et de foi ; par les institutions d'ordres religieux ; par un mouvement intellectuel qui régénéra les études . eoEstitua un nouvel art chrétien et couvrit le monde d'universités.

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