‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 35 sur 284 · J^An DuoKi, II, 55. P. L., LXXV · texte numérisé non relu

J^An DuoKi, II, 55. P. L., LXXV

l'éguse dans son centre 77

levés dans cette partie du monde chrétien, l'un par l'empereur Maurice, l'autre par le patriarche de Constantinople.

Grégoire I" s'honorait d'être un des plus humbles sujets de g^g rappc^-u

l'empire et un des plus fidèles amis de Maurice; il remerciait «^eo ivmn»»i ^ , . ' reur Maurice.

l'empereur avec elTusion de la générosité de ses aumônes et de son zèle à défendre la pureté de la foi contre le venin de l'hérésie '. Mais toutes les fois que l'autocrate byzantin essaya d'empiéter sur les droits de l'Eglise ou de la conscience chrétienne, il trouva en face de lui celui qui écrivait à son nonce de Constantinople, Sabinien, ces nobles paroles : « Vous connaissez mon caractère : je sais supporter et supporter longtemps ; mais une fois que j'ai résolu de résister, je cours avec joie au-devant de tous les dangers... Plutôt la mort, que de voir l'Eglise de l'apôtre saint Pierre dégénérer entre mes mains ! * »

Le plus célèbre des conflits qui s'élevèrent entre le Pape et L'affaire de

l'empereur fut celui qui eut lieu à propos de l'admission des /'a^'îiission ^ ^ ^ ^. des fonction-

soldats dans les monastères. Par un édit de 592, Maurice in- naires et dea

terdisait à tout fonctionnaire et à tout soldat l'entrée dans le les mona».'

clergé ou dans un monastère. Grégoire, tout en reconnaissant **r«i,

le bien fondé de certaines des précautions législatives de l'édit,

protesta contre le caractère absolu des prohibitions impériales.

Il y vit ime violation de la liberté des vocations ecclésiastiques,

«Je ne prends la parole, écrivit-il, ni comme évêque, ni

comme sujet, mais simplement du droit qae je trouve en mon

cœur d'homme... Ecoute, ô sérénissime empereur, ce que le

Christ te dit par moi, son humble serviteur et le tien : « Je t'ai

fait de notaire chef des gardes, de chef des gardes César et de

César empereur. Je t'ai confié mes prêtres. Et tu cherches à

écarter les soldats de mon service!... » Au nom de ce juge

terrible, je t'en conjure, que ta piété trouve le moyen, soit par

une interprétation favorable, soit par une modification conve-

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