Ep. Il, 47 ; VT, 64 : Vn, 2; Vin
taia d'Italie.
daigné se reposer et finir sa vie terrestre ; il a honoré {deco~ ravit) le siège d'Alexandrie, où il a envoyé son disciple saint Marc l'évanp-éîiste ; il a établi {firmavit) le siège d'Antioche, où il est demeuré sept ans » '.
c II est impossible, dit un historien, de mieux cacher sa; propre grandeur sous de plus ingénieux artifices de mots ; la hiérarchie n'est indiquée que par des nuances dans l'expression établi, honoré, exalté marquent trois degrés du siège triple et un, du haut duquel le vicaire du Christ gouverne la chrétienté '. »
Le métropoli- Comme métropolitain, l'évêque de Rome avait, à la fin du VI® siècle, sous sa juridiction les provinces suburbicaires : la Campanie, la Toscane, l'Ombrie, le Picœnum Suburbicaire, la Fouille, la Calabre, la Corse, la Lucanie et la Valérie. Sur cette partie de l'Eglise, qui lui était attachée d'une manière plus spéciale, le zélé pontife veillait avec plus de soin. Trois fois il réunit ses suffragants en conciles provinciaux, en 591, en 595 et en 601. Nous avons les procès-verbaux du concile de 598 et de celui de 601. Le premier eut pour objet d'assurer un bon recrutement du clergé et une prudente administration des églises ' ; le second se préoccupa surtout de sauvegarder une sage indépendance des monastères à l'égard des évêques dans les élections de leurs abbés et dans la gestion de leurs affaires particulières *. Grégoire poursuivit l'exécution de ces lois dans les diocèses qui dépendaient de lui avec un zèle infatigable.
Ce grand Pape se fit un devoir de respecter toujours la liberté des élections épiscopales. « Il paraît par un grand nombre de lettres de ce saint pontife, dit Thomassin, qu'il n'a jamais voulu se mêler de donner des évêques aux évêchés vacants, et qu'il a toujours conservé à toutes les églises l'ancienne liberté d'élire leurs évêques... Mais comme les égUses étaient souvent dans une extrême indigence de sujets capables de porter le poids d'une si haute dignité, ce Pape suppléait à