‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 188 sur 336 · Acta Sanctorum, avril, t. II, p · texte numérisé non relu

Acta Sanctorum, avril, t. II, p

6. Exordium paruum eisterciense, cité dans les Acta Sanctorum, aprilis, t. II, p. 109.

l'affranchissement de l'église

l'abbé Etienne chargeait Bernard lui-même d'aller fonder sur les bords de l'Aube, à Clairvaux, sur uoe terre offerte par la générosité du comte de Troyes, un nouveau monastère. La nouvelle maison fut bénite par l'évêque de Châlons-sur-Marne, l'illustre fondateur des Chanoines réguliers de Saint-Victor, Guillaume de Ghampeaux; et, à partir de ce jour, une intimité, qui ne devait faire que grandir dans la suite, se forma entre Téminent prélat et le saint fondateur de Glairvaux. Les débuts de la fondation furent rudes. Une noire détresse força Bernard à rendre plus dure qu'elle n'était à Gîteaux l'austérité du régime. Mais le courage des moines fut admirable. Il devint contagieux. En moins de trois années, Glairva^x témoignait de sa vitalité en fondant trois monastères : celui des Trois-Fontaines, dans la forêt de Luiz ; celui de Fontenay, dans le voisinage de Montbard, et celui de Joigny, près de Vervins.

Le 23 décembre 1119, une bulle du pape Galixte II confirma les progrès de tout l'ordre de Gîteaux, en approuvant la charte d'union, dite Charte de charité, établie entre toutes les maisons cisterciennes. K la différence des monastères clunisiens, qui reconnaissaient à la maison mère un pouvoir souverain, les monastères cisterciens conservaient leur autonomie d'administration et se soumettaient à l'autorité des ordinaires* . Sur d'autres points encore, les manières de voir se trouvèrent différentes ou opposées. Tandis que les églises de l'ordre de Gluny se distinguaient par leur splendide architecture et la richesse de leur ornementation, celles de l'ordre de Gîteaux se faisaient remarquer par leur simplicité et leur pauvreté. Ges divergences et ces oppositions furent l'occasion, en Ire les deux ordres, de controverses, dans lesquelles Pierre le Vénérable et Bernard de Glairvaux échangèrent leurs réflexions, parfois d'une manière vive, jamais au détriment d'une surnaturelle charité. L'autorité pontificale laissa librement se développer les deux tendances, pensant qu'elles avalent place l'une et l'autre dans l'Eglise de Dieu.

Fondation de Clairvaux

(iii5].

La

Bulle de charité

(28 décembre

Une expansion de vraie vie monastique n*est jamais allée dans l'Eglise sans une expansion correspondante de progrès intellectuel

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