‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 33 sur 284 · Jean Ducri. II, 43, 14. /-•. L., LXXV · texte numérisé non relu

Jean Ducri. II, 43, 14. /-•. L., LXXV

4. C'est la conclusion d'Ewald dans les Neues Archin der GeseUschaft fur altère deutsche Geschichtskunde, t. III, p. 43i-625. Le Registrum de» lettres de saint Gri^goire forme deux volnmps des Momi >'C •'■■i Germanim hitlorica. Il est le traits tiunts travaux d Ewald et de Httrlui&ua.

Mois par mois, presque semaine par semaine, on peut le suivre dans les diverses préoccupations politiques, sociales, canoniques, théologiques, morales, qui absorbent sa vie *.

Pendant qu'il dépense ainsi son activité sur le terrain pratique, il expose la théorie du ministère pastoral dans son lA Liber regur Liber régulas pastoralis. Moins brillant que le traité Du Sa- ' cerdoce, de saint Jean Chrysostome, moins vivant que le De Considcratione de saint Bernard, le Pastoral de saint Grégoire est plus précis, examine plus complètement et de plus près les devoirs divers de la charge pastorale. La première partie, qualiter veniat, étudie les marques de vocation au sacerdoce ; la seconde partie, qualiter vivat, décrit la vie du vrai pasteur ; la troisième, qualiter doceat, [donne les règles d'une prédication apostolique ; et la quatrième et dernière, qualiter se coffnoscat, couronne cette admirable théorie de la vie sacerdotale en montrant qu'elle a sa source dans une vie intérieure profonde. Tout l'ouvrage est inspiré par cette pensée, que « le gouvernement des âmes est l'art des arts n^ars artium reqimen animarum.

Le Pastoral de saint Grégoire devint, au Moyen Age, le code de la vie cléricale, comme la Règle de saint Benoît resta le code de la vie monastique. Il fut bientôt répandu en Espagne par Léandre de Séville. En Angleterre, le roi Alfred le Grand le fît traduire en langue saxonne. On en a retrouvé de vieilles traductions italiennes *. En Gaule, au ix* siècle, les évêques prêtaient serment sur le recueil des canons et sur le Pastoral '. Le second concile de Reims, en 813, constate que le Pastoral de saint Grégoire et la Règle de saint Benoît ont été lus devant tous les Pères *. Après l'Evangile et les décisions conciliaires, il n'est pas de livre qui ait exercé ime plus grande influence sur l'Église du Moyen Age.

Le Liber régulas pastoralis a été écrit vers 591 •. C'est

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