CHAPITRE
l^'EMPUtE GABjOLIHGIEEI
La constitution de l'ntat pontifical n'intéressait pas seulement les fidèles de Rome, mais aussi les fidèles du monde entier. Autour de la « République de saint Pierre » allait se for- La « Républimer cette vaste fédération des peuples convertis qu'on appela ^^^ ^'^' la « République chrétienne ». Au IIP concile de Tolède, tenu en 589, saint Léandre, évêque do Séville» s'était écrié dans un éloquent discours : « Sainte Eglise de Dieu, réjouis-toi 1 Sa- Discours de chant combien douce est la charité et combien délectable est au lll» concil* l'unité, tu ne prêches que l'alliance des nations, tu ne soupires .^^ Tolède qu'après l'union des peuples. Réjouis-toi dans le Seigneur ; liaieruiie des car tes désirs ne seront pas trompés... L'orgueil a divisé les races par la diversité des langues ; il faut que la charité les réunisse. Issues d'un même homme, unies par l'origine, l'ordre naturel veut que toutes les nations soient unies par la foi et par la charité... Le possesseur de l'univers est un, les choses possédées doivent aussi s'allier dans l'unité '. » Aussi bien l'idée impériale était toujours vivante. L'empire apparais- surriTine» 4« sait toujours aux hommes lettrés de ce temps comme la forme ^*'<^** ûnp*idéale et définitive de l'organisation politique du monde. Les prédicateurs chrétiens, en citant aux princes les exemples des grands empereurs, en entretenaient le prestigieux souvenir ; et, de cet empire idéal, Rome apparaissait tou^urs comme la