Gf'néalogie des Carolingiens d'Allemagne
LOGIS II LB GBRIIARign
OABLOlAa LOCIS Ul U JKOM ClLiui.Jb U CLOff
dît. t;éb. Uc l'Zg\'.Z9.
iiJ
Concile de Vieaoe (892).
Concile de Rome (893).
Concile de Tribur (895).
Formose sacre
empereur
Lambert de
Spoltle.
de Vienne, tenu sur l'ordre de Formose et sous la présidence de ses légats, c'est l'intrusion, dans les affaires d'église, des laïques, ({ui usurpent les biens ecclésiastiques (canon l), maltraitent les clei'cs (canon 2), profitent de la mort ou de la maladie d'un évêque ou d'un prêtre pour s'emparer des fonds destinés aux aumônes (canon 3) et exigent une redevance pour la collation des fonctions ecclésiastiques (canon 4) ' . Le concile de Rome, dont les actes sont perdus, mais dont Fiodoard nous a donné le résumé, a pour but de remédier aux maux dont souffraient les églises d'Orient et d'Afrique *. Le concile tenu au palais impérial de Tribur, non loin de Mayence, en 895, est révélateur des mœurs de cette époque, par les nombreuses allusions qu'on y trouve à des coups et blessures (c. 20, 24, etc.), à des vols sacrilèges (c. 7), à des assassinats de prêtres (c. 5), à des invasions d'église à maiua armée (c. 6), en un mol par les scènes de pillage et de meurtre qu'il évoque. Le canon 1 8 défend de se servir de calices de bois pour célébrer la sainte Messe. Il ne faut pas abuser, dit-il, de la parole de saint Boniface le martyr, qu' « autrefois des prêtres d'or se servaient de calices de bois et que maintenant des prêtres de bois se servent de calices d'or » : l'honneur que nous devons à la sainte Eglise et au corps de Jésus-Christ nous fait un devoir de choisir les métaux les plus précieux pour nos vases sacrés ^ Les lettres de Formose, dont plusieurs sont parvenues jusqu'à nous, indiquent une politique pacifique et conservatrice. Il demande à Eudes, comte de Paris, de ne pas attaquer Charles le Simple, roi légitime, et écrit aux évêques de France dans le même seas *.
Sa grande intelligence lui montrait le salut de l'Eglise et de la société dans le couronnement d'Arnulf ; mais ses anciennes relations le rendaient comme prisonnier de la faction italienne. Il eut la faiblesse de sacrer empereur le duc de Spolète, Lambert, le fils de Guy ; puis, conseillé peut-être par son entourage, il eut la coupable maladresse d'essayer de réparer cette faiblesse par une politique double, demandant 4