‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 137 sur 284 · M. G. H . Leges, III. 536, 537 et § viii · texte numérisé non relu

M. G. H . Leges, III. 536, 537 et § viii

8. Hist. des Gaules, IV, 280 Si guis canam... prrsumpserit involare, /ttbemus ut conviclus coram omni populo posteriori ipsius çsouletur, Lsm Burgond., § x. M. G. H. Leges, III, 572.

l'église chez les peuples barbares 239

rapidement populaire. Après la fusion des Burgondes avec les Visijoths, certains groupes continuèrent à professer en justice la loi Gombette ; on les appela Gundobadi ; c est contre eux qu'écrivit Agobard au ix^ siècle. La Burgondie nous offre un exemple remarquable d'un peuple politiquement aboli qui se survit par sa législation et par ses traditions nationales. A la fin du M* siècle et au vii® siècle, pendant la grande lutte qui divise la France en Neustrie et Austrasie, ce sont les Bur- La milisaiion gondes qui font, presque à leur gré, pencher la balance : du '^^^'^ jour où ils abandonnent le parti de Brunehaut, Brunehaut est perdue '. Près de trois siècles plus tard, quand l'empire de Charlemagne se désagrège, c'est la Bourgogne qui a la première assez de cohésion pour former un royaume ; et, pendant deux siècles, ce royaume brille d'un grand éclat '. Quand le restaurateur de l'empire, Otton I**", au x® siècle, épousera la bourguignonne Adélaïde, la sainte fille du roi Rodolphe étonnera la cour impériale d'Allemagne par l'étendue de son savoir autant que par l'éminence de ses vertus.

Cependant, de l'autre côté des Pyrénées, où les armes de Troisième Clovis et la réprobation populaire de la Gaule méridionale les J^"^"^* ' !l* avaient relégués, les Visigoths poursuivaient sur la terre d'Es- Visigotfas d'Es pagne ce rêve d'un grand royaume gothique et arien, qui avait hanté vainement, en Italie et en Gaule, les ambitions de Théodoric, d'Autharis, d'Euric et de Gondebaud. Mais ni les Visigoths d'Espagne, ni leurs voisins, les Vandales d'Afrique, n« devaient fonder rien de stable, et le rêve allait se dérober untt fois de plus à la race que l'hérésie arienne avait atteinte.

Sur ce sol ibérique, où l'influence romaine était depuis longtemps prépondérante, d'où étaient sortis le philosophe Sénèque, les poètes Lucain et Martial, le rhéteur Quintilien et quatre empereurs romains, Traj an, Hadrien,Marc-Aurèle et Théodose, les Visigoths avaient d'abord rencontré des rivaux, les Van-

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