‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 3 sur 336 · DOCUMENTS · texte numérisé non relu

DOCUMENTS

Les sources générales de l'histoire des xi*, xn* et xiii* siècles se trouvent dans les recueils suivants : Patrologie latine et grecque, de MiGNE ; Monumenla Germanise hislorica, de Pertz ; Scriptores rerum italicarum, de Muratori ; Recueil des historiens des Gaules et de la France, entrepris par Dom Bouquet et continué par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ; Corpus scriptorum hisioriœ byzantinœ, commencé sous la direction de Niebuhr ; Oriens chrisiianus, de Le QuiEN ; Bihliotheca orientalis, d'A«sEMANi ; Recueil des historiens des croisades, publié par l'Académie des Inscriptions ; Histoire littéraire de la France^ commencée par Dom Rivet ; Acta sanctorum, publiés par les Bollandistes ; collections des actes des conciles, par Mansi, Labbe, Hardouin, SiRM0?«n ; Regesta pontificum romanorum, de Jaffé et Potthast ; Liber ponti/icalis, édité par Mgr Duchesne ; Vitse pontificum romanoruni, de Watterigh ; Regesta imperii, de Boehmer ; Gallia christiana ; Monumenta Gregoriana, de Jaffé ; Archives de l'Orient latin, de Riant ; Traités de paix concernant les chrétiens et les Arabes, de Mas-Latrie ; Historia diplomatica Frederici secundi,

d'HuiLLARD-BRÉHOLLES.

L'Ecole française de Rome a mis à la portée des historiens des sources précieuses en publiant les registres d'un grand nombre de papes. Signalons, pour la période qui nous occupe : le Registre de Grégoire IX, par L. Auvrat ; le Registre d'Innocent IV, par E. Bergbr ; le Registre d'Alexandre IV, par de La Rongière, de Loyb et Gouloh ;

le Registre d'Urbain IV, par J. Guiraud ; le Registre de Clément IV^ par E. Jordan ; les Registres de Grégoire X et Jean XXI, publiés en un volume, avec quelques lettres d'Innocent V et d'Adrien V, par L. Cadier et J. Guiraud ; le Registre de Nicolas III, par Jules Gay ; le Registre de Martin IV, par R. Poupardin ; le Registre d'Honorius IV, par M. Prou ; le Registre de Nicolas IV, par E. Langlois.

Dans cette publication, les documents qui ont une vraie valeur historique sont seuls reproduits intégralement ; les lettres sans intérêt général ne sont représentées que par une indication sommaire de leur contenu. M. Léopold Delisle a publié des Lettres inédites d'Innocent III. (Ribl. de l'Ecole des chartes, 1878, p. 897 et s. Cf. Ibid., i885, p. 84 et s. ; 1886, p. 80 et s. ; 1896, p. 5x7 et s.)

On trouvera les listes méthodique et alphabétique de toutes les collections où figurent les chroniques du Moyen A^e dans la Biblioiheca hisiorica medii œvi, de Potthast (2 vol. in-8*, Berlin, 1895- 1896). Un travail analogue a été fait pour la littérature théologique dans le tome IV du Nomenclator litterarius, du P. Hurter (Theologia catholica tempore medii œvi) ; pour la littérature hagiographique, dans la Bibliotheca hagiographica, des BoHandistes (Bruxelles, 1888-1900) ; pour les chansons de geste, dans la Bibliographie des chansons de geste , de Léon Gautier. Le Répertoire des sources historiques du Moyen Age, du chanoine Ulysse Chevalier, embrasse toute la littérature médiévale.

Pour l'explication des termes obscurs qu'on rencontrera dans les documents, on consultera le Glossarium ad scriptores mediœ et injimœ latinitatis, de Du Gange (édition Favre, Paris, 1883-1887, 10 vol. in-4^). Pour l'identification des noms de lieux, on aura recours à la Topo-bibliographie , de Chevalier (tome II de son Répertoire); au Dictionnaire latin français de noms propres de lieux ayant une certaine notoriété au point de vue ecclésiastique et monastique, par l'abbé Chevin, un vol., Paris, 1897; à Y Index de conciliis, qui se trouve au tome II des Indices, de Migne, col. io65-iio6 ; à l'Index monasteriorum ; à l'Index diœceseon et à l'Index urbium episcopalium du tome ni des mêmes //ic//ce5, col. 1009-1250. Baillet a publié, en 1708, sous le voile de l'anonymat, à Paris, chez Roulland, un volume in-8'', intitulé Topographie des saints, ou l'on rapporte les lieux devenus célèbres par la naissance, la demeure, la mort, la sépulture et le culte des morts. Cette œuvre a été refaite et complétée dans la

Table topographique donnée par Mgr Paul GuÉRiNau tome XVII des Petits Bollandistes.

La Bibliolheca latina médias et iiifimx lalinilatis, de Fabrigius (Padoue, 1764, 6 vol. m-4'', édition Ma-nsi), est un répertoire alphabétique de toute la littérature latine au Moyen Age ; la littérature historique y est comprise. Les Tables chronologiques des diplômes^ chartes, etc., imprimés, concernant l'histoire de France, deBaÉQuiGNT, coniinuées par l'Académie des Inscriptions, ont, au contraire, comme leur titre l'indique, une portée assez restreinte, puisqu'elles ne concernent qu'une seule nation ; néanmoins beaucoup des pièces mentionnées ont un grand intérêt pour l'histoire générale de TEglise. On doit faire la même remarque au sujet de la Biblioteca biobibliograjica délia Terra santa et dell Oriente francescano, par G. GoLUBOviGH, 0. F. M., 2 vol. in-S", Quaracchi, igoô-igiS.

Quand une source s'est rencontrée dans plusieurs des recueils mentionnés ci-dessus, nous avons cité de préférence la Patrologie de Migne, comme l'ouvrage le plus à portée du commun des lecteurs. On sait, d'ailleurs, que cette Patrologie, malgré son titre, n'est pas un simple recueil des œuvres des Pères : elle comprend toute la littérature chrétienne, historique, théologique, poétique, liturgique, ascétique, oratoire, épistolaire, jusqu'au xiii* siècle.

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