Mansi. t. XVllI, col
5. Saint Dunstan, né en 935, archevêque de Gantorbéry en gSg, mort le 19 mai 988.
6. Mansi, t. XIX, col. i5 ; Lingard, Hisl. d'Angleterre, t. I, p. 276 et s. ; Antiqullés de l'Eglise anglo-saxonne, p. 248 et s,
7. Voir le texte de l'épitaphe dans Duchesne, Lib pontif., t. I, p. a54. Celte épitaphe est maintenant dans le musée épigraphique de l'abbaye.
Mort
d'Otton 1er
<7 mai 978).
Son œuvre politique.
i,e mouvement mtellectuel
âous le règne d'Otton 1".
Luiprand iâe Crémone (920-973).
Ratier
de Vérone
Le moine Widukind.
La religieuse Hroswilha.
communications entre Rome et l'Allemagne en vue d'obtenir la ratification de l'empereur ; d'autres estiment que cette « longue vacance est une preuve de Fintervention impériale à cette occasion * m. Quelques mois plus tard, le 7 mai 978, Otton I**" mourut. Les Allemands, qui lui ont donné le nom d'Otton le Grand, le considèrent comme le fondateur de la nation allemande. Il eut cette ambition, comme aussi celle d'être le protecteur de l'Eglise. Mais, à ces deux points de vue, son œuvre fut plus brillante que durable. En Germanie, une puissante féodalité avait déjà poussé de trop profondes racines pour qu'il fût possible de la réduire autour d'un pouvoir central ; et à Rome, la main d'Otton avait été trop dure pour ne pas soulever de sourdes révoltes contre son autorité. A rencontre d'un historien allemand, qui voit toute la gloire d'Otton le Grand dans ses vertus guerrières et conquérantes ^, nous verrions plutôt la grandeur de son règne dans la protection qu'il accorda aux lettres et aux sciences et dans les exemples de sainteté qui rayonnèrent autour de son trône.
Otton connaissait à peine le latin ; mais il encouragea les savants qui cultivaient les lettres latines. On doit citer parmi eux le célèbre Luitprand, qui composa auprès de l'empereur son Antapodosis, où il raconta les événements accomplis en Italie depuis 888. Plus tard, récompensé de ses services par révêché de Crémone, il se montra, dans sa Vita Otlonis et dans sa Legalio Constantinopolilana, courtisan servile du pouvoir impérial ; mais on doit lui reconnaître un esprit délié, une érudition peu commune, une verve puissante ; et ses récits, quand on sait faire la part de son évidente partialité, sont des plus précieux qu'on puisse consulter pour l'histoire de ce temps. Le cardinal Baronius y a beaucoup puisé pour écrire ses Annales, et a même excédé dans la confiance qu'il a accordée au prélat historien. A côté de Luitprand, mais dans un rang inférieur, l'évêque de Vérone, Ratier, non moins courtisan, a laissé aussi des écrits curieux et vivants sur les événements et les mœurs de son époque. Dans les monastères dotés et protégés par Otton, le moine Widukiud, de la Nouvelle-Corbie, écrivit, sous le titre de Res geslœ saxonicœ, l'histoire de la Saxe depuis ses origines jusqu'à son temps ; et la religieuse Hrosw^itha, du couvent de Gandersheim, composa, en imitant Virgile