NoùS aurjuB l'occasion d'en parler plus loin
L eglisis chez les peuples barbares 197
Depuis 74o, Boniface avait sa résidence fixe à Mayence. Il BonlfacB travait rêvé de siéger à Cologne, ville plus rapprochée de cette Mayence. Germanie barbare dont l'évangélisation l'obsédait toujours. Des intrigues mystérieuses, basse revanche des prélats prévaricateurs dont la reforme de Boniface avait ruiné l'autorité, firent échouer ce projet, comme aussi l'organisation hiérarchique des diocèses des Gaules, qu'il avait commencé à réaliser. Lep^^dation d« saint archevêque eut du moins la consolation de couronner ''*pu^J|/® son œuvre par la fondation de l'abbaye de Fulda. « Il est, dans le désert d'une vaste solitude, écrivait-il au pape Zacharie, au milieu des nations que j'ai évangélisées, un endroit calme et recueilli, où j'ai bâti un monastère. J'y ai réuni des moines qui, soumis à la règle de notre Père saint Benoît, vivent heureux du travail de leurs mains. C'est là qu'avec la permission de votre Piété je voudrais aller donner quelque repos à ma vieillesse et dormir après ma mort. Les quatre peuples auxquels j'ai, par la grâce de Dieu, prêché la parole du Christ, sont dans les environs. Avec le secours de vos prières, je pourrais encore leur être de quelque utilité ', »
Cette lettre est datée de 751. Quatre ans plus tard, le vœu de Boniface devait se réaliser en partie. Sa glorieuse dépouille, ensanglantée par le martyre, serait ramenée en triomphe au monastère de Fulda pour y dormir du dernier sommeil. Les dix ans qu'il passa dans le gouvernement de l'Eglise de Mayence furent dix ans d'un travail silencieux et assidu. Il consacra à la rédaction de ses sermons, et à l'administration de ■on diocèse ses dernières forces. Il conféra l'ordination luH eh«r4H* épiscopale à son cher disciple Lull et en fit son chorévêque *. ^e^jon'ut,^