‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 197 sur 284 · L. DocutSM, Les origines du culte chrétien, p · texte numérisé non relu

L. DocutSM, Les origines du culte chrétien, p

4. Lkcot db la Marcbi, La chaire française au Moyen Age, p. 9«

cher en lalin devant les clercs, mais on emploie la langue francique ou romane devant les simples fidèles '. D'une chaire élevée de plusieurs degrés, et non plus in piano comme dans les premiers siècles, l'orateur donne au peuple, tantôt l'homélie familière, tantôt le discours solennel. Une phase nouvelle s'ouvre dans l'histoire de la prédication populaire.

Uaoavement Parfois le ton de ces prédicateurs populaîres doit s'élever à IMologique j^g considérations théologiques. Le moment n'est pas encore venu où Hincmar, Gottescalc et Scot Erigène soulèveront les problèmes les plus ardus relatifs à la présence réelle et à la prédestination. Mais, dès le règne de Charlemagne, trois questions d'ordre théologique préoccupent les esprits : celle du culte dû aux images, celle de l'adoptianisme et celle de la procession du Saint-Esprit ou du Filioque. Itc7!i»r»i:e Nous avons vu comment les attentats de Léon l'Isaurien im luiugoa. çQjjtj.e le Pape pendant la querelle iconoclaste avaient eu pour résultat direct la rupture de la Papauté avec Gonstantinople et son alliance avec les Francs. La persécution, quelque temps suspendue, s'était ravivée en Orient sous Constantin V Gopronyme. En 754, un conciliabule de 338 évêques icono- ConstaatinCo- clastes, presque tous du patriarcat de Gonstantinople, avait JiîriaTe"é- proscrit de nouveau toute image, et promulgué, contre quicuiloQ contre cQ^que « ferait, vénérerait, exposerait ou décèlerait la moindre images. icône », la peine de la déposition pour les clercs et de l'excommunication pour les laïques, sans préjudice des poursuites du bras séculier *. Gelui-ci n'avait pas tardé à sévir. Avec une brutalité sauvage, le Gopronyme, non content de brûler les images et de jeter les reliques à la mer, avait saccagé les églises, détruisant les imes de fond en comble, transformant les autres en casernes et en écuries, déclarant surtout une guerre sans merci à ceux qu'il n'appelait que les abominables^

1. Adalhard, abbé de Corble, prêchait en latin, en allemand et en langue vulgaire. Dollandistes, 2 janvier, I, 416. CI. HUt. lUtèraire, i. IV, 8, b37, 338. Introduction, x-xi.

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