A>ue* Archir., t. TX, p
2. Que le parKj Je n XI sfi! le fil? de Marozis. c'est ce qiii n^piiJIe dn t6- «lo'gnfii-'e d'un grand nombre d'unlcnrs contemporains. I.oitpiuhd, Floi>OA) 0, et<; , et ce qoi e^t qiIihm ^«'•n'^ralfiruent (>Hr Je? Iiisloriens. (a. Merge»- EÔTK-n, \\iri\À, Moeiileii et Uoiirir.A'ni- ». Mnis i.ciTi'iuni) et lo I iher J'o>iii/î<-iil!s ftfi'irment, dn pins, rjn'il eut poor père le pape Serge : Johanncx, yuitione rotfi an" .1 , dit In notice officielle, ex pâtre Serçio papa, jedil aiino.i / »', men' ■€s X T.ib J'ontif.. II. 243,.
Fi Ion admet celte palcmit<''. ponrrait-on laîtrilmer \ nn mariat:e \t^- 4m')* Non. Jean XI en effet a été élu l'a(>e en 'Mi. •! /lpr?^•> le Lih. i omif ; K irii|irè3 toDB les historiens il arriva trf-ss jennf an Pytitificnt (*n lui ilonne g/'ii Tile-iient <le 20 à 21) an" h «ille •'•noqup ( IIkikié, VI, l.'iO II sciail 'luiic né de Ujô à \h-l ^luis eu 9o7, Marozie éluil déjà mariée à Albéric. Un fixe généra-
Oaalités He nouveau Pontife, issu des comtes de Tusculum, était admira-
*'^** Liement doué du côté de l'esprit. Consacré le 9 juin 904, il
gouverna l'Eglise pendant sept ans et trois mois. On Im doit
la restauration de la basilique du Latran, qu'il décora avec
beaucoup de magnificence et de goût. Ce Pontife, dont le car-
Ses réforme* dinal Bellarmin a dit : « Il pécha par un exemple très mauvais, ** * "'** mais non par une fausse doctrine * », déiendit la pureté de la foi contre les erreurs de Photius ^, l'intégrité de la morale contre Guillaume, évêque de Turin, et la sainteté de l'état ecclésiastique en propageant la vie de communauté parmi le clergé. Le plus grand événement de son pontificat fut sans
Pon'iatiou lîn contredit la iondalion du monastère de Cluny. Le 11 septembre
Cluuy i9!0). de l'année 910, Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, fils de Bernard, comte d'Auvergne, et gendre de Boson, roi de Provence, signa la charte suivante, que l'histoire doit pieusement Cbarifi^ d^ enregistrer : « Désirant employer utilement pour mon âme les
d'Aquiûair . biens que Dieu m'a donnés, j'ai cru ne pouvoir mieux faire que de m'attirer l'amitié de ses pauvres, et, afin que cette œuvr& soit perpétuelle, j'ai voulu entretenir à mes dépens une communauté de moines. Je donne donc, pour l'amour de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, aux saints apôtres saint Pierre et saint Paul, de mon propre domaine, la terre de Cluny et ses dépendances ; le tout situé dans le comté de Màcoû. Je le
Icment le mariage de Marozie et d'Albéric à lan COS. Supposons qu'elle n'eut pas encore épousé Albéric, comment le pape Serge, sou époux, aurait-il permis son union avec le marquis de Camerino ? Comment aurait-il eu, aveo Albéric. ces rapports intimes d'amitié que tout le monde coustale f
Lea rapports coupables de Serge et de Marozie, s'ils ont existé, auraientils été sacrilèges ? La réponse affirmative s'impose. Il résulte du livre d'un des défenseurs de Formose, le prilre Auxilius, contemporain de Serge in i(//',sJ. lin., VI, 122 et s.i, que Serpe fut promu au sous-diaconat par le pape Marin, donc de 882 à 884, au diaconat sous Etienne V, de 865 à J^Ql, à 1 episcopat par Formose, de 891 à 890. Son nom figuie dans un concile romain de 898 (Lib. Pontif., Il, 568). Pour qu'il n'y eut pas eu sacriif-ge, il faudrait reporter la naissance de Jean XI au moins jusqu'en 885, et même jusqu en 884, car les sous-diacces étaient tenus au célibat en Occident depuis le v» siècle (Vacahdakd, Etudes de critique et d'histoi>e, 2" édition, p. 104, 10")). Mais, sans compter que ce calcul contredirait les auteurs qui parlent de la jeunesse du pape Jean XI, en lui donnant 50 ans à son avènement, la naissance d'un fils de Marozie est peu probable en 884. Nous savons qu'elle s'est mahée eu troisièmes noces en 932. La supposer mère de Jean XI en 884, ce serait lai
llrihuer, lors de son troisième mariage, un &ge invraisemblable.