VoLTAiRi, Essai sur les m/^urs, ch. xxvin
pirates, il avait favorisé les expéditions organisées par des ■ tente desou- seigneurs italiens. Il avait essaye de soulever contre euxlessei- ■neeipéditio) gneurs francs : « Déposez tonte crainte, leur écrivait-il, eH ^seiBnèura^* combattez avec courage contre les ennemis de la foi et les Tranea. adversaires de toute religion... Le Tout-Puissant sait que si Tpielqu'un de vous meurt, c'est pour la vérité de la ""li, pour le salut de la patrie et la défense du christianisme. C'e^ pourquoi II lui décernera la récompense céleste * ». A la suite de ces Tnesures, les Sarrasins renoncèrent à leurs incursions du côté de Rome et de l'Italie. A peine est-i^ question, dans une lettre écrite pair le Pape en 854, de qnelques travaux supplémentaires *. Rome et l'Italie étaient sauvées par saiiit •Léon IV du péril musulman.
B inbit les Mais Lothaire et Louis II ne se contentaient pas de donner et Lot' aire et à la Chrétienté, dans ces pénibles conjonctures, le spectacle ée Louis II. T^'^^e déplorable inertie. On les vit, inspirés peut-être par la triste influenee d'Bngelberge, multiplier contre le Pape les .attaques tantôt sourdes, tantôt ouvertes, d'une opposition qui •se manifesta surtout dans l'affaire des missi impériaux et dans celle de la prétendue conspiration ;byzantine. l^^fr'^■r,> ^68 La oorrespondancc de Léou IV nous révèle les plaintes réjégaw imn<^. potées du Pape contre certains légats ^de Louis II, qui abnsaieni étrangement de leur autorité diplomatique. Ils laxH çonnaient les pèlerins qui se rendaient à Rome, et cherchaient à jcorrompre, par argent ou par menaces, les employés pontificaux. Deux d'entre eux, Pierre est Hadrien, associés à un certain duc Georges, frère de l'évêque de Ravenne, se conduisaient comme de vrais brigands, ne reculant m devant le pillage ni devant le meurtre *. Ils furent convaincus d'avoir assassiné le légat du Pape auprès de Lothaire. Léon IV protesta, réclama que justice fût faite ; puis, voyant ses réclamations inutiles, il se décida à agir. Il fit arrêter Pierre, Hadrien et leurs princinaux complices, oui furent jugés suivant la loi romaine et condamnés à mort.
L'empereur se plaignit vivement de ce que la Constitution