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administraient les sacrements. L'imagination de l'enfant fut Sa voc*t!oo. saisie par ces spectacles. A l'âge de cinq ans, il déclara vouloir partager la vie apostolique de ces prêtres errants. A sept ans, il entra comme oblat dans l'abbaye d'Exeter, d'où il passa, quelque temps après, à celle de Nursling,près de Winchester, îl y étudia avec succès les lettres et les sciences. Il y excella, dit son plus ancien biographe \ dans l'interprétation de la Sainte Ecriture et dans la poésie. Bientôt Winfrid devint professeur brillant dans cette même abbaye de Nursling, où il avait été brillant élève. Mais l'idée de son enfance le poursmvait toujours. Peut-être entendit-il parler de ce monastère de Meliiont ', situé au fond de l'Irlande, dont une colonie de jeunes Anglo-Saxons, épris du zèle de l'apostolat et du goût des voyages, ava'ent fait comme un séminaire de missionnaires '. L'iin de îes moines, le plus ardent, saint Egbert, avait fait le vœu de ne jamais remettre le pied sur le sol de son pays natal. L'objectif des jeunes apôtres était cette terre des Frisons, réputée l'une des plus païennes de toutes, où les navires anglais, qui partaient de la Tamise ou de l'Humber à destination du continent, allaient atterrir d'habitude *. C'est vers cette plage humide et marécageuse de la Frise que les re- }:;ards du jeune professeur de Nursling se dirigeaient obstinément. « C'est la terre des aïeux », disait-il. Plus tard, arrivé sur les frontières de la Saxe, il recommandera aux prières de ses amis d'Angleterre, ces frères païens « qui sont du même sang et de la même chair ». La sagesse des supérieurs du jeune moine laissa mûrir cette vocation, et quand, vers l'âge de trente ans, le moine Winfrid eut reçu l'onction sacerdotale, il put partir avec trois de ses frères en religion.
^ , ,. . , C'était en 716. La situation politique de la Saxe était aussi ^■ii'iiation de la ^ *
Fri^* et de 5a défavorable que possible à l'entreprise d'une mission. Les chré-
B:^,M)^empnl'lu tientés, que le zèle de quelques momes anglo-saxons, entre
viîi- 8ièci«. ^^^^,^g ^g g^^^ Wilfrid et de saint Willibrod, avait fondées
1. Le moine Willibald, qui a écrit la vie de saint Boniface à la demande et Bur les in licalions de saint Lull, disciple et puccesseur de l'apôtro de la Gcimaric Wignb, LXXXIX. Mabillob, Act. Sanct. ord. S. Btn., auc. UL