‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 108 sur 284 · DR. Hjst. eales., V, P · texte numérisé non relu

DR. Hjst. eales., V, P

3 t-.iint nnnifaeo avoue qne la passion des voyages s'unissait en Ini au zMe religieux : Nos tiinor Christi et arnor pevegiiHudu.ûi ^e^ia» uvit. iAiei,

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4 MoitUK, Hist. du Moi/ en Age, p. 445.

l'église chez les pelt»les barbares 185

sous la protection de Pépin d'Héristal, venaient d'être balayées comme par un orage. En 714, le duc des Frisons, Radbod, avait profité de la mort de Pépin pour soulever le peuple contre les Francs. Les églises chrétiennes avaient péri et Willibrod avait été obligé de retourner en Angleterre.

La plupart des historiens supposent que la pensée de Win- Premier . . . . . voyage de

Irid fut d'aller faire en Frise un simple voyage de reconnais- saint Honiface

lance. En toute hypothèse, il dut se rendre compte, avec l'esprit positif de sa race, qu'une action efficace ne lui serait possible que lorsqu'il serait muni d'une mission formelle du chef de l'Eglise et appuyé par l'autorité puissante du chef des Francs '. Ce fut aussi l'avis de ses supérieurs. Deux ans plus tard, au début de l'hiver de 718, le moine Winfrid, porteur d'une lettre de son évêque, Daniel, de Winchester *, partit de la Grande-Bretagne avec une caravane de pèlerins qui se rendaient à Rome et se présenta au pape Grégoire II.

Digne successeur de saint Grégoire le Grand, le pape c->- tn n'f c« saint Grégoire II, qui venait d'être élu en 71S, en remplace- à Rome. ment du pape Constantin, était fait pour comprendre le projet du moine anglo-saxon. « Ses mœurs étaient pures, dit le Liber Pontificalis, son esprit cultivé, son courage plein de constance, son intrépidité remarquable à défendre les droits de l'Eglise contre les attaques de ses ennemis » *. Le romain temporisateur écouta l'ardent missionnaire, le pria de revenir, le retint à Rome pendant une année entière, eut avec lui de fréquents entretiens, puis, lorsqu'il eut compris ce qu'il pouvait attendre d'un tel auxiliaire, lorsqu'il eut acquis la conviction que Winfrid était l'homme destiné par la Providence à la conversion des derniers peuples germains : « Va, lui dit-il, tu t'appelleras désormais Boniface,ce/ui qui fait le bien )),et il lui remit une Bulle qui lui conférait tous les pouvoirs nécessaires pour organiser la mission de la Germanie. Boniface (c'est ainsi que nous l'appellerons désormais, parce que c'est de ce nom qu'il signera désormais toutes ses lettres), Boniface avait eu tout le loisir d'étudier auprès de Grégoire II, dans cette

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