HAROum, Acta conoiliorum, III. 1990 et
4. Conciles do Nantes (G50), can. 2; dHercford (673), can. 10 ; de Frioul(791), can. 10; de Paris (829), can. 2. — Mahsi, XI, 130, XIII, 849, XIV, 596, XVIII, 169, 170.
5. Baldzi, I, 231. — On a cité contre l'iiidissolubilitô du lien conjugal, na
Hist. géo. de TEglise. 23
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802. renouvelant une loi de Pépin, de 755, décide que tous les mariages se contracteront publiquement, après une enquête sérieuse sur les degrés de consanguinité des futurs époux '. Charlemdgne Charlemagne se préoccupe avec zèle du plain-chant et de la e a i urgie. ij^m-gie. H appelle des chantres de Rome pour introduire en Le chant gré- Germanie les traditions grégoriennes. Les premières orgues, Lef°ora° a Présent de la cour de Constantinople à Pépin le Bref, avaient été apportées en France au milieu du viii^ siècle ; Charlemagne en fait construire pour la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, et le nouvel instrument est pour beaucoup dans la splendeur litur- L« développe- gique des fêtes chrétiennes. Celles-ci se multiplient. Le grand "des saints^'^ développement du culte des saints, qui a sa justification théologique dans le dogme de la communion des saints, s'explique >n outre à cette époque par le besoin de combattre les nombreuses superstitions locales et les fêtes païennes. Les sanctuaires de Saint-Martin de Tours, de Saint-Denis, de Saint- Remi, de Saint-Jacques de Compostelle sont les buts de nombreux pèlerinages. L'Eglise et l'empereur sont même obligés de mettre un frein à l'enthousiasme populaire. De nouveaux saints, canonisés par la voix de leurs concitoyens, surgissent de toutes parts, leurs statues s'élèvent partout sur les voies publiques, leurs vertus et leurs miracles sont célébrés Les abus de ce dans des récits hyperboliques. Dans un capitulaire de 794, ***^ment'^^" Charlemagne, d'accord avec l'épiscopat, défend « d'honorer de nouveaux saints, de leur élever des monuments le long des rues, à moins qu'ils ne soient tout particulièrement connus par
prétendu décret An pape Zacharie, donnant la môme solution que les eondles de Verberie et de Gompiègne. — Graiikn, Décret., c. xxiii, caus. 3E, quxst. 7. Mais 1 authenticité de ce prétendu décret est contestée. On en ignore la pro- "vena ice. On en trouve la première mention au xi* siècle seulement, dans BoBcnARD, p. L., GXL, 965. Il n'a pas d'ailleurs la forme d'un décret, mais , plutôt d'un extrait de pénitentiel. On invoque aussi, contre la doctrine de
l'indissolubilité du mariage à cette époque, une réponse de Grégoire II à saint Boniface, d'après laquelle, le mari d'une femme malade au point de ne pouvoir rendre son devoir, pourrait se marier à une autre. P. L., LXXXIX, 524 525. Mais comment tirer un argument de la solution d'un cas de conscience dont MOUS ne connaissons pas l'exposé? L'incapacité de la femme dont il s'agit ne serail-elle pas antérieure au mariage, et, par conséquent, cause ds nullité ? Voir sur celte question A. BooDinnon, Rev. du Cl. Fr., du 15 mai 1909, p 470-474.
1. Le mariage est interdit jusqu'au 4« degré seulement par Grkcoirb II, p. L., LXXXlX, 524-525 Mais la législation des causes de nullité de mariage est encore bien flottante. C'est peut-être ce qui explique que les unions irrégulières de Cbarlemagae aient si peu étonné les contemporains.
leurs soufTrances ou leurs vertus * ». Quelques années plus tard, ce capitulaire ayant été sans doute inefficace, l'empereur décrète « qu'aucun nouveau saint ne sera honoré, sans l'approbation del'évêque, et sauf le respect dû à tous les canons de l'Ep^lise ' ».
On sait quel fut le succès de l'œuvre de réforme liturgique Comment la commencée sous les auspices de Pépin, continuée par Char- gique frauque lemagne et complétée pai Louis le Débonnaire. Elle s'imposa ^dttn/i't!,g"iBe^ à l'Eglise presque entièie. Voici comment, d'après Mgr Du- eutièra. chesne, le fait se produisit. « Les personnes que les rois francs, Pépin, Gharlemagne et Louis le Pieux, chargèrent d'assurer l'exécution de la réforme liturgique, ne se crurent pas interdit de compléter les livres romains et même de les combiner avec ce qm, dans la liturgie gallicane, leur parut bon à conserver. De là naquit une liturgie quelque peu composite, qui, propagée de la chapelle impériale dans toutes les églises de l'empire franc, trouva le chemin de Rome et y supplanta peu à peu l'ancien usage '. » Milan paraît seul avoir échappé à la réforme carolingienne.
On a légitimement fait honneur a Gharlemagne de la ré- r.a prfrîjcaHon forme opérée au ix^ siècle dans la prédication. Le clergé, recruté en majorité parmi les barbares, n'est pas encore assez instruit pour suffire par lui-môme aux exigences de la prédication journalière. Il a besoin d'emprunter et d'apprendre par cœur des sermons tout faits. Par les ordres de Gharlemagne, Alcuin, Paul Diacre, Florus de Lyon et plusieurs autres composent des recueils d'homélies, dans lesquels ils ajoutent aux œuvres des Pères quelques compositions plus modernes. L'empereur fait répandre ces recueils dans les différents diocèses de son empire. Ges collections ont l'avantage de ramener les prédicateurs à l'imitation des modèles de l'antiquité *. D'autre part, le peuple a besoin qu'on lui parle en sa langue usuelle, qui est le roman ou le francique. On continue à prê-
t. Baiïïzi, I, 269.
t. Balozk, I, 427. — Ce n'est qne plus tard, à la fin du x" siècle, que la canonisation des saints fui réservée au Pape seul. La première canonisation faite par un Pape est celle de saint Ulrich, évèquo d'Augsljourg, déclaré saint ea 993 par Jean XV.