‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 25 sur 336 · P. L t. GXXXVII, col. 8A · texte numérisé non relu

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LE PROTECTORAT IMPERIAL ^7

tenu h Carroux, près de Poitiers, en 989, et tin concile tenu à Narbonne, en 990, avaient déclaré « anathèmc contre ceux qui pillent les biens des pauvres * ». Vers l'an 994, l'annaliste Adhémar de Gliavannes raconte que l'évêque de Limoges, « pour punir les mauvaises actions des seigneurs, ordonna que les églises et les monastères cesseraient le culte divin ^ ». Gerbert écrivait à la même époque à un grand seigneur : « Nous vous supplions de considérer que la paix de l'Eglise ne peut exister sans la paix entre les princes ^. » L'acte important du souverain pontife encouragea puis- Premîère§ samment le mouvement qui se dessinait. Avant de mourir, en 996, jg là Trê'e il put apprendre avec joie que neuf évêques du Midi de la France, de Dieu. Wido du Puy, Pierre de Viviers, Wigo de Valence, Bégo de Gler-. mont, Raymond de Toulouse, Dieudonné de Rodez, Fredelo de Perpignan, Fulcran de Lodève et Guy de Glandève, réunis en concile avec un grand nombre de grands seigneurs, avaient rédigé la première formule solennelle du « Pacte de paix ou Trêve de Dieu » : « Au nom de Dieu , souveraine et indivisible Trinité,... à partir de ce jour, que nul désormais ne fasse irruption dans une église,... que rien ne soit enlevé à ses légitimes propriétaires,... que nul ne moleste un villageois ou une villageoise ou ne les mette à rançon... Si quelque ravisseur maudit rompt cette institution de paix, qu'il soit excommunié, qu'aucun prêtre ne chante pour lui la messe, ni ne lui donne la communion *. »

Telle fut la première promulgation de la Trêve de Dieu : Charla qua Treuga Dei coiifirmatur ^,

Une autre grande institution de bienfaisance sociale vit le jour sous le pontificat de Jean XV. Le fils d'un noble seigneur des envi-

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