‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 37 sur 284 · Ep. V, 18, P. L., LXXVII · texte numérisé non relu

Ep. V, 18, P. L., LXXVII

4. Nous avons vu que Grégoire avait déjà pris ce titre dans l'acte de donation de sou palais familial au monastère bénédictin. On sait que les successeurs do saint Grégoire ont religieusement conservé ce titre de servus servorun' Dei.

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chons à nous élever en vertu et non en paroles. Je ne veux pas me glorifier de ce qui déhonore mes frères. Mon honneur, c'est l'honneur de l'Eglise xiniverselle. Ma grandeur, c'est la grandeur de mes frères dans l'épiscopat. Je ne me sens vraiment honoré que lorsque je vois qu'on ne refuse à personne l'honneur qui lui est dû... Arrière les mots qui enflei-t la vanité et qui blessent la charité '. »

Les démarches et les exemples c . Oi^lj, ' - • ' ooutirent à aucun résultat. Boniface III obtint, en 607, une constitution de l'empereur Phocas, retirant le titre d'oecuménique au patriarche Cyriaque. Mais ce fut pour un temps bien court. Les successeurs deCyriaque reprirent le litre et les empereurs ne cessèrent plus de le leur prodiguer*. De ces grands débals, Grégoire ne garda que la conscience du devoir accompli et la conviction, désormais définitive, que l'Eglise romaine n'avait plub rien à espérer de la puissance des empereurs d'Orient, et (qu'elle a\ait tout à craindre de l'ambition des patriarciics de CousLunLiunople'.

Grégoire se plut néanmoins à conserver jusqu'à sa mort les Coirorpott» relations épistolaires les plus intimes avec les pieux laïques et tueiurd e^s/dinJ les religieux de Byzance qui s'étaient mis sous sa direction au <irégoir». temps de sa nonciature. Ses lettres spirituelles à l'impératrice Gonstantine, au médecin Théotime,à plusieurs princesses de la cour et surtout à la patricienne Rusticiana, révèlent une âme douce et paternelle, expérimentée dans la connaissance du cœur humain, tantôt aimablement enjouée, tantôt s'élevant sans elfort dans les régions de la plus haute mystique *.

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