‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 200 sur 284 · MaKUI, MjI, uJ · texte numérisé non relu

MaKUI, MjI, uJ

l'Eglise romaine, suprema ecclesiarum Dei ' ». L'empereur essaya de gagner à sa cause Louis le Débonnaire et lui écri- Synode de Pa- vit en ce sens. Des évêques francs, réimis en 825 à Paris, répondirent qu'à leur avis, les images « étaient seulement, dans les églises, pour les gens instruits un ornement et un souvenir pieux, pour les illettrés un moyen d'apprendre », mais ils protestèrent en même temps qu'ils voulaient être libres de les honorer ou non, de les posséder ou non, m colendo vel non colendo, in hahendo vel non habendo. C'était s'en tenir aux décisions du concile de Francfort. Dans le même temps, l'évêque de Turin, Claude, gagné à l'hérésie iconoclaste, allait jusqu'à faire déchirer les images et briser les croix. Mais, condamné par le Pape, il ne fut pas suivi.

On finit pourtant par s'entendre. A la fin du ix® siècle, après de longues controverses, auxquels se mêlèrent Agobard de Lyon ", Jonas d'Orléans % Hincmar de Picims ', et Walafrid Strabon % les malentendus et les préjugés ([lu avaient égaré l'épiscopat franc se ctissipèrent, et le li*^ concile de Nicée fut accepté partout et sans réserve

A cette question du culte des images s'était intimement mêlée celle de l'adoptianisme. Claude de Turin, l'iconoclaste, était en même temps un adoptianiste, et le Concile de Francfort eut à se prononcer en 79i sur les deux questions. L'adopUftr La nouvelle hérésie était née en Espagne. Vers l'année 782, ûisiiie. ^jj certain Migetius, renouvelant l'erreur de Sabellius sur la 8€8 oriaiaes. Trinité, avait enseigné que la Divinité s'était successivement révélée aux hommes, comme Père par David, c^nime Fils par le Ciirlst et comme Saint-Esprit par saint Paai. Le Christ d'ailleurs se confondent avec le Vex'be, lequel était né à un

! Thbod. Stud., 1. n, epist. 86, P. G., XGIX, 1331. 8. ontra Tempestarios,

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