‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IXChapitre 46 sur 332 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Norwége , Fïslande et le Groenland comptés au nombre des pays thrétiens. Comme le Groenland communique avec le Nouveau- Monde , on s'explique tout naturellement les traces et les traditions altérées du Christianisme qu'on rencontra plus tard parmi les populations de l'Amérique , lors de l'immortelle découverte de Christophe Colomb.

$ 8. Pontificat d'Etienne X ( 2 août 1057-29 mars 1058) .

17. A la mort de Victor II , le clergé romain s'adressa , pour le choix d'un souverain Pontife , au cardinal Frédéric , prélat de la famille des ducs de Lorraine , et qui avait été l'un des trois légats envoyés par saint Léon IX à Constantinople , à l'occasion du schisme de Michel Cérulaire. Au retour de son ambassade , il avait renoncé aux grandeurs de la terre a et s'était fait moine dans l'abbaye du Mont-Cassin. Il désigna aux suffrages de se3 collègues le cardinal Humbert et le sous -diacre Hildebrand, comme les candidats les plus dignes de monter sur le siège de saint Pierre. Sa modestie ne lui permettait pas de songer qu'on put avoir l'idée de l'y promouvoir lui-même , et son étonnement égala sa douleur quand il se vit porté , aux acclamations générales, dans l'église de Saint-Pierre in vincoli^ et salué Pape sous le nom d'Etienne X (2 août 1057). Il n'y avait pas d'empereur en ce moment , on n'eut donc point à attendre la confirmation impériale. Le roi de Germanie , comme tel , n'avait pas plus de droits à exercer sur ies élections pontificales , que les rois de France , d'Ecosse , d'Espagne ou de Hongrie. Le Saint-Empire, créé par les Papes , avec la mission de défendre les intérêts àVL Saint-Siège , avait seul , à ce titre , un droit de protection et é& reconnaissance.

1 8 . Etienne X inaugura son pontificat par la tenue de plusieurs conciles, dirigés contre les prêtres indignes, qui, malgré les sages ordonnances de saint Léon IX, continuaient à déshonoreï la sainteté de leur ministère, par des mœurs scandaleuses. Tous les clercs qui avaient transgressé les lois du célibat ecclésiastique lurent déposés de leurs fonctions. Le Pape les contraignit à rompre leurs relations criminelles , les soumit à la pénitence pu-

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