Bbllarvir. De romano pontifice. préfncp
2. CYtnit les débuts des partis guelfe el gibelin, «;ai devàieul Uoubiei U>\il le Mo^cu A^e de leurs lutlea.
LE SAINT Eli MUE ROMAIN
Papauté, malgré les mis^^es dos derniers pontificats, était toujours la plus haute puissance du monde. S'emparer de la Papauté fut tout son but.
Il est fort i)ossible que son intervention se soit manifestée dès la dernière année du ix" siècle, notamment lors de l'élection de lieuoît IV. (pii eut en 900, comme concurrent, un certain Serge, probablement le futur Serge III. Les deux personnages énigmalicpies qu'on vit passer rapidement sur 1» trône pontifical en 003, ce Léon, qui n'était pas prêtre cardinal, et qu'on qualifie de saccrdos /orcnsis, et ce Christophe, qui, après avoir jeté Léon en prison, y fut conduit lui-niômc par Serge, étaient sans doute des créatures de Théodora. Mais son candidat avéré fut, en 00*, Serge III. Des lettres récemment découvertes démontrent que, sous le pape Serge, Théophylacte et Théodora agissaient en maîtres presque absolus dans l'Etat pontifical '.
Le scandale ne devait pas s'arrêter là. Théodora, nous l'avons vu, avait une fille, Marozie. Plus corrompue, plus habile et plus audacieuse que sa mère, Marozie apparaît comni« le génie du mal au début du x® siècle. Mariée en OOo ou 006 à Albéric, marquis de Camerino, en relation avec les principaux seigneurs de Home, elle augmente les richesses de sa famille, le nombre de ses villas et de ses forteresses par les mêmes moyens que sa mè're. Elle s'établit au Château-Saint-Ange. Marozie $éna- On l'appelle Madame la Scnatrice, Donna Senatrit. De quelques trie», phrases de Luitprand et de Flodoard et d'un mot inséré au Liber Ponlificalis dans la notice ofiicielle sur Jean XI, on a conclu qu'elle aurait corrompu Serge III lui-même. C'est le g^^ infi'ienc» premier Pape sur lequel ait pesé une si grave accusation '. Le ^"'" S*""»^ *^*'