‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 136 sur 284 · SocRATi, Uist. eccles., VII · texte numérisé non relu

SocRATi, Uist. eccles., VII

apprend qu'ils vivaient « tout doucement et tout bonnement » '. C'est bien l'impression que donne la lecture de leur Code, chef-d'œuvre de bon sens et de modération pour l'époque. Saint Avit ne réussit pas, il est vrai, à en faire effacer la coutume du duel judiciaire, et au ix^ siècle saint Agobard s'élèvera contre les restes de barbarie que ce code sanctionne *, mais il n'en reste pas moins un monument important, marquant une étape considérable dans le progrès du droit civil et criminel.

Le prologue de la loi contient \me protestation énergique contre la vénalité de la justice. Le juge qui aura reçu de l'argent à l'occasion de l'exercice de ses fonctions sera puni de mort \ Le magistrat qui se rendra coupable d'un déni de justice, c'est-à-dire qui aura refusé de juger, sera passible d'xme amende *. Parmi les peines les plus sévères se trouvent celles qui concernent l'infidélité conjugale. En cas d'adultère, l'homme et la femme coupables sont également punis de mort *. La femme qui aura abandonné son mari sera étouffée dans la boue •. La plupart des autres sanctions n'ont pas ce caractère terrible. L'homme libre accusé d'im crime se disculpera en affirmant par serment son innocence et en faisant jurer avec lui douze hommes libres. Si l'adversaire refuse le serment, on tranche la question par le duel '. Ceux qui n'ont pas de bois pourront en couper dans les forêts, à la condition d'épargner les arbres fruitiers et les sapins. Certaines pénalités révèlent un peuple d'humeur très gauloise, par exemple la peine infligée aux voleurs de chiens •.

Bestinée de la La loi de Gondebaud ou loi Gombette (lex gundobada) fut

Im Qombette.

1. Oroh. Vn, 19. 32. P. L., XXXI, 1144. Blande, mansueu innocmUrqms

vivunt.

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