‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 218 sur 336 · Ibid.» col · texte numérisé non relu

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l'organisation de la chrétienté 871

sa vie, le religieux pénitent dut se retirer, à cause des nombreuses infirmilés qui étaient venues l'assaillir, dans le prieuré de Saint- Marcel, près de Chalon, sur les bords de la Saône. C'est là qu'il Mort

mourut, le 21 avril ii42, après avoir reçu dans des sentiments CaiavrU d'cdifiarite componction les derniers sacrements *. Il était âgé de nAa.) soixante-trois ans. Aucun homme peut-être, depuis Origène, n'avait ^loupé, autour d'une chaire de professeur, une foule plus nombreuse et plus enthousiaste. Abailard fut une des plus illustres et des plus inforUinées victimes du succès. Prise dans son ensemble, son influence a été des plus funestes. Cependant, de même que tout n'est pas à blâmer dans sa vie, tout n'est pas à rejeter dans son œuvre. « En montrant, dans son Sic et Non, la nécessité d'employer une critique sévère dans l'usage des textes des Pères ou même des textes bibliques, il a préludé à une réforme des études ^ » ; et une école qui s'est r'^clamée de lui ^ a introduit « trois perfectionnements essentiels dans l'enseignement théologique : l'idée de condenser dans une Somme la synthèse de toute la théologie, l'introduction des procédés plus sévères de la dialectique, et la fusion de l'érudition patristique avec la spéculation rationnelle*. »

Peu de temps après la mort d' Abailard, vers ii43, le prévôt de Le»

Steinfeld, Evervin ou Ebroïn, signalait à Bernard l'existence d'une ,^^;;^\^^"®' Il Ti / ' • • 1 ^ "® uologne.

nouvelle secte d hérétiques aux environs de Cologne. Ils s'enveloppaient de mystère. Leur devise était : « Jure et parjure-toi, mais ne livre jamais le secret. » On savait cependant que, comme règle de fui, ils n'admettaient que la Bible ; qu'en matière de dogme, ils rejetaient le baptême des enfants et la communion des saints, et qu'en morale la réalité de leur conduite ne répondait pas à l'austérité de Us sont réfutés leurs maximes. Bernard reconnut facilement à ces traits une rami- s^int Bcniard

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