‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 38 sur 284 · Ep. VIII, 30. P. L., LXXVII · texte numérisé non relu

Ep. VIII, 30. P. L., LXXVII

2 Pârooibb, L'Eglise byzantine, p. 51.

3. Sur toute culte question, voir Saint Grégoire le Grand et le titre d» patriarche œcuménique, par le P. \jiitBi, Echos d'Orient, mai 190S, p. 161 et snW.

4. Il discute apn-ableme nt avec Théotimo à propos d'une opinion do Platon ^I11, 54 ; il raille Uu^ticienne sur ea pn'dilccliuu pour Coiistantinople et sur

es craintes exagérées h propos des dangers de l'orne 'II. 27 ; JV, 46). Un©

acné d'nlours de l'impératrice, an moment où Gréfioiro fut élevé au Souverain

PonUfical, lui avait deini.nlé de lui envoyer par écrit lali.-oiiliou tie tous

ti péclics ; Grégoire la piiii-,.iate avec e.^prit VU, 25;. Une palricicnue, Clé-

liist. (ién. do rFc,'i;^e j

Le ehristia-

oitme ea

Perse,

•n Arabie,

Le zèle apostolique de Grégoire ne perdait pas non plus de vue ces régions d'Extrême-Orient, où son ami, le patrice Narsès, l'homme devant qvii les enfants des Perses tremblaient, -i^enait de rétablir sur son trône le représentant de la dynastie Sassanide Chosroès II *. En reconnaissance du secours qu'il avait reçu de l'armée byzantine, Chosroès « proclama la liberté de conscience dans ses Etats... A l'instigation de ses épouses chrétiennes l'Araméenne Siriu et la Romaine Marie, il fit des libéralités aux églises. Il manifesta une dévotion spéciale au

«n Afrique,

martyr Sergius.

On racontait que Sergius avait combattu

pour Clirosrau à la tête de l'armée byzantine et la tradition populaire a pieusement enregistré cette légende '. » Grégoire se réjouit de ces événements. Ayant appris que l'évêque Domitien, métropolitain d'Arménie et parent de l'empereur, a profité de l'édit de tolérance de Chosroès pour prêcher une mission dans l'empire des Perses, il le félicite et l'encourage. « Je regrette, dit-il, que l'empereur des Perses ne se soit pas converti, mais votre prédication recevra toujours sa récompense. L'Etliiopien sort du bain aussi noir qu'il y était entré • mais le baigneur n'en est pas moins payé *. »

C'est également par des relations byzantines que le christianisme pénétrait jusqu'au centre de l'Arabie. Mais il avait beaucoup de peine à s'y maintenir et à s'y enraciner. Moimdhir, prince de Hira, capitale de l'Arabie persane, adorait les divinités sémites et faisait immoler à la déesse Ouzza, la Vénus arabe, quatre cents vierges chrétiennes *. Mais vers l'année 594, Naaman, successeur de Moundhir, finit par se convertira la vraie foi.

Grégoire se plaisait à voir dans les succès des armées impériales des gages de la propagation de l'Evangile. « On dit de vous, écrivait-il au patrice Gennadius, exarque d'Afrique, oa dit de vous que vous faites la guerre, non pour verser du sang,

mentine, dont la correspondance est malheoreusemeat tria incomplète, laisM soupçonner une figure originale, digne d'être placé* à côté de BoAticienae, non loin des célèbres correspondantes de saint Jérônto, Paula et Eustoctuum (l, 11 ; III, 1 ; X. 15, 18. P. L., LXXVII, 457. 603, 107$, 1978.

1. J. LiBoniT, Le ohristianUm« dans l'tmpire Ptrte totu la dytimitit Sassanide, p. 204, 205, 206.

2. J. Làboort, Le Christ, dans Vempirt Ptrg4, p. 218, 209. 8 Ep. III, 67, P. L., LXXVII, 668.

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