I. Mabsi, IX, ic»o;i, t
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tête ; si ce n'était plus au titre de cité de Romulus, c'était au titre, bien plus vénérable, de ville consacrée par le martyre de saint Pierre.
^ Nécessité Des périls croissants sur les frontières suggér aient en même d'une fédéra- , , . ,,.-., ,, • j i i
tion pour la temps aux peuples chrétiens i idée d une union de plus en plus
peur^'^chré- étroite et d'une organisation solide et durable, pour la défense Uena. de leur foi et de leur autonomie nationale.
Au nord de l'Europe, les pirates danois, suédois et norvégiens, à qui, au vx" siècle, le fils aîné de Clovis, Theudéric, avait infligé une sanglante défaite *, étaient reparus tout à
iDcursionadts coup au viu® siècle sur le littoral de la Gaule et dans les îles Normands, ^ôtières de la Grande-Bretagne, pillards, terribles, insaisissables. Leurs cris, leurs chants sauvages, le seul aspect des effrayants animaux héraldiques qui surmontaient la poupe de leurs navires de guerre, épouvantaient les populations riveraines *.
Invasion des Au midi le péril n'était pas moindre. Les Sarrasins, maîtres oarrasiDs. ^^ l'Espagne, s'étaient heurtés déjà, dans un choc formidable, en 732, à l'armée franque de Charles ^lartel. Leurs pirates multipliaient les razzias en Sicile, en Italie, en Provence. Dès les temps les plus reculés, « le pillage, dit un savant arabisant, J. de Hammer, passait, chez les Arabes, pour un moyen légitime de s'enrichir : c'était le lot réservé aux braves * ». L'œuvre de Mais, au VII® siècle, une révolution religieuse, dont le but primitif semblait n'avoir été que l'épuration des vieilles croyances populaires, avait, en donnant à ce peuple une cohésion et i;ui mot d'ordre, rendu sa puissance plus redoutable. En moins de cent ans l'irrésistible enthousiasme suscité par Mahomet avait créé un empire qui s'étendait de la Chine aux Pyrénées, double de l'empire romain, six fois plus grand quant à l'espace que celui de Gharlemagne, décuple de celui que devait