CONCILE OECUMÉNIQUE DE LATRAN
(l I52-II98.)
Vue générale sur cette période. — Guelfes et Gibelins. — Election de Frédéric I''»' dit Barberousse (iiôa). — Vue d'ensemble sur son règne. — Il établit luniti
de gorn'ernement et assure la prospérité matérielle en Allemagne. — Mais ses rêves de domination universelle échouent devant la résistance des communes italiennes et de la papauté p. Sgo à 891
I. Portrait de Frédéric Barberousse. — Il se propose d'aller faire reconnaître son autorité en Italie. — Le pape Anastase IV (juillet ii53-3 décembre ii54). — Le pape Adrien IV (4 décembre ii54-i**' septembre iiSg). — Biographie du nouveau pape. — Il se rend compte de la gravité de la situation. — Une émeute éclate à Rome. — Le pape y met fm en jetant l'interdit sur la ville. — Barberousse en Italie. — Sa rencontre à Sutri avec le pape. — Sa réponse hautaine à une députation du Sénat de Rome. — Le roi de Germanie, une fois couronné empereur, le 18 juin ii56, se pose en maître de 1 Italie. — Caractère de la nouvelle lutte qui s'ouvre entre le Sacerdoce et l'Empire : l'enjeu du conflit n'est plus le droit d'investiture, mais le gouvernement de Rome et de l'Italie. — Traité de Bénévent entre le pape et Guillaume de Sicile {ii56). — Irritation de l'empereur. — Le chancelier Rainald de Dassel, âme damnée de l'empereur. — Il fausse le sens d'une lettre écrite à l'empereur par le pape. — Entrevue orageuse entre Frédéric P^ et les légats du pape à la diète de Besançon (octobre 1 157).
— Le pape explique le vrai sens de sa lettre. — Réconciliation momentanée. — Profonde divergence de vues entre le pape et l'empereur. . p. 891 à 897
II. Les prétentions politiques de Frédéric Barberousse. — Les légistes. — L'école de droit de Bologne. — Mérites et défauts des jurisconsultes de l'école bolonaise.
— En quoi leur enseignement eut un caractère païen. — Frédéric comble les légistes de ses faveurs et fait appuyer par eux ses prétentions à la domination universelle. — Diète de Roncaglia (novembre 11 58). — Les légistes y rédigent le (( code de Roncaglia ». — Analyse de ce code. — L'empereur s'autorise du code de Roncaglia pour disposer de l'héritage de la comtesse Mathilde et pour donner des évêchés à ses favoris. — Protestation du souverain pontife (1159). — Nouveaux attentats de l'empereur. — Mort d'Adrien IV (lei' septembre iiôg) p. 897 à 4oi
III. Alexandre III (7 septembre 1169-80 août 1181). — Caractère du nouveau pape. — Ses origines. — L'empereur soutient l'antipape Victor IV. — Vue générale sur la nouvelle phase de la lutte entre le Sacerdoce et l'Empire. — Conciliabule de Pavie (1160). — Les membres du conciliabule^ trompés par l'empereur et menacés par lui, prononcent l'anathème contre le pape, — Procédés barbares de l'empereur à l'égard des villes italiennes. — Le pape se réfugie en France (1162) p . 4oi à 4o5
IV. Frédéric Barberousse intrigue auprès du roi de France Louis VII, pour le gagner à la cause de l'antipape Victor. — Un concile de Tours, présidé par le pape, excommunie l'antipape et ses partisans (mai ii63). - Mort de l'antipape Victor IV (20 avril ii64). — Election de l'antipape Pascal III (avril ii64). — Diète de Wûrzbourg (ii65). — Un serment de fidélité à l'antipape est imposé à tous les Allemands. — Canonisation de Charlemagne par l'antipape (29 décembre ii65). — La ligue véronaise. — Invasion de Rome par Frédéric Barberousse (juillet 1167). — Il en est chassé parla peste. — Mort de Rainald de Dassel (i4 août 1167). — ^* Ligue lombarde. — Fondation d'Alexandrie (mai 1168).
— Frédéric est abandonné par une grande partie des seigneurs allemands. — L'antipape Galixte III (1168). — L'armée des villes confédérées de l'Italie bat
TABLE DES MATItKES
Go3
l'armée impériale à Legnano (1176). — Traité de Venise (i^ août 1177). — Soumission de l'empereur p. 4o5 à 4iO
V. La lutte religieuse en Angleterre. — Henri II (iiS^-iiSg). — Son portrait et son caractère. — Saint Thomas Becket (1117-1170). — Thomas Becket, chancelier du royaume d'Angleterre. — Son vrai caractère. — Il est, avant tout, l'homme du devoir. Le roi le fait nommer archevêque de Cantorbéry (3 juin ii6a). — Sa vie austère. — Il se rend compte des dangers de l'absolutisme royal. — Premier choc entre le roi et l'archevêque, à propos d'une perception arbitraire d'impôts. — Deuxième incident, à propos d'une question d'immunité ecclésiastique. — Henri II oblige les membres du clergé à prêter serment de respecter les « vieilles coutumes » du royaume. — L'acte de Glarendon. Sous le titre de « vieilles coutumes », Henri II fait rédiger par ses légistes un code consacrant ses prétentions abusives sur les choses religieuses (février ii64). — Adhésion momentanée de Thomas Becket au code de Glarendon. Son repentir. — Thomas Becket se réfugie en France. — Colère d'Henri II. — Alexandre III fait tout pour apaiser le différend. — Noble fermeté de Thomas Becket. — Meurtre de l'archevêque de Cantorbéry 29 décembre {1170). — Repentir du roi. — Pénitence du roi. — Affranchissement de l'Eglise d'Angleterre p. 4io à 4i8
A^I. Troisième concile de Latran (onzième œcuménique) (mars 1179). — Règlement pour l'éleclion des papes. — Décisions relatives aux soins des lépreux, aux écoles populaires gratuites, à la Trêve de Dieu, aux infidèles et aux hérétiques. — Autres actes réformateurs du pape Alexandre III. — L'Inquisition. — Les premières origines de ITnquisition. — Caractère antisocial des hérésies néo-manichéennes des xie et xue siècles, — Première phase de la répression : les soulèvements spontanés de la foule. — Deuxième phase : intervention des princes. — L'Eglise, entraînée par le peuple et par les prin'ces, entre dans la voie de la répression. — Rôle de Louis VII, roi de France, et d'Henri II, roi d'Angleterre, dans ce mouvement. — Décision du concile de Tours, enjoignant aux évêques et aux princes de punir les hérétiques et de les expulser. — Le concile de Latran de 1179 engage les princes à réprimer par les a«"mes les sectes hérétiques p. 4i8 à 42a
VII. L'Eglise cherche surtout à combattre le faux mysticisme des manichéens en fa'vorisant le vrai mysticisme. — Richard de Saint-^ ictor (-{- ii73). — Caractère de son œuvre. — Son traité De Trinitaie. — Son mysticisme. — Adam de Saint-Victor. — Son œuvre poétique et musicale. — Introduction de la prose rimée. Point faible de l'école de Saint-Victor. — Alexandre III, chassé de Rome, meurt en exil, le 3o août 1181 p. 422 à 425
VIII. Vue d'ensemble sur la période de transition qui sépare le pontificat d'Alexandre III de celui d'Innocent III. — Lucius III (ler septembre n8ia5 novembre ii85). — Ses diflficultés avec la population de Rome et avec l'empereur Frédéric 1»^»'. — Audace croissante des sectes hérétiques. — Le néo-manichéisme se constitue en Eglise. — Organisation de l'Inquisition épiscopale par le pape Lucius III (ii84)- — Le pape ne demande pas seulement la punition, mais la recherche [inqulsilio) des hérétiques. — Cette recherche est confiée aux évêqncs P- ^25 à 42S
IX. Urbain III (a5 novembre ii85-20 octobre 1187). — Son pontificat est une
6o4 TABLE DES MATIERES
lutte sans trêve contre les prétentions de l'empereur d'Allemagne. — Grégoire VIII (21 octobre 1 187-17 décembre 1187). — Clément III (19 décembre 1 187-13 mars 1 191). . , p. 429 à 43o
X. La troisième croisade, — Affaiblissement des principautés chrétiennes de l'Orient. — Accroissement de la puissance du sultan d'Egypte. — Avènement de Saladin. — Ses rêves ambitieux. — Chute de Jérusalem (2 octobre 1187). — Clément lîl fait un appel à tous les princes et à tous les peuples chrétiens pour une nouvelle croisade. — La « dîme saladine ». — Importance exceptionnelle de l'expédition projetée. — Mort de Frédéric Barberousse (10 juin 1190). — Conséquences désastreuses de cette mort pour l'armée allemande. — Rivalité entre le roi de France, Philippe Auguste, et le roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion. — Prise de Saint-Jean d'Acre (i3 juillet 1191). — La rivalité de Philippe Auguste et de Richard Cœur de Lion se complique de celle qui éclate en Orient entre Guy de Lusignan et Conrad de Montferrat. — Résultat de la croisade : déplacement de l'influence chrétienne en Orient p. 43o à 434
XI. Célestin III (3o mars 1191-8 janvier 1198). — Ses vues pacifiques. — Henri VI. Ses vues ambitieuses. — Sa tentative d'annexion des Deux-Siciles à l'Empire. — Ses projets sur l'Angleterre, la France et l'Orient. — Ses panégyristes l'appellent le « vicaire de Dieu ». — Ses cruautés, — Protestations de Célestin III. — Mort d'Henri VI (septembre 1197). — Le divorce de Philippe Auguste. — Le pape .prend la défense de l'épouse injustement abandonnée. — L'affaire du mariage du roi Alphonse IX de Léon. — Les Chevaliers Teutoniques. — Les Frères Pontifes. — Les béguines et les béghards. — Etat anarchique de l'Empire depuis la mort d'Henri VI. .... p. 434 à 439