‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 288 sur 336 · Chartul. Univ. Paris., t. I, p. i · texte numérisé non relu

Chartul. Univ. Paris., t. I, p. i

• 5. Du Boulât, Histor. Univers. Paris., t. III, p. 680 : Lutetix summum m theo-

logia apicem consecutus est.

L OUGA.MSAT10N DE LA CHRETIENTE

violation de certains privilèges de leur corporation, n'avaient pas hésité à entrer en conflit avec le gouvernement royal, et même, à cesser leurs cours en signe de mécontentement. Le pape leur confirma le droit qu'ils s'attribuaient de se voter des statuts, et les autorisa expressément à employer, comme arme défensive, la « cessation », c'est-à-dire la suspension de l'enseignement. Il régla en même temps ses rapports avec le chancelier de l'Eglise de Paris. \insi fortement organisée, l'Université de Paris ne tarda pas à prendre une rapide extension et à devenir le modèle de toutes les autres Université du Moyen Age.

Mais plus il favorisait le progrès des études, plus Grégoire IX se montrait sévère envers ceux qui se servaient d'une instruction si largement dispensée pour propager l'hérésie, et, par l'hérésie, le trouble dans l'Eglise et dans la société. Grégoire IX, grand protecteur des études, fat un des organisateurs les plus actifs de l'Inquisition. De 1229 à 12^0, par une série de mesures méthodiquement combinées, il poursuit la répression des hérésies dans toute l'Europe par l'établissement d'un accord entre le Saint-Siège d'une part, l'épiscopat et les princes chrétiens de l'autre.

On a dit que l'Inquisition romaine avait été créée en novembre 1229, au concile de Toulouse, par le cardinal Romain, légat de Grégoire IX. Cette assertion n'est pas exacte. Le concile de Toulouse a seulement édicté un règlement très complet pour la recherche et la punition des hérétiques. Ce règlement ^, en codifiant et en complétant les usages et prescriptions suivis depuis un demi-siècle, dans la répression de l'hérésie, est devenu ensuite la base de la procédure suivie par les tribunaux fixes d'inquisition établis au cours du XIII* siècle, et, à ce titre, il a une grande importance historique.

Ces tribunaux fixes furent établis successivement en France, où saint Louis se mit à la disposition des clercs chargés de la poursuite des hérétiques ^ ; en Castille, où saint Ferdinand prit la même attitude ^ ; en Aragon où le roi don Jayme, sur le conseil de son confesseur Raymond de Pennafort, pria- lui-même le pape de lui envoyer des inquisiteurs * ; en Italie, où les cathares déchaînaient

Organisation

de l'Université

de Paris.

Bulle Parens

scientiarum

(ia3i).

Grégoire IX

et l'Inquisition.

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