‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 57 sur 284 · vre ues pr · texte numérisé non relu

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Les premiers Papes qui lui succèdoxît, Sabiuien (GOt-GOl)), Bo- '"'•''"b ?u;.p8nifacelll (C07), noniface IV (G0S-G15). Dcus(ledit.(61.^-G18} '^Gngolî?'''' et lioiiiface V (biO-G:25), s'appliquent surtout, dans le calme relatif que leur laissent les événements extérieurs, à développer l'oeuvre disciplinaire et liturgique du grand pontife. Ceux qui viendront après auront pour tâche de poursuivre sou œuvre dogmatique et sa politique sociale. La querelle monothélite, qui s'ouvre avec le papeHonorius (G27-G38), se terminera par une affirmation éclatante de l'autorité spirituelle de la papauté ; et les luttes suscitées par les empereurs, de Léon II (G82-683) à Zacharie (741-752), à propos du concile Quinisexteet de l'hérésie iconoclaste, seront l'occasion pour le Saint-Siège de manifester la suprématie de sa puissance temporelle.

Sarimen, dont le pontificat dura près de deux ans, et Boni- oi^inipn, FACE III, qui ne siégea pas neuf mois, avaient été formés tous "J'-^-i-i^u), deux, comme Grégoire, dans la diplomatie pontificale *. Le

1. Fnhinien, né en Toscane, Rvnlt Hé nonco à Conatantinojile auprès d« V'-mpriPiir ?f«nri('e. lîoniface, ualif <îe i;uiiifl, avait rP|irésLuL6 le iiaiul Siè^v ao]jrL4 ae l'fiai]/tricttr Cltocas).

104 HTSTOinE GÉNÉRALE DE L'£,GLISâ

premier avait été nonce à Constantinople auprès de l'empereur Maurice, le secDnd auprès de Phocas. Le Liber Pontifcalis nous dit de Sabinien qu' « il fît ouvrir les greniers de l'Eglise et vendre du blé au peuple, donnant trente boisseaux

y»?H fr> :^,-!.,^ T,our un sou d'or » '. Mais le peuple, que hantait le souvenir des ^unerosiLes du grand Pape deiunt, tut sans doute peu satisfait de cette distribution de vivres à prix d'arg-ent, car une légende populaire, recueillie par Paul Diacre, raconte que le pape Grégoire, étant apparu un jour à son successeur, lui reprocha de n'être point assez charitable, et que, n'ayant pu le fléchir, il le frappa à la tête et causa ainsi sa mort *.

Bo'iitace III, Boiiilace III * recueillit les fruits de la diplomatie pacifique de saint Grégoire auprès de Phocas et de son attitude énergique envers le patriarche de Constantinople : il obtint

Il revendi(ii3e Je l'empereur, dit le Liber Pontiflcalis, « que le siège du In snprémntie , . , '. . , , • . ,

uu àaiui-Sièjçe. bienheureux Pierre serait regarde désormais comme la tête

de toutes les églises, à l'encontre de celui de Constantinople, qui prétendait au même titre * ». Mais, soit que l'énergie ait manqué au pontife pour maintenir le résultat acquis, soit que les circonstances aient trahi ses eiibrts, la satisfaction donnée ^îiKit Roui- aux droits du sièsre de Rome ne fut que momentanée*. Boni- (."« f;r.i ^'■''^-^ ^^' qui tint le siège pontifcal pendiuit six an^», eut surtout à défendre et à développer l'œuvre liturgique de saint (■régoire. « Il obtint de Phocas, dit sa notice, le temple qui j Tte le nom de Panthéon et en fit l'église de Sainte-Marie et Îh PHM'i!!» ■ 1* •■ 0 tous les martyrs *. » C'est le premier exemple connu eu é I ' ■ -Ml'- ,1 ;jn temple romain chan"é en é^^lise \ Mais il n'est pas r\actque Bonlface IV ait institué à cette occasion, comme on 1 a cru longtemps d'après des textes mal interprétés de 13ède, y'.e Raban }»Iuur et du martyrologe d'Adon, la fête du l"'' nocnibre en l'houiieur de tous les sainls '. Sous Boniiace IV

i Lih. Pont., I, p. 315.

ï. l'.iul DiACBB, 5. Gregorii magni vita^ 0. xxix, P. £., t. LXXV,

H. Bonifnce III était romain.

A. i i'i. Pont., I, p. 31ti.

5. Koniface IV était né au pays des M-i.job (diocèse actuel d« Pescina), d'un rii^locm nommé Jean Lib. Poatif., I, 31'/.

G. Lib. Pont., 1, p. 317.

7 Lib Pont., î. p 317, note 3.

8. Voir, sur cette quesliof. !»■■"> K'* iri (.Iub.iti.'t, L''s in<irtv>-ol'^ge.< hi-aUtriqaci lia M:ycii. Age, 1 vol. \v ' Fi/is, ilOo, p. (i3^, 6^*9. 640. « Eu somme,

l'église dans son centre 1û5

s'tilcva dans les Gaules une discussion liturgique sur la coutume irlandaise de célébrer la Pàque, coutume importée L» quettioa d* en Gaule par saint Colomban. Celui-ci, accusé d'être tombé Irlande «t «a dans le schisme quartodéciman ', envoya aux évêques de Gaule, *

puis, en 606, au Pape lui-même, un mémoire justificatif. 11 demandait le maintien d'un usage dont on avait déjà exposé les raisons au pape Grégoire. Cet argument dut être décisif Nous n'avons pas la réponse de Boniface, mais elle fut évidemment favorable à saint Colomban, car le saint abbé conserva sa coutume liturgique sans cesser de rester en communion avec le siège de Rome *.

Ainsi l'autorité de saint Grégoire, survivant à son existence terrestre, tour à tour invoquée par le peuple et par les plus grands saints, était capable de soutenir la faiblesse de ses successeurs, moins clairvoyants ou moins énergiques.

Elle n'y suffît pas toujours. Sous le même pontificat de Bo- Sergim est niface IV, en 610, fut élu patriarche de Constantinople un de Constaoti jeune diacre de cette ville, Sergius, qui devait soulever de oopï«(^*>" longues et pénibles luttes dans l'Eglise. Le jour de son sacre, Soq caractftra. on raconte qu'il alla se jeter aux pieds du grand thaumaturge de l'Orient, Théodore le Sykéote. Le saint l'embrassa et lui dit : « Mon fils, Dieu vous a chargé si jeune de ce fardeau, afin que vous ayez plus de force pour soulfrir les malheurs qui nous menacent ' ». Mais le jeune patriarche byzantin ne répondit pas aux desseins de Dieu sur lui. Ebloui par sa précoce élévation et comptant trop sur les mo3'ens humains, que sa féconde intelligence lui suggérait, Sergius fut plus un homme d'Etat qu'un homme d'Eglise ; en poursuivant par la diplomatie et par l'intrigue la pacification de l'Empire, il devait allliger profondément le monde chrétien.

conclut Dom Quentin, les origines de la Toussaint restent obscures... la fôt« exiàlaitdéjâ au début du ix<: siècle. Le documcut de 775 vise t il une couiuiao evisiu.Tt en Italie ou simpleinenl une dévolinu privéeî II ne semble pas que ca petit problème puisse actuellement être résolu »

1. Les Irlundais ct'lébraicnt la Pàque d après le comput de Sulpice Sévère, tan li» que les Gaulois suivaient le compnt de Dcnys le Petit; la coutume irlandaise pouvait faire tomber les l'àques le 14* jour après la nouvelle lune. De Iti 1 accusation portée contre elle de participer à l'erreur des quartodéL-iinans.

2. .Mabiiu», AnaUcta Bened., t I, p. 253, 261. liéfélé dans îe Dict. a» Th.iol. c'ith . de Ubtzïb et V\ri.tb, an mot Colomban.

3. La vie de .«aint lliéodore de Sykéon, ou le iîykéof^- • ôlô ccrild peu (Î9 tei:ij)S après âa mort par (.iuorgcrf El-ju^io»".

406 HISTOIRE GÉNÉIîALE DE l'ÉGLISE

Avènement de Sept mois après le sacre de Serglus, montait sur le trône

• 'u^^P^r^"'" de Byzance le jeune fils d'un exarque d'Afrique, Héraclius. (610). C'était en octobre 610. Parvenu au souverain pouvoir, comme Phocas, parle meurtre de son prédécesseur, le nouveau Z/as^7ea«

Son portrait, devait donner au monde, pendant trente ans, le spectacle d'une âme souvent capable d'héroïsme, mais toujours inquiète et fié" vreuse, d'un tempérament actif, mais inégal, passant de l'in* dolence à l'agitation, de l'agitation à l'apathie. Un tel homme devait être un précieux et puissant instrument aux. mains de l'énergique Sergius.

Soiot Deiipde- Quelques années plus tard et après les deux pontificats de dit (615618). j)j,^.gj3^^jT (613-618) et de Boniface V (619-625) ', qui furent

Boniface V ^ ... - ,..,..,.

(614-625]. marqués par d importantes réformes liturgiques et disciplinaires ', le gouvernement de l'Eglise de Rome et de la

HonoriuB ]•' chrétienté passa aux mains d'HoNomus, de Campanie, fils du ^ consul Pétrone, qui devait tenir le siège apostolique pendant

Son portrait, douze ans. Le Liber Poniificalis fait l'éloge de sa bienfaisance et de son zèle pour l'instruction du clergé *. Jonas de Bobbio *, qui l'avait vu à Rome, vante la sagacité de son esprit et l'étendue de sa science, et ajoute que ce qui l'emportait chez lui, c'était l'humilité et la douceur. Ces qualités ne l'empêchèrent pas de tomber dans les pièges que lui tendit Sergius et de donner à l'Eglise le scandale dune défaillance momentanée.

Vue générale Sergius, Héraclius et Honorius furent les premiers person-

*monoihémê'* ^^^^^ mêlés à cette grande querelle du monothélisme, qui dura un demi-siècle, et où l'on vit successivement le spectacle d'un Pape fléchissant non dans la foi, mais dans le gouvernement de l'Eglise, puis d'un Pape mourant pour sa foi, et finalement d'un Pape faisant triompher la foi et son autorité souveraine dans un concile général.

1. Deusdedit était Romain, dit le Liber Vonlif. (I, 319) et fils du sousdiacre Etienne. Boniface V était napolitain {Lib. Pontif., I, 321).

-. Deuvdcdit, réagi-sant contre une tendance des premiers successeurs da salut Grégoire à multiplier les priviîôgps des moines an détriment du clerfté. <• ramena les prêtres, dit le I.ih. Poit., h leurs anciennes situalious » (^Lio, Pou/.. I, 3l9). Boniftice promulgua des règlements importants sur les formalités doK testaments reçus par les notaires ecclésiastiques, sur le droit da?;l4 et sur les atlribulions des acolythes. Lib, P. nt., I, 321, noia 1.

.". Lib. Pont., t. I, p. :]2i.

4. Sur JnnAS ni! H^iorio, voir L'ii-t.. U't. ^^ In J<niic-. l IM. p. 6i)3 et 8>iiv. Son témoignage se trouvo daii.s MmJii , /'./-, t. lJV V.Vvii, cul. tvo.s.

L*K<ÎI.!SE PANS SON cnNTnE ]v,7

La défaillance d'IIonorius, le muiiyre de saint Martin I'''" et (a teauedu VI* concile œcuménique par saint Agathon, sont les trois épisodes saillants de cette lutte.

La controverse théologique qui en fut le point de départ étnit Origine de la bien autra chose qu'une pure subtilité byzantine A la fin du *I"^" *• Vi*" .sicc^, la question chrislologique, qui avait tant agité l'Eglise,

était }• peu près résolue et définie dans ses ^rrandes lijrnes. Aiirès J'" 'T«e''t''îQ ...„ ... ? , dogiiiuimue.

le concile de Nicée (325), qui avait si nettement aflirmé l'absolue divinité du Christ, et le Concile de Gonstantinople (381), qui avait si énergiquement défendu son humanité parfaite et intégrale, 1p Concile d'Ephèse (431) avait défini l'unité de sa ppvsonne et celui de Ghalcédoine (451) la dualité de sa nature. Mais un problème secondaire se posait encore. Dans la réalité concrète du Christ, Dieu et homme en une seule personne et en deux natures, v avaii-il une seule ou deux volontés, une seule ou deux activités? Fallait-il conclure de l'unité de personne à l'unité de volonté, ou bien de la dualité des natures à la dualité des volontés '^ La question aurait pu et dû se débattre exclusivement dans les écoles de théologie, où d'ailleurs elle aurait été facilement résolue dans le sens de la dualité des activités ; les intérêts de la politique la transformèrent en lutte extérieure et bruyante.

En montant sur le trône, Héraclius avait trouvé l'empire dans situation erlune situation lamentable. La Syrie, la Palestine et la Mésopo- l'que de l'en»tamie étaient ouvertes aux Perses par la prise de Dara. La prise d'Edesse en 609 mettait dans un suprême péril l'Orient chrétien. Le nouvel empereur, consterné, restait inactif. Uien ne semblait pouvoir le faire sortir de son apathie, ni la prise de Césarée en 611 et de Damas en 613, ni le pillage de Jérusalem en 61 1, ni l'incendie de la basilique de l'Anastasis et l'enlèvement de la vraie Croix, un moment sauvée par le dévouement d'un chrétien, puis ravie à ses mains et transportée avec le butin du roi des Perses*. Héraclius, désespéré, songeait à se retirer à Carthage avec ses trésors, dont il avait déjà fait charger *es navires.

L'intervention énergique du patriarche Scrgàus changea la Intervention face des choses. Se faisant l'interprète d'un mouvement popu- ° sm^/iITs^ '

i. J. Labockt, ^e ohri'tianittn. dam Vem/.ire 'Vr.-«, > . "'\''ya

108 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGMSE

laire, qu'il avait d'ailleurs provoqué, il entraîne Héraclius dans une église et lui fait jurer de vivre et de mourir au milieu de son peuple.

A partir de ce moment, Héraclius est transformé. Il lèvr trois armées. Par les deux premières il fait face aux Avares et aux Bulgares, que Cliosroès II a gagnés à sa cause ; à la tête de la troisième armée, il se dirige vers la Perse. Il entraîne à sa suite les Croates et les Serbes. La Perse est envahie, Chosroès vaincu en bataille rangée près de Ninive, puis déclaré déchu l<ar les grands de son royaume, emprisonné dans son palais, el assassiné par son fils Siroc, qui est proclamé roi.

Le nouveau monarque se hâta de conclure la paix, en abandonnant toutes les conquêtes des Perses et en restituant à Héraclius le bois de la Vraie Croix.

Quand, en septembre 628, les armées victoi-ieuses entrèrent à Constantinnple, au chant des psaumes, poriant les images miraculeuses auxquelles elles attribuaient la victoire, on ac- Popularité d'i claaia l'empereur Héraclius, sauveur de l'Empire et de la cliréeigjus. tieaté, mais, en dehors des acclamations officielles, tout le monde prononça le nom du patriarche Sei'gius, le véritable auteur de ce triomphe.

Un intérêt po- Celui-ci, en politique avisé, ne se laissait pas éblouir. Que embrasser le servirait d'avoir si brillamment vaincu, si l'on ne savait njoQothé- pas assurer les résultats de la victoire ? Au fond, les populations de l'empire étaient divisées. Les tronçons dispersés du monophysisme formaient comme autant de groupes religieux, prompts à se transformer en groupes politiques. Acéphales de Chypre, paulianistes d'Egypte, sévériens d'Alexandrie, qu'on appelait encore phtartolâtres, parce qu'ils adoraient dans le Christ une chair réelle, et julianistes de Syrie, appelé* aussi aphtartodocètes, parce qu'ils ne croyaient pas à la réalité du corps du Christ ressuscité : qui sait si toutes ces factions ne se réuniraient pas un jour en une formidable coalition contre l'empire ? Déjà les monophysites d'Egypte affectaient de se servir exclusivement de la langue nationale copte et se faisaient appeler les chrétiens coptes, et les monophysites d'Arménie, ou Jacobites, pour bien mar(|ucr leur opposition politique, donnaient, comme les monophysites d'Fgypte, aux catholiques le nom de meiehilos, c'est-à-dire de partisims de l'empereur. L»

l'église dans son centre 109

péril était particulièrement redoutable dans les provinces récemment conquises sur la Perse.

Depuis plusieurs années Sergius avait vu le péril, et, politique sans scrupule, avait son<^é à le conjurer par une tactique odieuse. La critique ne doute plus guère aujourd'hui que l'astucieux patriarche n'ait fabriqué de toutes pièces, dès les premières années de son pontificat, une prétendue lettre de son prédécesseur le patriarche Menas, laquelle devait ser\ir de base à toute sa campagne *. Puis, quand il eut préparé les voies par des manœuvres souterraines, il poussa l'empereur à entrer en négociations avec les groupes religieux dissidents. 11 crut trouver une base d'entente. On accorderait aux monophysites qu'il n'y a dans le Christ qu'une seule activité,

Dès 626, c'est une campagne de diplomatie politico-reli- '°'"?"«« P'^'i* gieuse qui commence, et dont Sergius est l'âme, comme il a seadeSergius. été l'âme de la campagne militaire contre les Perses. Héradius négocie avec Cyrus, évêque monophysite de Phasis, avec Athanase, patriarche des Jacobites d'Antioche. C'est Sergius qui dicte les conditions de cette dernière entente; c'est lui qui dirige les pourparlers entre Cyrus et l'Eglise d'Arménie ^ ; et il se montre si large, qu'en présence de ses concessions, les plus farouches partisans de Sévère s'écrient : « Ce n'est pas nous qui allons au concile de Chalcédoine, c'est le concile de Chalcédoine qui vient à nous ' ».

L'apparition à Constantinople d'un moine palestinien, renommé pour sa science et sa vertu, troubla tout à coup les plans de Sergius. Le moine Sophronius, du couvent de Saint- fâiat Sop.hro- Théodore de Jérusalem, avait déjà, au moment des négocia-

nius.

lions avec l'Eglise monophysite d'Arménie, en 633, proteslé au nom de la foi orthodoxe. Le pacte conclu malgré ses efforts, il vint à Constantinople conjurer le patriarche de veiller au maintien de l'intégrité de la foi.

Ame de mystique et de poète, Sophronius était connu par Son porfrait. ses àvaxpeirteia, poésies anacréontiques de forme et purement

1. Birfti, TJist. des Conc, tr. Delaro, t. III, p. 11. IlEROBHROBTnBB, Hist. d* VEglme, t II, p. 314. PARcorRi, L'Eglise byzantine, p. 158.

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