OUVRAGES
1. — On trouvera des vues synthétiques sur le Moyen Age dans les ouvrages suivants : Godefroid Kurth, Qu est-ce que le Moyen Age?, une brochure in-12, Paris, 7" édition, 1909 ; Legoy de la Marche, Le commencement et la fin du Moyen Age, dans la Guerre aux erreurs historiques, un \o\. in-12, Paris, 1891, p. i46-i56; E. Layisse, Vue générale de l'histoire politique de l'Europe, un vol. in-12, Paris, 1890, p. 41-107; Frédéric Sghlegel, Philosophie de l'histoire, trad. Leghat, 2 vol. in-8°, Paris, i836, t. II, p. i3o- 220 ; G. GoYAu, Vue générale de l'histoire de la papauté, dans le Vatican, la papauté et la civilisation, de Gotau, Pératé et Fabre,
un vol. m-i2, Paris, p. 5o-ii3 ; Montalembert, préface de V Histoire de sainte Elisabeth de Hongrie.
II. — L'histoire de la papauté du x* au xiii® siècle a donné lieu à d'importants travaux. L'ouvrage de Mgr Duchesne, les Premiers Temps de l'Etat pontifical (un vol. in-12, 2* édition, Paris, igo/i), a pour objet « d'expliquer comment s'est formé l'Etat pontifical et comment les conditions dans lesquelles il a fonctionné pendant les trois premiers siècles de son existence se rattachent aux grands conflits religieux du temps de Grégoire VII «.(Préface, p. vi-vii.) L'auteur a composé son livre en s'appuyant uniquement sur les documents originaux. Il est sobre de références, et se rapporte aux explications données dans ses notes du Liber pontijîcalis . L'étude très consciencieuse de M. Gosselin, Poauo/r du pape au Moyen Age ou recherches historiques sur l'origine de la souveraineté temporelle du Saint-Siège et sur le droit public du moyen âge relativement à la déposition des souverains (nouvelle édition, considérablement augmentée, un vol. in-S*", Paris, i845), est un travail qui, malgré son ancienneté, conserve sa valeur, et doit être consulté par quiconque désire étudier l'importante question du pouvoir temporel des papes au Moyen Age. Nous dirons de même du livre de M. Henri de l'Epï?(Ois, le Gouvernement des papes et les révolutions dans les Etats de CEglise (un vol. in-12, 2® édition, Paris, 1867). Ces deux derniers ouvrages sont riches de références aux documents originaux et aux ouvrages parus sur la matière.
Les papes des xi", xii* et xni* siècles ont donné lieu à de nombreux travaux, parmi lesquels il faut mentionner : la Vie de Gerbert, premier pape français sous le nom de Silveslre H, par A. Olléris, un vol. in-12, Clermont-Ferrand, 1867 (Cette biographie, due au savant éditeur des Œuvres de Gerbert (Clermont-Ferrand, 1867), témoigne d'une étude attentive des documents ; mais elle doit être complétée par les articles parus en 1869 dans les Etudes sous la signature du P. Colombier et par la discussion qui s'en est suivie, dans la même revue, entre le P. Colombier et M. Olléris) ; Saint Léon IX, par Eugène Martin, un vol. in-ia, 2® édit., Paris, 1900 ; Un pape alsacien, saint Léon IX et son temps, par 0. Delarc, un vol. in-S'', Paris 1876 ; l'Alsace et l'Eglise au temps du pape Léon IX, par le P. Brucker, 2 vol. in-S", Paris, 1889 ; le Pape Etienne IX^ par 'Ulysse Robert, un vol. in-8°, Bruxelles, 1892;
Sainl Grégoire VII el la ré forme de l'Eglise aaXl"^ siècle, parO. Delarc, 3 vol. iQ-8°, Paris, 1889-1890 (Celte œuvre, écrite d'après les sources, que l'auteur cite toujours de première main, mais un peu alourdie par la traduction intégrale de longs documents, ne comprend pas seulement l'histoire du pontificat de saint Grégoire Yll, et ne se borne même pas à recueillir dans les pontificats antérieurs ce qui se rapporte à Hildebrand ; elle donne l'histoire complète de Clément II, Damase II, Léon IX, Victor lï, Etienne IX, Nicolas 11 et Alexandre II ; le tome II est consacré presque tout entier à ce dernier pontifical) ; Un pape français ^ Urbain II, par L. Paulot, un vol. in-8% Paris, 1908; Histoire du pape Calixte IL par U Robert, un vol. in-S", Paris, 1891 ; Vila del Bealo Eagenio 111, par Sainati, Monza, 1874. Un religieux cistercien, Jean Delannes, a publié au XVIII* siècle une Histoire da pontificat d'Eugène III, un vol in-8*, Nancy, 1737; cette histoire sera utilement complétée et rectifiée par la Vie de sainl Bernard de Vacandard ; le même P. Dela?<nes a donné à Paris, en 17/ii, un vol. in- 13 sur le Pontifical d'Innocent U, Le grand pontificat d'Innocent llï avait d'abord tenté la plume de l'historien protestant Frédéric Hurter, lequel donna en quatre volumes, de i834 à i8/i3, une histoire magistrale de ce pontife. II en a été publié une traduction française, divisée en deux ouvrages distincts: Histoire du pape Innocent III, trad. Sai?ct-Ghéron et Haiber, Paris, 3 vol. in-8®, 2* édit., i855, et Tableau des institutions et des mœurs de f Eglise au Moyen Age, trad. G. Cohen, 3 vol. in-8\ Paris, 1843. D'une érudition et d'une impartialité incontestables, l'ouvrage n'était plus au courant de la science historique au xx* siècle. M. Achille LucHAiRE a publié, de 1901 à 1908, une nouvelle histoire d'Innocent III en 6 volumes in-12. Une revision complète des registres d'Innocent III avait préparé à cette œuvre le savant professeur de Sorbonne. Une réelle sympathie pour l'œuvre et la personne du grand pontife, prises dans leur ensemble, donne à l'ouvrage beaucoup de mouvement et dévie. Mais, étranger au catholicisme, d'une ignorance manifeste relativement à plusieurs de ses dogmes et de ses pratiques, imbu même de préjugés hostiles à son égard, M. Luchaire a été amené à méconnaître, sur plus d'un point, l'œuvre du grand pape, à noircir outre mesure les tableaux de la vie religieuse au xiii* siècle, à faussement interpréter plusieurs démarches entreprises dans le plus pur esprit évangélique, à user même, çà et là, d'un ton de persiflage qui rend plus amère l'injustice de l'appré-
cialion. Les corrections loyalement apportées par M. Luchaire dans un appendice de son dernier volume ne suffisent pas à rétablir complètement les droits de la vérité. On doit faire remarquer aussi que l'auteur, voulant faire une œuvre de vulgarisation, a, de parti pris, négligé de donner les références sur lesquelles il appuie ses jugements, et qu'on ne trouve, dans ses six volumes, aucune note bibliographique qui puisse guider le lecteur désireux d'approfondir par ses propres recherches l'histoire du grand pape. L'opuscule de Paul Deslandres sur Innocent IV et la chute des Hohenstaaf en, in-12 de 64 p-, Paris, 1907 ; V Histoire du pape Urbain IV et de son temps, par E. Georges, Paris, 1866 ; la W/a di san Pietro del Morrone, Celeslino papa V, Sulmona, 1896, et V Histoire de Boniface VIII et de son temps, par Dom Tosti, trad. Marie Duclos, 2 vol. in-8°, Paris, i85/i, renseigneront sur les derniers papes du xiii* siècle.
On trouve des vues d'ensemble sur l'histoire des papes du moyen âge dans les deux ouvrages de Félix Rocquain, la Papauté au moyen âge, un vol. in-8°, Paris, 188 1, et la Cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther, 3 vol. in-8°, Paris, 1898- 1897. M. Félix Rocquain excelle à réunir, dans ses ouvrages, l'intérêt du récit et la richesse de l'érudition ; mais pourquoi faut-il qu'il réserve toutes ses sévérités pour les papes, toutes ses sympathies pour les précurseurs du protestantisme et de la Révolution ? Le savant historien dépense beaucoup de talent à noircir les premiers et à blanchir les seconds, et il croit être arrivé à cette conclusion qu' a à proportion que la papauté grandit, elle s'éloigne du rôle auquel elle avait dû sa puis sance ;... qu'après avoir été un principe d'ordre et d'unité, elle devient un principe de trouble et de désorganisation ». (Préface de la Papauté au Moyen Age, p. x.) La lecture de l'œuvre de M. Rocquain ne peut être utile qu'à celui qui saura se mettre en garde contre les tendances de l'auteur. Il ne faudrait pas d'ailleurs s'attendre à trouver dans la Papauté au Moyen Age une histoire complète des papes de cette époque. Le volume qui porte ce titre ne comprend qu'une série de quatre études sur Nicolas P', Grégoire VII, Innocent III el Boniface YIII ; et l'auteur s'y montre beaucoup moins préoccupé de raconter les principaux événements que d'aborder des questions peu connues, telles que celles qui se rattachent, par exemple, à l'organisation et au personnel de la chancellerie pontificale, à l'authenticité des Dictatus papx de Grégoire VII, à la classification des lettres d'Innocent III, etc. Plus récemment, M. Louis Halphen a
publié une étude très documentée sur V Administration de Rome au Moyen Age^ un yoI. in-8*', Paris, 1907.
III. — M. James Brtge a donné, sous le titre de The Iloly Roman Empire^ une histoire générale du Saint Empire romain germanique, traduite en français par E. Domergue, ur vol. in-S", Paris, 1890. Nous avons mis à profit plusieurs vues intéressantes de ce savant ouvrage; mais M.Ernest Lavisse, dans la préface qu'il a mise en tête de la traduction française, reconnaît sans ambages que l'auteur y laisse voir « une prédilection pour l'hérésie et pour le germanisme w (p. xl). Ce défaut ne se rencontre pas dans le volume plus modeste de M. Jean Birot, le Saint Empire, un vol. in-18, Paris, iqoS. S'inspirant de l'œuvre de James Bryce, l'auteur montre mieux que l'historien anglais comment les pontifes romains, dans leur lutte contre l'empire germanique, sauvèrent à la fois la liberté de l'Eglise et l'indépendance de l'Italie. La question de la lutte du sacerdoce et de l'empire au moyen âge a été plus spécialement traitée dans les quatre volumes in-8° publiés à partir de i84i, par Charles de Gherrier, Histoire de la lutte des papes et des empereurs de la maison de Soiiabe... jusqu'à ta mort de Conradin. L'auteur, qui avait dépouillé un grand nombre d'archives et de bibliothèques de France, d'Allemagne et d'Italie, expose bien les faits, et se plaît à en donner des appréciations philosophiques parfois profondes ; mais on doit lui reprocher une tendance trop marquée pour la cause des empereurs. Plus récemment, des historiens ont considéré deux aspects nouveaux de la grande lutte. Paul Fabre, dans sa remarquable Etude sur le Liber censuum de l'Eglise romaine, Paris, 1892, et, à sa suite, plusieurs autres historiens de France et d'Allemagne, ont étudié le côté économique de la question. D'autres ont porté leur attention sur les théories politiques formulées au cours des conflits entre l'Eglise et l'Etat. On doit signaler en ce sens deux ouvrages italiens : Sgaduto, Stato e Chiesa negli scrltti politici dalla fine dalla lotta per le investiture a Lodovico il Bavaro (i 122-1347) (Firenze, 1882), et surtout A. SoLMi, Stato e Chiesa secondo gli scritti politici da Carlomagno fino al concordato di H^orms (800-1 122), in-8**, Modena, 1901. Ces deux études sont complétées par celle de Mgr Baudrillart, Des idées qu'on se faisait au XIV^ siècle sur le droit d' intervention du Saint- Père en matière politique. [Revue (Thist. et de litt. rel.y t. III, 1898, p. 193-228, 809 337.)
L histoire de la querelle entre le Sacerdoce et l'Empire est traitée avec toute son ampleur dans V Histoire des conciles de Mgr Hefele. tomes V et YI. Le nouveau traducteur a pris soin de relever les passages où l'auteur paraît trop influencé par ses idées germaniques. Il a enrichi le texte d'une abondante bibliographie et de nombreuses notes, d'une allure parfois très hardie.
IV. — Après la question de la lutte contre l'Empire, il n'est pas de question qui ait plus préoccupé les papes du Moyen Age que celle des croisades. On trouvera un exposé succinct et complet de l'état actuel des sciences historiques sur ce sujet dans le volume de M. Louis Bréhier, f Eglise et l'Orient au Moyen Age, in-i2, 2* édition, Paris, 1907. \J Histoire des croisades, de Michaud, édît. de 1824-1829, 7 vol. in-8**, n'a plus qu'une faible valeur scientifique. Sur chacune des croisades, sur l'histoire des Etats latins d'Orient et sur les diverses institutions dont les croisades ont été l'ocdsion, de nombreuses monographies ont été publiées, dont on aura la nomenclature complète dans l'ouvrage de M. Bréhier. Des revues spéciales, telles que la Revue de r Orient chrétien, la Revue de [Orient latin, les Echos d'Orient, le Journal asiatique et VOriens Christianus (de Leipzig), publient périodiquement des documents et des études relatifs aux peuples orientaux. Le livre de M. Bousquet, r Unité de l'Eglise et le schisme grec, un vol. in-12, Paris, 1918, se rattache intimement, par plusieurs de ses chapitres, aux questions orientales traitées dans le présent volume ; il est l'œuvre d'un historien particulièrement informé et consciencieux.
V. — Les questions concernant plus spécialement la France trouveront leur développement dans l'Histoire de [Eglise catholique en France, par l'abbé Jager, 16 vol. in-S**, Paris, 1862-1868, ouvrage très sûr au point de vue de l'orthodoxie, mais qui aurait besoin d'être rajeuni sur plus d'une question au point de vue de la science historique. Les tomes II et III de l'Histoire de France, de Lavissé, œuvres de MM. Luchaire et Langlois, ont le mérite d'une information plus récente ; mais nous devons renouveler ici les observations faites plus haut à propos de l'Innocent HI, de M. Luchaire. Le fonds chrétien de l'âme de saint Bernard, de saint Thomas Becket et de saint Louis n'y est pas plus atteint que le fonds chrétien de l'âme du grand pape. On attribue, la plupart du temps, à de mesquines
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considérations humaines ce qui a son origine dans les plus pures intentions surnaturelles. Cette méconnaissance de la sainteté, explicable chez des historiens incroyants, fausse leur psychologie et les conduit même parfois à mal interpréter, sans qu'ils s'en doutent, les sources originales elles-mêmes. On rencontrera des vues plus justes sur l'histoire de l'Eglise en France au Moyen Age dans des biographies écrites par des savants chrétiens, par exemple dans la Vie de saint Bernard, par Vacandard, 2 vol. in-12, Paris, 1 890, ou Saint Louis et son temps, par Wallon, 2 vol. in-8% Paris, 1875. Ce dernier ouvrage dépend beaucoup de la Vie de saint Louis par Le Nain de Tillemont, ce a chef-d'œuvre de l'érudition française », dont J. de Gaulle a donné une édition en 6 vol. in-S**, Paris, 1847i85i.
VI. — L'histoire de l'Eglise en Angleterre pendant le Moyen Age est assez largement traitée dans l'Histoire d'Angleterre de Lingard, tra* duite en français, en i4 vol. in-8°, Paris, i825-i 83 1. L'ouvrage de Lingard fait autorité même auprès des protestants. Le livre d'Albert DU Boïs, l'Eglise et CElat en Angleterre depuis la conquête des Normands, un vol. in-12, Paris, 1887, ne développe pas moins l'histoire religieuse en Grande-Bretagne, et s'appuie sur une documentation plus récente. L'élude de M"^ Else Gutsghow, Innocenz III und England, un vol. in-S", Munich, igoS, éclaire un des épisodes les plus importants de celte histoire.
VIL — L'Histoire universelle de César Caniu (trad. française en 19 vol., Paris, i843-i862) et son Histoire des Italiens font une grande part à l'histoire religieuse de l'Italie au Moyen Age. Des monographies plus récentes ont renouvelé sur certains points cette histoire. Notons l'Histoire de la domination normande en Italie, par F. Chalandon, in-8°, Paris, 1907 ; l'Italie méridionale et l'Empire byzantin, par Jules Gay, in-8^ Paris, 1904 ; les Origines de la domination angevine en //a//e, parE. Jordan, in-8°, Paris, 1909; les diverses biographies de saint François d'Assise.
VIII. — C'est dans V Histoire générale d'Espagne, du P. Juan Mariana, publiée d'abord en latin en 1595-1609, puis en castillan, et traduite ensuite en français, qu'on peut lire l'étude d'ensemble la plus complète de l'histoire religieuse de l'Espagne au Moven A^-e.
l/| . NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
La vie de Saint Ferdinand III, par Joseph LAURE:^riE, un vol. in- 12, Paris, 1910, donne une bibliographie d'ouvrages complémentaires.
IX. — On consultera, avant tout, sur les ordres religieux : Héltot, Histoire des ordres monastiques, religieux et militaires, 8 vol. in-4°, Paris, 1714-1721, et UrsmerBERLiÈRE, lOrdre monastique, des origines au XW siècle, un vol. in-12, Maredsous, 191 2 ; sur les écrivains ecclésiastiques : Dom Geillïer, Histoire générale des auteurs sacrés ecclésiastiques, 26 vol. in-4°, Paris, 1729-1763 ;surla philosophie : Maurice de Wulf, Histoire de la philosophie médiévale, un vol. in-8°, Paris et Louvain, 1900 ; sur la prédication: Lecoy de la Marche, la Chaire française au Moyen Age, un vol. in-8°, 2® édition; Paris, 1886 ; sur l'Inquisition : Vagandard, ! Inquisition, étude historique sur le pouvoir coercitif de I Eglise, un vol. in-12, Paris, 1907 ; sur les universités : du Boulât, Historia Universitatis Parisiensis, 6 vol. in-f°, Paris, 1 665-1 678, et Denifle etGhatelao, Chartularium Universitatis Parisiensis, 4 ^ol. in-f°, 1889-1907 ; sur la poésie au Moyen Age : Léon Gautier, les Epopées françaises, 2^ édition, Paris, 1880 ; sur l'art : E. Mâle, lArt religieux du X IIP siècle en F raince, un vol. in-4°, Paris, 1910 (ouvrage capital, qui a renouvelé l'histoire de l'art relrgieux au Moyen Age) ; sur les corporations : Martin- Saint-Léon, //w^o/re des corporations, édition revue, un vol. in-8° Paris, 19 10 (c'est la meilleure histoire des corporations que nous possédions ; l'érudition est sûre, et les conclusions sont judicieuses) ; sur le mouvement industriel et commercial au Moyen Age : G. Fagniez, Documents relatifs à l'histoire de I industrie et du commerce en France depuis le /*'" siècle jusqu'à la fin du XIIP siècle, un \o\, in-8°, Paris, 1898, et Levassbur, Histoire des classes ouvrières, 2^ édiiion y Paris, 1900- 1 901 ; sur les œuvres de charité : Léon Lallemand, Histoire de la charité, tome III ; l'ouvrage, tçès consciencieux et animé d'un excellent esprit, comprend 5 vol. in-8°, Paris, 1 902-1 91 3.
La collection les Saints, de la librairie Lecoffre-Gabalda, a donné les biographies de plusieurs saints des xi®, xii* et xiii* siècles.
La Revue des questions historiques, la Revue historique, la revue le Moyen Age, la Bibliothèque de VEcole des Chartes, la Revue d'histoire ecclésiastique, de Louvain, la Revue bénédictine et les Etudes tiennent au courant des découvertes historiques à mesure qu'elles se produisent, et ne laissent paraître aucun ouvrage
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important sur l'histoire de l'Eglise au Moyea Age sans en rendre compte.
Nous croyons opportun de signaler en lerminanl, comme instruments utiles de recherches, deux volumes récemment parus. L« premier est la Hierarchia catholica medii œvi de Conrad Elbel, un vol. in- 4°, Munster. 19 13, qui marque un progrès sur la Séries épiscoporuni de Gams. Le second est l'ouvrage de Marc Vatasso, Initia Pair un aUorumque scriptorum ecclesiasticorum laiinorum, 2 vol. in-S**, Rome. 1906 et s. Cette publication contient le relevé alphabétique des premiers mots de tous les ouvrages, traités, préfaces, lettres, pièces de vers, etc., en latin ou en langues modernes, antériejrs au xvi® siècle, contenus dans les deux Patrologies, latine et giecque, de l abbé Migne et de quelques autres recueils modernes de textes d'auteurs du Moyen Age publiés dans les collections des cardinaux Mai, Pitra, etc.