I. POTTHAST, n
a. Jordan, Registre de CUmenl IV, p. 871, n. ioi5, note a; Potthajit, n 19.55a et s.
Naples, où Gharies d'Anjou, après ud jugement sommaire, le fit exécuter sur une place de la ville, le 29 octobre 1268. Ainsi finit le dernier des Ilohenstaufen. On a voulu parfois compromettre le pape Clément IV dans cette affaire *. Mais a Clément IV, qui avait si souvent exhorté Charles d'Anjou à la sagesse, à la clémence et à la justice^, n'eut certainement aucune part à la tragédie qui termina la destinée des Hohenstaufen. Il n'eut probablement même pas connaissance préalable de l'exécution, loin de l'approuver, et déplora sincèrement les excès de la répression sauvage qui sévit dans tout le royaume ^. »
Mesures Clément IV signala son pontificat par plusieurs mesures sagement
fiscalité, réformatrices. On lui a reproché cependant son esprit de centralisation et.de fiscalité*. Il légalisa et par là même étendit l'usage, déjà introduit par ses prédécesseurs, de réserver au pape la nomination à tous les bénéfices « vacants en cour de Rome », c'est-à-dire les bénéfices dont les titulaires mouraient dans le lieu de résidence de la cour romaine^. Mais c'était là un moyen d'arracher à l'influence des seigneurs locaux ou des rois le recrutement de l'épiscopat. Il fit aussi, comme Innocent IV, beaucoup de levées d'argent au profit de la curie. Mais les luttes qu'il eut à soutenir en Occident, et surtout les projets qu'il nourrissait, depuis son élévation au souverain pontificat, en vue d'une nouvelle croisade en Orient, projets dont la chrétienté tout entière devait bénéficier, justifiaient ces mesures financières. EvéneœenlB Depuis quelques années, la situation de l'Eglise en Orient était
devenue extrêmement grave. En 1261, Michel Paléologue, empereur grec de Nicée, grâce à l'appui des Génois et à la connivence de la population grecque de Conslantinople, avait chassé de la ville et détrôné, presque sans coup férir, l'empereur Baudouin II. L'empire latin avait vécu. Le pape Urbain IV, qui gouvernait alors l'Eglise, avait bien essayé de provoquer une nouvelle croisade. Louis IX avait, seul de tous les souverains, répondu à son appel. D'ailleurs, de son côté, Paléologue avait réussi à paralyser l'ardeur du pape, en entrant aussitôt en négociationsavec lui en vue de l'union des Eglises.
1 . James Bwtcb, îe Saint Empire romain germanique^ trad. Domergue, ua vol. in-80, Paris, 1890, p. 274.