‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 219 sur 284 · Chronicon talern · texte numérisé non relu

Chronicon talern

pire et déclarés autonomes, sous la conduite du célèbre Gérard de Roussillon, dont les chansons de geste devaient faire le héros de la féodalité '. En même temps le duc des Bretons Nomenoë se proclamait indépendant et se faisait sacrer roi *. D'autres, sans se détacher de leur suzerain, n'hésitaient pas à refuser de marcher sous ses ordres, comme ce vassal de Carloman, Eundachar, qui, ayant juré sa foi à l'empereur Louis et à ses fils sur les reliques de saint Emmeran, resta immobile quand vint le moment de partir, disant : « Saint Emmeran, sur les reliques de qui j'ai juré, retient mon bouclier, ma lance et mon bras • ». Parfois l'indiscipline des féodaux allait plus loin, jusqu'à la félonie et à la trahison. En 835, deux seigneurs d'Italie, Siconulfe et Radelgise, se disputant le duché de Bénévent, n'avaient pas craint de faire appel, pour défendre leur cause, aux ennemis jurés du nom chrétien. Radelgise avait appelé à son secours les Sarrasins d'Afrique. Ce que voyant, Siconulfe avait demandé l'aide des Sarrasins d'Espagne.

Inaction de L'empereur Lothaire se désintéressait de plus en plus de la Lf.thaire. chrétienté, en particulier de la ville de Rome, et commençait une vie de débauche, dont le scandale devait éclater en 853, à la mort de l'impératrice Ermengarde *. Les Romains se plai- F-nr;iilies rîe ornaient de ce délaissement '. Les fiançailles de Louis le Ger-

Lu lis le (l'f- o '

j. j.aiqiif avoiîmanique avec la fameuse Engelberge, célébrées en 851*, ' />.i^.'° allaient aggraver la situation, en indisposant les Orientaux contré l'Occident ' et surtout en faisant asseoir sur le trône l'inconduite et l'intrigue.

La néfaste influence de Benoît, frère de Serge II, avait fait

Page 1