‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 48 sur 336 · Ibid.f p · texte numérisé non relu

Ibid.f p

Odilon de Cluny,

Abbon de Fleury,

Richer.

Origines

de

r architecture

romane.

taines de fidèles, inspirèrent l'idée de chercher à prévenir les incen- Principales dies en couvrant les églises de voûtes en pierre. Ce fut Torigine de

ég ises âties y^^^ roman. Les dernières années du x* siècle virent bâtir ou restaurer, ou restaurées ...

à la fin entre autres, les églises de Bourgueil ^, de Saint-Pierre de Melun 2, u ïc siec e. ^^ Lagny 3, de Saint-Riquier *, de Fécamp ^, de Saint-Ouen de Rouen ^, de l'Ile-Barbe '^. Personnellement le roi Robert le Pieux fonda ou releva, à l'aide de subsides généreusement accordés h ceux qui les restauraient, de.,nombreuses églises. On peut citer, pour ne parler que de celles qui n'ont pas totalement disparu, Saint-Benoîtsur-Loire, Notre-Dame d'Etampes, Notre-Dame de Melun, l'église de Poissy, Saint-Aignan d'Orléans et Saint-Germain-des-Prés de Paris ^. Ce mouvement de ferveur religieuse et artistique devait se continuer pendant tout le xi* siècle ; il s'accentuera même depuis Philippe 1" avec les progrès de l'art de bâtir ; il arrivera à son apogée au xii® siècle, sous Louis VII et Philippe-Auguste, après avoir couvert la France d'un nombre incalculable d'édifices dont chacun marque un progrès sur les précédents ^.

« Il fallut longtemps pour donner aux voûtes leur formule définitive ; le XI® siècle n'y sulRt pas, et une partie du xii® se passa en tâtonnements ; mais ces tâtonnements mêmes développèrent l'habileté des ouvriers, stimulèrent le génie des architectes, les amenèrent à s'affranchir des vieilles traditions et à substituer à des pratiques surannées une foule d'inventions ingénieuses qui donnèrent naissance à un art plein de sève et d'originalité. L'art roman. « La formation de cet art coïncidant avec l'époque où les langues romanes commençaient à se dégager du latin, on a eu l'heureuse idée d'appeler roman, par analogie, cet art nouveau, issu de l'art latin forcément mélangé d'éléments byzantins et barbares *^. »

(( L'architecture romane, dit M. Enlart, coordonne, épure, simplifie et développe les éléments que lui fournit l'art carolingien. On

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